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Tuer le général Soleimani en Irak n’était «pas une bonne idée» selon le chef d’état-major des Armées

Le puissant général iranien Qassem Soleimani était «un véritable agitateur» mais son assassinat par les Américains en Irak n’était «pas une bonne idée», car cela a contribué à déstabiliser un peu plus ce pays, a estimé mercredi 22 janvier dernier, le général François Lecointre, chef d’état-major français des Armées.

«Cela affaiblit la position de l’Irak et très clairement, la volonté de la coalition (internationale anti-Daech, ndlr), des Occidentaux, c’est de consolider l’Irak, c’est de l’aider à se reconstruire comme un état stable et souverain dans la région», a-t-il  fait valoir lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de défense.

Le 3 janvier, Washington a assassiné dans une attaque de drone à Bagdad le commandant du corps des Gardiens de la révolution islamique qui dépendent directement du Guide de la révolution, le chef de l’État iranien. Selon la constitution iranienne, alors que l’armée régulière est chargée de la défense des frontières du pays et du maintien de l’ordre, les Gardiens de la révolution ont pour mission de protéger le régime et ses intérêts fondamentaux.

Le général iranien du corps des gardiens de la révolution, Qassem Souleimani, maître de guerre sur le front syro-irakien contre le terrorisme takfiriste

Qasem Soleimani était pourtant l’architecte de l’axe de la Résistance anti-Daesh et anti-occupation israélienne ainsi que le numéro deux du Hachd irakien.

Les Etats-Unis et l’Iran, ennemis jurés, ont ensuite paru au bord de l’affrontement militaire direct.

Interrogé sur le risque d’actions du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires irakiens intégrée aux forces régulières irakiennes, le général a répondu: «nous sommes sur le fil du rasoir».

«Est-ce qu’on sera capable de continuer le processus de (leur) intégration progressive à l’armée irakienne, et on travaille dans ce sens-là, ou est-ce qu’au contraire ça va devenir de façon plus ouverte un instrument de déstabilisation à la main de l’Iran? Je n’en sais rien», a-t-il estimé.

Au Moyen-Orient, la France compte un millier de militaires dont la majorité se trouve en Irak.

Source : Al-Manar

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Commentaires (1)

  1. Polhenri dit :

    Il semble à présent que les exécutants du crime contre le général Qasem Soleimani aient été punis… en attendant que le soit le commanditaire de l’assassinat :
    https://strategika51.org/2020/01/28/coup-dur-pour-la-cia-en-afghanistan-le-commandement-des-operations-clandestines-contre-lirak-liran-et-lafghanistan-decapite-dans-la-destruction-dun-e-11-a-bacn-a-ghazni/

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