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Militantisme et vie de famille

Entendu sur Radio Virus, l’émission spéciale confinement de Fréquence Soleil Vert, le 11 avril 2020

Quiconque a un peu trainé dans des groupes militants connait la figure que je vais décrire : c’est ce super camarade que l’on connait depuis plusieurs années et qui un jour rencontre une nana, il est un peu moins présent, puis il se marie, et est encore moins présent, finalement il a des enfants, et ne donne plus de signe de vie. Des mois plus tard il pointe le bout de son nez à une soirée entre camarades et se prend une remarque sur son absentéisme. Il raconte sa nouvelle vie (entre problèmes de boulot et vie de famille), dit qu’il n’a plus le temps pour ces « trucs de gamins » et finit par lâcher la punchline de l’espace : « m’occuper de ma famille c’est ma nouvelle façon de militer ».

Etymologiquement « militer » signifie en latin « être soldat ». Or, pas plus qu’on ne fait la révolution avec des Manifs pour Tous remplit de poussettes ; on n’est un soldat efficace en s’occupant d’une pouponnière. Navré pour ceux qui voulaient avoir la conscience tranquille avec ce confortable alibi mais non ! et c’est un père de famille qui vous parle : gérer son couple et faire des enfants ce n’est pas du militantisme !

Entendons nous bien, il ne s’agit pas d’interdire aux militants de se marier et de fonder un foyer. Tout le contraire ! Notre vision du monde englobe l’humanité dans tous les âges de la vie, et fonder un foyer est une étape naturelle de l’accomplissement de l’homme. Plus encore, en cette époque où notre identité est prise entre l’enclume du libéralisme et le marteau du grand remplacement, chaque foyer dans lequel nos idées et nos valeurs sont transmises est une base arrière dont nous ne pouvons nous passer. Mais si vous cessez de militer pour ne faire que transmettre à vos enfants, afin que plus tard, ils cessent également de militer pour transmettre aux leurs… cela ne peut déboucher sur rien d’autre que, au mieux, le maintien de nos effectifs. Vous restez dans une attitude défensive. Or le militant est offensif : il porte la bonne parole là où elle n’a jamais été entendue et mène des actions contre son ennemi.

Il ne s’agit évidemment pas d’exiger du militant père de famille la même chose de lui que lorsque qu’il ne l’était pas : pour les actions se déroulant à 3h du matin en pleine semaine ou les manifs ultra chaudes où la GAV est presque garantie ce n’est pas évident ! Il lui revient alors de s’investir dans d’autres tâches afin de soulager ses camarades ou d’ouvrir de nouveaux fronts : animer une radio, organiser des conférences ou un WE de cohésion, coacher un nouveau militant ou encore creuser un nouveau thème politique sont des activités sans risques et qui peuvent se glisser dans l’agenda surchargé d’un père de famille. C’est moins gratifiant, on n’a pas sa dose d’adrénaline mais c’est utile. Surtout cela vous permet de rester un membre actif du groupe, d’avoir conscience d’appartenir à quelque chose de plus grand que vous et ça, ça n’a pas de prix !

Enfin, la présence de militants pères de familles apportent de nombreux effets bénéfiques au groupe. Avoir des enfants est le meilleur moyen d’être confrontés directement aux difficultés que nous impose la société libérale : coût de la vie, racket de l’immobilier, pression professionnelle, choix des écoles, programmes scolaires délirants, la racaille, … En ne rompant pas le lien avec la communauté militante, le camarade devenu père peut témoigner de la justesse de la formation qu’il a reçu par rapport aux difficultés qu’il rencontre ou au contraire des corrections à apporter ou des nouveaux thèmes à aborder. En continuant à militer, il devient un exemple pour les plus jeunes : si lui trouve du temps et continue à y croire, ils n’ont pas d’excuse pour ne pas en faire toujours plus. De plus, ils peuvent voir en son exemple une perspective à long terme, le militantisme n’est pas un délire étudiant mais un engagement total et sérieux.

Nos anciens partaient au combat en laissant, le cœur serré, femme et enfants derrière eux. Pire ceux qui sous l’Occupation allemande ou sous le joug du pouvoir soviétique montaient des réseaux de résistance et de dissidence exposaient leurs familles à des représailles directes, pourtant ils furent nombreux à faire ce choix.

Les risques que nous avons à courir sont moindres, pourtant nous sommes bien en guerre et nous sommes bien sous occupation. Alors finissons-en avec les anciens combattants d’à peine 30 ans, il est temps de renfiler les gants !

Je vous laisse sur cette citation du Général Mac Arthur : « La jeunesse n’est pas une période de la vie, elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort ».

Source : Paris Nationaliste

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