Cette évaluation récente renvoie définitivement le niveau d’intelligence des enfants issus des nations européennes vers des niveaux jamais atteints. Et il n’y a aucune raison que cette chute effroyable ne s’interrompe jamais, puisque nulle part en Europe on ne se saisit de la santé neurologique et micro-nutritionnelle de la population. Pas d’iode, pas d’intelligence ; ni chez les enfants, ni chez leurs décideurs politiques adultes d’ailleurs. On continuera donc à accumuler tous les poncifs habituels sans bouger un neurone, que certains ont d’ailleurs déjà perdu. La Chine revient première au classement PISA (*). Quelle surprise ! Quand même pas parce que la supplémentation en iode y est obligatoire depuis 2015 ? (**) Suivez l’énervement non feint du très iodophile Didier Cosserat, qui nous adresse cette petite carte postale du fin fond du Laos. Bonne lecture.
Les résultats s’effondrent. Mais pourquoi donc ?
Nos enfants sont en train de perdre des capacités cognitives décisives avant même d’arriver au collège. Et les médias qui publient les chiffres refusent d’en nommer une des causes validées.
Moins 53 points en maths en 20 ans. Ce n’est ni un mode pédagogique vraiment déficient, ni des parents lâches et en démission… C’est neurologique : carence en iode + perturbateurs endocriniens.
On en parle, ou on continue de baisser la tête ? Résultats effondrés, les explications officielles épuisées, et un silence coupable sur l’iode et les perturbateurs endocriniens.
Pendant que le journal Le Monde s’enquiert du rapport aux apprentissages (1), nos enfants perdent leurs neurones en silence.
L’effondrement est documenté: de 511 points à 458 en mathématiques entre 2003 et 2025.

De 496 à 456 en compréhension de l’écrit:

Et de 503 à 483 en sciences:

À ce rythme, la moyenne française ne décroche pas de la moyenne OCDE, elle S’EFFONDRE avec elle. Ce qui rend le phénomène d’autant plus troublant. Ce n’est plus un problème franco-français, c’est un PROBLÈME DE CIVILISATION industrialisée.
Les explications officielles sont épuisées et récurrentes
L’article du Monde du 8 septembre 2026 invoque le rapport aux apprentissages, la place du numérique, les effets durables du Covid-19 et le « désinvestissement des parents ».
Quatre arguments de confort intellectuel, recyclés depuis vingt ans, qui permettent d’éviter une question bien plus gênante :
Et si le cerveau de nos enfants était en train de perdre ses capacités BIEN AVANT MÊME d’arriver au collège ?
Depuis plus de quinze ans, le professeur Barbara Demeneix tire la sonnette d’alarme. Biologiste de renommée internationale (CNRS), experte reconnue des perturbateurs endocriniens, elle a présidé le groupe de travail européen sur les perturbateurs endocriniens pour la Endocrine Society. Elle documente le double choc qui frappe le neurodéveloppement :

1- La carence en iode, pourtant simple à corriger (sel iodé, complémentation des femmes en PRÉ-conception et enceintes), alors que l’iode est indispensable à la synthèse des hormones thyroïdiennes, sans lesquelles le cerveau de l’enfant ne se construit pas correctement.
2- Les perturbateurs endocriniens : bisphénols, parabènes, perchlorates dans l’eau du robinet, PFAS etc., qui bloquent ou miment l’action de ces mêmes hormones thyroïdiennes.
Notre message, résumé dans l’esprit de ses travaux, mérite d’être affiché en capitales sur chaque ministère de l’Éducation nationale :
Afin de limiter la casse cognitive des perturbateurs endocriniens, au minimum, avoir un bon taux d’iode.
C’est une mesure « simple et peu onéreuse », rappelle le CNRS lui-même, qui pourrait préserver la fonction thyroïdienne des mères et le développement cérébral des enfants.
Que faire demain en extrême urgence ?
On ne fera rien.
La critique des journalistes du Monde est à la mesure de leur angle mort. Des graphiques impeccables, des sources irréprochables (DEPP, OCDE-PISA), une infographie sur la culture scientifique soignée, et un silence absolu sur le facteur neurobiologique. Mieux :
Dans leur bibliographie, ils citent « Le Cerveau endommagé » et « Cocktail toxique » de Barbara Demeneix comme s’il s’agissait d’une littérature de délicieuse inquiétude, sans aucun lien avec les courbes en chute libre qu’ils publient eux-mêmes.
On recense les causes possibles, on fait mine d’oublier celle qui, d’une certaine façon, les conditionne toutes. Une lecture de confort qui ressemble fort, hélas, à une fuite en avant.
En revanche, le rôle de l’iode et des hormones thyroïdiennes (dépistage des hypothyroïdies frustes ) dans le neurodéveloppement est solide. L’ampleur des pertes enregistrées en deux décennies justifie à elle seule que cette piste soit enfin prise au sérieux, investiguée et non ignorée par des journaux qui prétendent « expliquer » l’effondrement.
Dr Didier Cosserat
Septembre 2026
Notes et sources:
(*) » En tête de ce classement, le top 5 n’est constitué que de pays asiatiques avec la Chine qui est en tête, suivie de près par Singapour. Ensuite viennent la région chinoise de Macao, puis le Taipei chinois, et enfin le Japon en cinquième position. Le premier pays non-asiatique du classement arrive en sixième position avec l’Estonie, suivie par la Corée du Sud. Le top 10 est complété par le Royaume-Uni, le Canada et la Nouvelle-Zélande« . https://www.cnews.fr/monde/2026-09-08/classement-pisa-quels-sont-les-meilleurs-et-les-pires-pays-1915792
(**) Chine. Iode. Iodation universelle obligatoire depuis 1995. Trois révisions à la baisse, motivées par l’excès et non la carence : 40-60 mg/kg, puis 35 ± 15 mg/kg en 2000, puis depuis 2012 un standard provincial de 20, 25 ou 30 mg/kg avec tolérance ± 30 % (le Zhejiang et le Fujian ont pris 25 ppm, fourchette 18-33). Contrôle strict de la production. Préconception. Le programme le plus ambitieux des cinq : NFPHEP depuis 2010, gratuit, 31 provinces, plus de 73 millions de couples, folates 0,4 mg/j de M-3 à M+3, bilan biologique inclus. Inégalité sociale marquée toutefois (OR ajusté : 12,2 entre régions riches et pauvres).
Japon. Iode. Aucune iodation du sel. La couverture vient de l’alimentation : algues (kombu, wakamé, nori, hijiki) et produits de la mer, pour un apport de 1 000 à 3 000 µg/jour. Première enquête nationale sur 32 025 enfants de 6-12 ans : iodurie médiane de 209 µg/L à Tanegashima, jusqu’à 1 071 µg/L à Hokkaïdo. Limite supérieure japonaise fixée à 3 000 µg/j, dépassée par environ 10 % de la population.
Avertissements :
Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et n’engagent pas la responsabilité de l’AIMSIB.
Retrouvez l’article sur le site de l’AIMSIB : https://www.aimsib.org/2026/09/13/effondrement-europeen-au-classement-pisa-les-vraies-raisons-de-la-chute/












































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