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Coronavirus : une fracture supplémentaire dans une France malade

La France, comme l’ensemble de la planète, se trouve confrontée à une épidémie, apparue en Chine à la fin de 2019 et qui, s’y étant développée, s’est rapidement diffusée à travers les continents.

   La nature nuisible du gouvernement Macron / Philippe s’est à nouveau illustrée avec la pénurie de matériels de protection, masques et test de dépistage notamment. La clique macroniste a voulu cacher son incurie et son amateurisme – Macron ne s’est-il pas vanté le 13 février d’être un amateur ? – en mentant, comme en affirmant que le port de masques était inutile, tout simplement parce qu’il n’y en avait pas, alors que maintenant on va nous obliger à en porter. Le propre du politique est de décider : présentement c’est politique de gribouille. Plutôt que de tergiverser, maintenir les élections municipales, ensuite inachevées, il eut fallu agir promptement et non pas minimiser, voir nier l’importance de l’épidémie en cours avant de s’affoler. Certes, d’autres Etats ont tardé à réagir, Russie et Etats-Unis entre autres ; mais la France s’illustre tragiquement.

   Par le confinement qu’il a décrété tardivement, le pouvoir fait payer aux Français son impéritie. Des solutions existent comme le montrent la Corée du Sud, Taïwan, Hong Kong et comme le fait l’Allemagne avec son pragmatisme habituel : port de masques, dépistage. Mais encore eut-il fallu en disposer! Macron se dit « en guerre » … sans armes ! En fait, nous avons de la « com’ », de la politique spectacle en guise de politique.

   Par idéologie, aucune mesure de fermeture des frontières n’a été prise à temps, alors que la mondialisation est un facteur aggravant de la diffusion des épidémies. Les gouvernements successifs ont fait le choix de l’immigration pour laquelle ils dépensent « un pognon de dingues » tandis qu’ils ont considéré que la santé des Français était un coût qu’il fallait réduire. Quant aux Anciens, le Covid 19 permet de manière létale de réduire incidemment les charges financières qu’ils occasionnent !

   Ce confinement révèle aussi des aspects fuligineux du régime. En infligeant un flicage disproportionné qui sert à masquer sa médiocre efficience, cette crise permet au pouvoir d’aller plus loin dans la surveillance des Français dont il restera inévitablement quelque chose à l’issue de la crise, comme toujours. Pour circuler, il faut un Ausweis. Sinon, gare ! Les Français sont menacés d’amendes alourdies, voire de prison, au moment où le ministre de la Justice relaxe 5 000 détenus en fin de peine pour… lutter contre l’épidémie dans les maisons d’arrêt. Comprenne qui pourra. 

   Or, pendant que la maréchaussée fait du zèle et de la chasse à l’homme dans les campagnes, les banlieues ethniques, en sécession, bénéficient d’un laxisme coupable, complice et lâche. Ainsi, Laurent Nunez, sous ministre de l’Intérieur, avoue (Canard Enchaîné du 25/03) que « les banlieues ne sont pas une priorité ».

   Ce faisant, ce confinement absolu met l’économie française à terre. Après une courte période de confinement, le temps de s’équiper des matériels nécessaires, le port des masques, le dépistage systématique et la mise en quarantaine des personnes infectées auraient permis de maintenir l’activité économique à un niveau élevé. Mais pour imposer cela, il faut qu’il y ait des chefs et qu’ils soient respectables et respectés. Ce n’est pas le cas. Ils ont indignement la postestas mais moins que jamais l’auctoritas.

   Par ailleurs, nous devons nous poser une question : ce confinement généralisé ne relève-t-il pas de la psychose, comme l’a dit le président biélorusse Alexandre Loukachenko ? Après tout, si le Covid 19 est plus contagieux que la grippe saisonnière, il provoque, semble-t-il, moins de morts que par exemple, la grippe de Hong Kong qui en 1969 n’avait pas ému le monde outre mesure. Notre époque est hautement anxiogène : crainte de la crise économique et du chômage, de la crise écologique, du déclin occidental, du terrorisme. L’homme occidental, media aidant, est un angoissé atavique. Or, une société paralysée par l’angoisse, la peur du risque se dissout inévitablement.

   Nous devrons nous habituer à vivre avec un virus qui n’aura pas disparu après la fin du confinement. Des vagues nouvelles surgiront. Nous ne pouvons pas vivre enfermés sans limite de temps ou en attendant durant des mois quelque médication jugée sûre, hors de toute manipulation louche comme dans l’affaire de la chloroquine. Si le confinement a une vertu, c’est de permettre de définir des protocoles sanitaires et de remettre l’économie en route.

