Encore une fois, la France a choisi la censure. Sans débat public, sans le moindre souci du pluralisme, l’Arcom a ordonné le blocage de 35 sites de médiats russes, dont, bien évidemment, RT en français, sans compter l’interdiction d’accès à des chaînes de télévision et à des radios via des plateformes de streaming. Le tout au nom des « sanctions européennes ». La tyrannie est en marche.
La méthode est désormais bien rodée. Une autorité administrative décide, les fournisseurs d’accès exécutent, les moteurs de recherche effacent, et le citoyen français découvre – ou pas – qu’une partie du monde informationnel lui est désormais interdite. Non pas parce qu’elle serait fausse, mais parce qu’elle est jugée politiquement indésirable par le pouvoir aux mains d’une oligarchie atlanto-sioniste particulièrement décadente et perverse dans l’Union européenne et aux États-Unis.
En bon petit soldat, l’Arcom ne se contente pas de bloquer des sites. Elle exige aussi des moteurs de recherche qu’ils suppriment de leurs résultats les pages permettant d’accéder à des plateformes diffusant des médias russes sous sanctions. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement d’empêcher l’accès, mais d’organiser l’invisibilité. Faire disparaître, comme si cela n’avait jamais existé.
Le discours officiel parle de protection, de sécurité, de respect du cadre européen. La réalité est plus brutale : la France assume désormais une logique de filtrage idéologique de l’information. Ce n’est plus le public qui juge, compare et critique. Ce ne sont même plus les tribunaux qui se prononcent, qui condamnent. C’est l’État qui décide à notre place, ce que nous avons le droit de lire, de voir ou d’entendre…
Ce n’est pas une dérive ponctuelle. Depuis 2022, rien de nouveau n’a été inventé. Plutôt que d’admettre le pluralisme des points de vue parmi leurs propres citoyens, les autorités occidentales préfèrent étouffer toute voix jugée indésirable. Un pas de plus, qui ne surprend plus personne.
En 2024, le département d’État américain désignait explicitement RT comme un instrument d’influence, allant jusqu’à affirmer que l’ampleur de son audience — des millions de personnes et des milliards de vues cumulées à travers le monde — expliquait en partie pourquoi tant de pays ne soutiennent pas l’Ukraine comme on aurait pu l’attendre. Aujourd’hui, alors que les discussions se multiplient sans l’Union européenne autour de la table, le moment semble idéal pour couper aux citoyens l’accès à une autre lecture des faits. Tant pis pour eux.
À force de prétendre combattre la « propagande », on finit par institutionnaliser la censure. Et à force de prétendre protéger le public, on lui retire le droit de juger par lui-même.
Une information filtrée n’est pas une information plus sûre : c’est une information domestiquée.
Les sites sont bloqués. Mais les idées, elles, continuent de circuler.
Afin de garantir par exemple l’accès à RT, voici quelques liens utiles (au besoin avec l’usage d’un VPN situé hors de l’Union européenne) :
- https://francais.rt.com/
- https://rtfrance.tv/
- https://rtenfrance.tv/
- https://fr.rt.com/
- https://rtenfr.press/
Réaction de l’Ambassade de Russie en France aux blocage des sites informationnels russes :
La décision de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom) d’imposer des mesures supplémentaires de blocage et de déréférencement à l’encontre de 35 sites de médias russes est, en effet, dictée par des considérations politiques. Elle entre en contradiction flagrante avec le principe de liberté d’expression proclamé en France, principe, à l’égard duquel l’attachement semble ici revêtir trop souvent un caractère purement déclaratif.
Nous regrettons sincèrement le sort des citoyens français ordinaires, désormais privés de leur droit fondamental de décider par eux-mêmes ce qu’ils souhaitent lire, regarder et quelles sources ils choisissent de croire. S’agit-il d’une défiance ouverte à l’égard de leurs propres concitoyens ou d’un aveu de doute quant à leur capacité à distinguer par eux-mêmes le vrai du faux ?






























Jeune Nation TV








