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Quelle politique pour la droite ?

Une « Convention de la droite » s’est tenue à Paris le 29 septembre 2019, à l’initiative des amis de la petite-fille Le Pen, Marion Maréchal, avec entre autres vedettes, outre sa personne, Eric Zemmour et Robert Ménard. Les media en ont fait grand cas, en dénonçant les discours extrémistes, xénophobes, islamophobes des orateurs. Bref, à les entendre et les lire, l’extrême droite dans toute son horreur. Ils ont vu aussi, dans le discours de la petite-fille Le Pen, un programme politique. Certainement, le contenu de ses propos relève de cette catégorie. Cependant, il importe d’en étudier le contenu afin de savoir si, dans celui-ci, les problèmes de fond sont véritablement traités et si les solutions proposées sont de nature à remettre notre pays en état de marche.

Dans son discours, Marion Maréchal a de nombreux thèmes en des termes qui rejoignent ceux des nationalistes. Citons l’indispensable politique nataliste car il faut « encourager les naissances grâce à des Français « de souche « , de nouveaux Français purs » car « les peuples ne sont pas interchangeables ». Mentionnons la mise en place d’une politique d’aménagement du territoire visant à en rééquilibrer le peuplement, comme nous le préconisons depuis plusieurs lustres, de recentrer l’Etat sur ses fonctions régaliennes, celui, essentiel, du rétablissement d’une agriculture saine. Elle a développé l’idée de restaurer la puissance de la France, ce qui est bien le moins lorsque l’on se revendique Français non renié. Par contre, il n’est rien dit sur les questions de financement de l’économie : pourtant, la mise en place d’un système monétaire et financier au service des peuples, fondé sur le principe « ce qui est matériellement réalisable doit l’être financièrement », est une pierre angulaire d’une politique de redressement.

Justement, demeure la question de parvenir à réaliser cette politique. En effet, il faut être lucide et comprendre que, ne serait-ce que dans le domaine agricole, mettre en place une politique de cette nature revient à s’opposer à des forces actuellement puissantes et considérables. Cela ne peut se réaliser à la suite d’un coup de baguette magique électoral.

Or, elle n’inscrit son combat que dans le cadre du système démocratique représentativisme et sa mécanique électoraliste. Ainsi, elle s’est faite le défenseur de « l’union des droites ». Parler d’union est toujours beau, empreint d’esprit d’ouverture, de générosité. Or, pour s’unir, faut-il encore avoir une communion d’idée, partager les mêmes analyses et avoir les mêmes objectifs. Aussi, comment peut-on parler sérieusement « d’union des droites » lorsque la « droite » en question va des chiraquiens et autres sarkozistes à des gens comme Thierry Mariani, sans parler évidemment de membres du Front national défroqué qu’est le RN, voire même le PDF de Cari Lang, sorte de FN canal historique ? C’est vouloir l’union de la carpe et du lapin. D’ailleurs, cela n’a jamais fonctionné à l’exception de l’élection de Dreux de 1983 et de quelques alliances régionales entre RPR et FN, vite condamnées par le magistère républicain.

D’ailleurs, s’unir pour quoi faire ? A l’évidence, pour tenter de gérer le système démocratique, acteur efficient des malheurs de la France, avec une meilleure efficacité !

Or le rétablissement de la France ne passe pas par l’union de forces politiques dont les idées communes sont ténues et ambiguës, mais par l’adhésion, nourrie de conviction, de personnes ou groupes de personnes à une même doctrine politique qui les rassemble et les soude au sein d’une organisation structurée apte à conquérir l’Etat. Il est puéril de vouloir concocter un discours politique issu de compromis et de dosages subtils pour espérer concilier tout un chacun. Les compromis peuvent se faire temporairement dans l’action, au vu de l’obtention d’un résultat donné. Ils ne se font pas sur le plan des principes. Et la seule doctrine qui peut être le socle du rétablissement de nos peuples est celle du nationalisme qui traite les problèmes auxquels la nation est confrontée en fonction du seul bien commun de celle-ci, en se fortifiant des enseignements de l’histoire.

En outre, faut-il rappeler que, jamais, le système démocratique ne laissera arriver par les urnes une formation politique qui veut rétablir la France – mais cela est valable pour les Etats de l’Europe carolingienne – dans le droit fil de sa tradition millénaire.

(…)

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MILITANT

Editorial de MILITANT – Revue nationaliste pour la défense de l’identité française et européenne, n°719, octobre 2019

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