   Or, à la crise sanitaire, s’ajoute une crise économique et donc une crise sociale qui s’annonce majeure et qui sera aggravée par une crise migratoire aggravant le mal du multiculturalisme, les Etats d’Europe, droit de l’hommisme oblige, refusant toute politique d’une fermeté telle qu’elle découragerait les plus téméraires à tenter l’aventure. Cette crise sanitaire, imprévue, vient s’ajouter aux fragilités existantes de nos sociétés malades et leur conjugaison va de manière tout aussi imprévue, en induire d’autres, en cascades successives. L’accélération de la modification des rapports de forces géopolitiques au détriment des Européens sont à prévoir.

   Nous n’avons plus d’industries et certains se rendent compte que nous dépendons du monde et qu’il faut nous réindustrialiser. Belle lapalissade. Mais il est plutôt à penser que, la crise passée, à part quelques rapatriements marginaux, la mondialisation va continuer, jusqu’à la crise suivante. Trop d’intérêts sont en jeu et les mentalités du personnel dirigeant sont trop formatées par les idéaux mondialistes pour qu’il change de logiciel. Le traumatisme que va subir l’économie mondiale va se conjuguer avec d‘autres fragilités : l’endettement des Etats va devenir ingérable et, sauf moratoire jubilaire, très improbable, tout cela risque de se terminer dans une hyperinflation du type de 1923 en Allemagne.

   Cette crise-t-elle été programmée ? Nombre d’hypothèses circulent, invérifiables, accusant la Chine, les Etats-Unis … Toujours est-il que les propos d’un Bill Gates, d’un Attali, les prévisions de la CIA de 2009, annonçant d’ici 2025 une pandémie de type pulmonaire, dont on n’a pas de remède, ne peuvent que nous interroger. Balzac dans les Illusions perdues n’écrivait-il pas : « Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse, puis l’histoire secrète, où sont les véritables causes des événements » ?

   En outre, rappelons qu’en 2009 Attali avait dit en substance que, pour imposer un nouvel ordre, il n’y avait rien de tel que des « peurs structurantes », et qu’une peur née d’une épidémie faciliterait l’émergence d’un « gouvernement mondial », sous magistère talmudique, évidemment.

   Or, il y a deux catégories de faits : ceux qui ne dépendent pas de nous, en l’occurrence, présentement, l’évolution d’un monde fragilisé, fracturé, perclus de contradictions et ceux qui dépendent de nous. Inéluctablement – demain ? après demain ?  – le monde actuel va connaître une crise majeure, séculaire, comme l’Europe en 1914, en 1789-1815, en 1704-1713 achevée par le traité d’Utrecht, en 1618-1648, terminée par les traités de Westphalie, en 1517 avec Luther, en 1348 avec la peste noire etc. Il dépendra des nationalistes, des naturels européens non reniés de s’en saisir pour orienter les événements dans le sens du  redressement de la civilisation européenne.

     C’est dès maintenant que doit se préparer l’outil de ce rétablissement. Cela dépend de nous, de notre militantisme. Ne ratiocinons pas. Ne nous empêtrons pas dans des discussions oiseuses sur ce qu’il va advenir à nos sociétés dans le court terme alors que nous n’en savons rien. Visons l’objectif ultime, décisif où ce monde en putréfaction aura atteint un tel degré de décomposition que tout sera possible pour des hommes formés, déterminés, nourris d’une doctrine d’action fondée sur l’expérience, avec pour seul objectif : renouer avec deux mille ans d’histoire, un moment infectés par le matérialisme rationaliste inspiré par les loges et le judaïsme politique.

MILITANT

Éditorial de Militant – Revue nationaliste pour la défense de l’identité française et européenne, n°725, Avril 2020


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La Rédaction

Exceptionnellement, le numéro de Mars 2020 est téléchargeable sur le site : Militant

About André Gandillon

Secrétaire général du PARTI NATIONALISTE FRANÇAIS et rédacteur en chef de la revue MILITANT, André Gandillon est un cadre nationaliste et écrivain.
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Commentaires (1)

  1. Monsieur X dit :

    Petit point Godwin:
    Hitler n’a jamais fait fermer les bistrots en France, Macron, si.
    Bientôt un nouveau livre: Les Français sous le confinement?

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