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La seconde Révolution française

La scène française est occupée par le pourrisseur  des mœurs et l’empoisonneur des esprits, ou, à parler religion, la perte des âmes, que représente, entre les spectacles frivoles, une musique destructrice d’harmonie   et une littérature  immorale,  le poste de télévision. Celui-ci dûment censuré par ceux qui ont fermé aux Européens, il y a, par exemple,  plus de dix ans,  les chaînes irano-syriennes, dépensent l’argent du contribuable à abêtir la tendre jeunesse qui y perd ses capacités de rêver propre à l’adolescence, pour être livrée aux images les plus atroces mêlant le fantastique brutal et robotisé au goût du crime, et à celui d’une luxure précoce. Imagine-t-on les survivants d’un inévitable   conflit mondial retrouver les étapes de cette décadence fatale, inexorable qui répand ce que nos éducateurs eussent qualifié de catéchisme du diable ?

Ce sont là des considérations d’anthropologie sociale dont les mœurs ou la morale font partie. L’abaissement est d’abord général avant de trouver des formes particulières dans la nation, comme on désigne la rencontre des ethnies autour d’un marché commun. La France en a donné l’exemple, avant-guerre, par les gaspillages et la platitude des idéaux du radical-socialisme et plus généralement du Front Populaire que l’on crédite à tord du progrès social, alors que celui-ci était plus ancien et avancé dans ces pays conservateurs de leur énergie et la disciplinait, mais qu’il est délicat de nommer publiquement sans réveiller ce manque de profondeur sensible, ce refus d’esprit de sacrifice et d’énergie ou don de soi que la psychiatrie nomme l’hystérie, paralysie de la matrice humaine, si l’on retient la signification du mot grec d’origine.

C’est pareille hystérie qui fit la première Révolution, produisant ce que les Européens d’alors entendaient par les « nouveaux Français ». L’on coupa des têtes aussi pleines que celles du maire de Paris, Bailly, auteur d’une belle étude sur l’Atlantide et les sources nordiques de la civilisation grecque, et l’on exalta un être aussi répugnant que Marat médecin des écuries du comte d’Artois ainsi placé par son frère en maçonnerie le duc de Chartres, dit Philippe-Egalité ! Il y a avait alors un avant-goût d’aujourd’hui, car des gens qui eussent pu passer pour des vedettes de l’Eurovision, travestis en femmes, sortes d’androgynes sanguinaires,  sortaient des orgies du quartier du Palais-Royal (qui conserve ce nom à Paris) pour réclamer du pain en se dirigeant à Versailles insulter la reine, princesse allemande née Habsbourg-Lorraine ! Les mœurs n’étaient point le fruit d’un régime républicain que  Diderot, Montesquieu favorable à l’esprit des libertés germaniques féodales dans son Esprit des Lois jamais bien lu, Voltaire (dont le dictionnaire philosophique vient d’être épuré d’un certain article par nos éternels censeurs !) et surtout Rousseau jugeaient inadéquat à la puissance française trop populeuse et variée et par nature monarchique. Il faut noter que dans l’enseignement secondaire et supérieur même la lecture des auteurs du XVIIIIe siècle n’est point répandue, bien moins que dans nos anciens lycées et dans mon collège de Jésuite. A cet égard l’enseignement maçonnique officiel  ment qui présente le siècle des Lumières comme antimonarchique, puisqu’il fut admirateur des chefs européens prestigieux d’alors, Frédéric le Grand, Joseph II, la Grande Catherine II née princesse de Saxe- Anhalt devenue Tsarine de toutes les Russies -dont la Tartare-. Et sur combien d’autres thèmes ne ment-on pas effrontément, à commencer par l’art de soigner et d’instruire, et en particulier d’éduquer les filles détournées de l’amour de l’espèce au profit de l’égoïsme stérilisateur ? Il faut relever la naïveté de ce pauvre peuple  abusé qui ne connaît qu’une langue appauvrie et habille le dénommé chef de l’Etat en tyran à la Louis XVI, alors qu’il n’est que la suite de ces cols révolutionnaires qui parlent haut et le plus souvent, au sens propre, perdent leur tête. Ce sort menace tout démagogue qui n’a que le rôle d’un acteur sur scène, et qui peut être renvoyé par le régisseur du théâtre chargé de duper le peuple ou le faire patienter par des bagatelles avant le massacre final !

