Vous viendrait-il à l’esprit de vous définir comme « militant hétérosexuel » ? Sans doute que non. Pourtant, vous êtes très certainement attiré par les individus du sexe opposé au vôtre. Alors, qu’est-ce qui vous retient ?
Prenons deux hommes d’une trentaine d’années. L’un, conscient de son devoir d’état et désireux de fonder une famille depuis son plus jeune âge, s’est marié l’an dernier, et, heureuse nouvelle, il vient d’apprendre que sa femme est enceinte de ce qui sera leur premier enfant. Le second, quant à lui, se complaît dans l’hédonisme le plus inconséquent. Il hante les boîtes de nuit et autres lieux de débauche, tantôt avec langueur, tantôt animé par d’indicibles désirs. Chaque semaine, il enveloppe une nouvelle femme dans ses draps qu’il serait grand temps de remplacer, et goûte dans ceux-ci les plaisirs de la chair.
Peut-être est-ce cela qui vous retient. Et vous avez raison. En effet, si vous acceptez de vous définir comme « militant hétérosexuel », vous admettez, implicitement ou non, que les deux comportements cités sont acceptables, puisque votre grille d’analyse est uniquement centrée sur l’attirance sexuelle. Ainsi, si votre souhait est de défendre la famille traditionnelle, à ce socle naturel qu’est l’hétérosexualité, vous devez impérativement ajouter certaines vertus (notamment la fidélité, pour ne citer que celle-ci).
Le militant identitaire commet la même erreur sur le plan de la nation, puisqu’il n’en défend que le socle naturel, à savoir la race. Bien sûr, il a tout à fait raison de lutter pour préserver celle-ci, combat d’ailleurs admirable dans une société où l’individualisme bat son plein. Mais cela n’est pas suffisant.
Cette absolutisation de l’identité se traduit par exemple sur le plan géopolitique, à travers l’adoption systématique d’une position occidentaliste. En effet, puisque la ligne identitaire ne prend en compte que le problème migratoire, elle considère l’étranger comme ennemi, même lorsque celui-ci est chez lui. Par conséquent, l’on voit émerger un soutien sans faille au bloc israélo-américain, considéré comme occidental, dans la guerre qu’il mène contre l’Iran. À l’inverse, le nationaliste défend le droit de chaque peuple à disposer de lui-même et, qu’il nourrisse quelque sympathie ou de l’aversion pour l’Iran, il n’a quoi qu’il en soit aucun intérêt dans l’agression d’une nation souveraine ne présentant aucun danger pour lui. Fidèle à sa doctrine – et non à une idéologie –, il refuse d’être un vassal d’Israël ou des États-Unis, pas plus qu’il ne souhaite soutenir une quelconque « ratonnade par procuration », sous prétexte que son pays subit une forte immigration.
Toujours dans ce contexte géopolitique, certains groupes identitaires, comme le collectif Némésis, ont été récupérés par des intérêts étrangers – et surtout hostiles. L’on a par exemple pu voir sa chefaillonne, l’intrigante Alice Cordier, brandir avec ses militantes des pancartes frappés de l’inscription « Fuck Khamenei », ou encore poser fièrement avec « son excellence » (sic) l’ambassadeur d’Israël. Ce qui pouvait ne sembler au départ qu’une mauvaise grille de lecture quant à un conflit étranger devient une alliance qui agit directement sur la politique française. De fait, des militants identitaires français se retrouvent sous l’influence de certains lobbys, dont le caractère antinational n’est pourtant plus à prouver. Chose impensable pour tout nationaliste. Voilà ce qui arrive lorsque l’on ne suit point une doctrine mais son émotion, sa sensibilité, sa subjectivité.