Nous-mêmes, jadis adversaire résolu, dès son éclatement, de 1968 et écœuré par le manque d’énergie des responsables de l’Etat républicain, constatons avec tristesse l’indigence ou l’absence de chefs de peuple, qui ne soient pas des comédiens, dans cette réaction populaire qui n’a pas pu en plusieurs semaines, comme un corps lassé, prendre forme, éclore comme la sève d’un arbre sain produit des bourgeons. Le pays n’est pas malade, mais faible de nature, sa colère n’est pas aveugle mais bornée. Comme à la Révolution, les opposants émigrent ou se retirent, vite découragés. Quelle en est la raison principale ? Une absence, ceci dit pour parodier Céline, de colonne vertébrale, une éducation morale et intellectuelle déficiente qui n’a point su en près de trois  générations d’après guerre développer, comme nos voisins du Rhin le faisaient depuis 1850, l’enseignement technique, et a, au contraire, inflationné des baccalauréats sans valeur, a  trop vite spécialisé sans culture générale, avec un corps enseignant le plus mal rétribué d’Europe continentale, hors les éternels esclaves de l’Est traînant encore les chaînes du matérialisme, dont la Pologne toujours prête à servir de chair à canon aux Anglo-américains reste le type, il faut bien le dire, à parler généralement et sans vouloir blesser, d’idiote prétentieuse et très utile !

Nous n’avons point une France qui flambe, et elle ne sera matériellement embrasée que par une affreuse Discorde allumée de l’extérieur dans les dites banlieues pour nous forcer à une Croisade prêchée par un saint Bernard zemmourien, pour reprendre la prophétie de ce publiciste, au demeurant fort aisé, .qui annonçait naguère dans l’émission « C’est dans l’air », à  l’animateur de télévision Yves Caldi éberlué, que l’armée française avait des plans de reconquête inspirés des experts de celle de Gaza. En somme, direz vous avec raison, nous aurons peut-être la décapitation sous des formes plus américaines, à la Kennedy, d’une ou deux têtes, pour calmer l’hydre révolutionnaire soigneusement entretenue par des consignes de répression -qu’à Dieu ne plaise-, mais, pour sûr, un Napoléon nouveau genre dont l’Austerlitz sera quelque « quartier sensible » ! Ce sera l’Acte II, l’Acte III étant peut-être une nouvelle Campagne de Russie, mais en sens contraire !

Reste le miracle final, mais ceci est une autre histoire ! Il faut rester éveillé jusqu’au bout, comme l’enseigne la religion cette « science de l’âme », comme l’écrit la fille du ministre genevois de Louis XVI, Madame de Staël citée par George Sand dans sa préface au Werther de Goethe traduit par celui qui créa en France le terme de Socialisme, Pierre Leroux. Ce n’était pas le socialisme de Blum, Mitterrand ou Hollande ni de la République en marche, non pas le fils du terrorisme révolutionnaire, mais d’un idéalisme  qui aura embrasé l’Europe, dans lequel, par la passion artistique de Richard Wagner, la fille de Wotan Brunnehilde veut sacrifier sa vie, et restera admiré de la partie saine du monde qui attend dans sa braise de reprendre vie !

Ce n’est point la base qui manque, mais le sommet ou la tête digne d’un corps. 