Rappelons donc plusieurs choses en guise de conclusion. Tout nationaliste est nécessairement identitaire. En revanche, tout identitaire n’est pas à coup sûr nationaliste. Le substrat ethnique est une condition indispensable à la nation, puisqu’il en est le socle. Mais l’absolutiser mène à certaines dérives, comme nous l’avons vu. Le nationaliste, fidèle à une doctrine claire, est tout à la fois identitaire, souverainiste et défenseur du catholicisme en tant que religion historique de son pays (indépendamment des questions de croyance personnelle). Défendre un seul pilier de la nation est certes un bon début, mais cela engendre tôt ou tard des écueils contraires à l’intérêt national.
Aux identitaires : devenez nationalistes !
Aux nationalistes : continuez !




































JN TV







Article parfait mais sans doute trop subtil, trop précis pour beaucoup. Quant à Alice Cordier, pour quoi se dire féministe et chercher à contrarier un meeting où Rima Hassan est invitée à s’exprimer. Rima Hassan symbole de la femme libérée.
Depuis que leurs ainés sont passés, d’un engagement d’une ancienne droite néo-fasciste après 1945 (voir certains des fondateurs du RN et des prises de positions d’ Ordre Nouveau et du PFN) à un sionisme rabique, ces jeunes qui se déclarent identitaires pour ne pas se dire nationalistes, semblent avoir perdu toute colonne vertébrale politique et morale. Ils rêvent d’une internationale identitaire blanche et juive face à l’Islam. Avec à leur tête, Knafo, Zemmour, Messiha, Villiers, le compagnon de son trésorier Charles Pasqua Pasqua le chef du SAC. En pensant que tous les musulmans sont des arabes.
50 ans d’erreur. 50 ans pour réaliser que d’aller dans le sens de l’extrême-droite c’était de se soumettre à Israël, de se subordonner aux américains, de soutenir leurs proxis. Le basculement à 100% de l’extrême-droite française au sionisme n’est pas une inversion mais la suite logique d’un processus établi depuis 1945. Peut-être même depuis 1933. Certaines luttes étaient légitimes mais s’inscrivaient dans un scénario écrit par d’autres. L’anti-communisme légitime a masqué tout le reste. L’extrême droite fasciste, néo-fasciste, est morte. Continuer à s’ associer à l’extrême-droite est une erreur. Le social-national reste à construire. Seuls les plus exigeants, les moins compromis, pourront y parvenir. C’est ou l’absolutisme, ou seppuku.
L’absolutisme ? C’est l’inverse de l’efficacité !
. Imaginez une police ne se compromettant pas avec le milieu pour obtenir des renseignements ? Refusant les infiltrés et les indics ?
– Imaginez Khomeini ne se compromettant pas avec les communistes pour renverser le Shah d’Iran ?
Bien sûr que TOUS les moyens sont à utiliser, et surtout ceux qui trompent l’adversaire et le manœuvrent à notre avantage, sans autre critère que l’efficacité au prix de toutes les compromissions !
La guerre n’est pas une affaire d’enfants de chœur !
Intéressant. Il me semble toutefois que les identitaires de T&P (Pierre Vial est par ailleurs, il me semble, sinon l’inventeur du terme, le premier à l’avoir adopté), et de nombreux autres sur la même lignes et actifs sur Internet, ont condamné très fermement les prises de position d’Alice Cordier… Il serait bon de savoir de qui on parle vraiment… et d’éviter toutes confusions malheureuses.
je ne cesserai pas de le répéter : le combat politique nécessite un maximum de sens de la manœuvre et de sens tactique, voir de tromperie et de rouerie !
Instrumentaliser à notre avantage les divisions ou les contradictions des Israélites, qu’ils soient d’Israël ou d’ailleurs ainsi que les divisions ou contradictions des Américains, n’a rien à voir avec une quelconque vassalité !
Après avoir, derrière le CRIF, tout fait pour promouvoir le déferlement des musulmans sur la France et sur l’Europe, les juifs se retrouvent victimes de leur manœuvre et obligés de favoriser leurs ennemis d’hier… et vous refuseriez d’en tirer profit ?