A cet égard, si ce mouvement tumultueux et avorté bientôt d’un peuple abusé depuis longtemps et promené dans un labyrinthe, sans pouvoir entendre la voix ou suivre la main du héros Thésée  qui l’en libère, comme le rapporte la fable grecque sacrée, la faute en revient non pas aux gueulards de rue, qui n’ont rien de méchants, au brave peuple,  mais à la légèreté des conservateurs de l’énergie nationale. Tout est fait pour sectariser et non pour unir. Prenons, par exemple, une jeune femme  aimable comme celle qui, de rite catholique, Virginie Vota, que nous saluons pour sa distinction et son énergie, -et particulièrement pour son éloge du savant chartiste mort durant la première guerre mondiale, Augustin Cochin dénonciateur des dites « sociétés de pensée » clubistes en 1789-  s’épuise à  noircir la gloire franco-bretonne aristocrate  de Descartes. En faire un adversaire sournois du christianisme ou de la France organique, voire catholique, un je ne sais quel « infiltrado » par quelque mystérieux mouvement  Rose-Croix, alors chrétien et attaché aux Pères grecs de l’Eglise très peu lus aujourd’hui et mieux connus traditionnellement  en Allemagne plus spéculative, plus calme, plus profonde et volontaire, et moins chicaneuse ou disputeuse, est le meilleur service à rendre à nos libertins destructeurs d’eux-mêmes et de l’Europe et à ceux qui accusent nos aïeux d’entraver le progrès d’un monde sans âme.

Christine, reine de Suède, écoutant Descartes

Il est vrai que le grand orateur sacré Bossuet avertissait que sous le nom de Cartésianisme ou de cartésiens se préparait un combat contre la société, mais lui-même avait une philosophie typiquement, strictement  cartésienne dans son « Traité de la Connaissance de Dieu et de soi-même » par sa distinction entre l’infini de la volonté et la limite de l’entendement, mais pourquoi calomnier ainsi Descartes -je le redis de lignée bretonne- ancien élève des Jésuites (comme le jeune Macron !!) qui eut comme fidèle correspondant le Père jésuite Mesland ensuite envoyé, pour le punir de cet attachement, évangéliser les Iroquois du Canada, et comme disciple parisien et continuateur le Père Malebranche de l’ordre italien  (du sud) dit de l’Oratoire ; nous parlons d’un Descartes ingénieur militaire de son état, entré, après son engagement dans une formation hollandaise, dans l’armée du saint Empire romain germanique  pour y combattre, au siège de Prague,  les rebelles sectaires de la Bohème dont plus tard l’artificielle  Tchécoslovaquie  de l’ignoble germanicide  et auxiliaire de l’insurrection sioniste Benès (dont une parente épousera le criminel créateur de l’artificiel islam étoilé,  Brezinski) fera des héros ! Notre cher franco-breton n’est-il pas allé en pèlerinage en Italie, à Notre Dame de Lorette où l’épopée chrétienne situe le terme du voyage de la maison de la Vierge transportée dans le ciel par les Anges  depuis Ephèse, et enfin, last but not least, notre philosophe aux erreurs nombreuses, imitateur des Flamands en science, mais bon médecin et duelliste aussi, convertit bien la reine de Suède, fille du protestant Gustave Adolphe soudoyé par Richelieu pour ruiner l’Allemagne industrieuse, Christine son élève au nez d’aigle, qui en perdit la couronne, au catholicisme. Elle finit sa vie aventureuse et savante nonne au Vatican grâce à ce gentilhomme Descartes devant lequel notre jolie et trop sévère  compatriote précipitée sera fort confuse au jugement dernier ! Mais Dieu voit tout ! 

J’ajoute, à l’intention des étudiants en théologie, que Descartes prétendait par son système expliquer la possibilité de ce que le théologiens catholiques entendaient par la transsubstantiation ou passage de la substance étendue du pain et du vin en corps et sang du Christ.

Cette digression apologétique sur Descartes, philosophe qui ramena  aussi notre cher maître de la Sorbonne d’autrefois, l’ex surréaliste feu Ferdinand Alquié, membre de l’Institut au parti de l’ordre contre l’anarchie contemporaine et en fit un adversaire résolu de 1968 contre les débauchés de la Sorbonne et le commissaire politique Cohn Bendit, n’est là que pour dire que le succès d’un peuple est comme celui d’une matière qui cherche une forme adéquate. Ce sont ceux qui gardent intactes, en haut, à la tête, les formes de la discipline, de l’art et de la saine philosophe qui permettront seuls au peuple français si éprouvé par les illusions, de retrouver les traces du destin européen impérial sans lequel la nation n’est qu’un slogan des loges véritablement dignes d’être nommées comploteuses, un argument de fusilleurs et d’épurateurs !

Pierre Dortiguier

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