Epstein ? Célérusse ! Comment les médias vous prennent pour des c…
Connaissez-vous l’expression populaire « ils sont nés avant la honte » ? Une manière de décrire des individus qui, toute honte bue, assument fièrement de faire et dire ouvertement n’importe quoi malgré l’évidence. C’est ce qui résume le mieux le comportement des dirigeants européens et de leurs médias aux ordres depuis la divulgation des nouveaux documents du dossier Epstein.
Il faudra du temps pour faire dire tout ce qu’ils ont à dire à ces trois millions de documents, et nous savons que tout n’a pas été rendu public.
Mais ce que l’on voit déjà clairement se dessiner, dès les premières analyses, c’est la confirmation d’une élite occidentale politico-financière entièrement connectée entre elle, manipulant le monde en sous-main pour son seul profit, et s’adonnant, pour une partie d’entre eux, au satanisme et à des activités sexuelles écœurantes. Bref, un cloaque putride, qui éclabousse très largement le sommet de la hiérarchie occidentale, milliardaires, têtes couronnées, scientifiques, dirigeants politiques, etc.
L’attaque étant jugée suffisamment sérieuse, il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que les fameux cabinets de conseil qui gèrent l’image de tout ce marécage sortent une stratégie de réponse unifiée. Étant habitués à encaisser des millions pour des rapports du niveau d’une rédaction de collège, ils ne se sont pas fatigués et ont pris au plus facile : le légendaire « célérusse » !
Cela commence sans surprise en Grande-Bretagne avec le Daily Mail : comme Epstein et ses acolytes du gratin mondial font une grande consommation de filles souvent décrites comme « russes », c’est donc forcément le KGB (sic) qui est responsable ! Ben oui ! Il fallait y penser !
Bien entendu, le but n’étant pas de faire du journalisme (on saurait sinon que le KGB a été dissout en novembre 1991) et encore moins d’être honnête, personne ne s’est dit que pour cette élite dégénérée, tout ce qui parle une langue slave et avec le physique adéquat est sans doute « russe », ni de constater dans les échanges disponibles ou dans les enquêtes passées, que l’Ukraine est une plaque tournante du trafic d’êtres humains, impliquant jusqu’au sommet de leur pseudo État, et que quasiment tout le monde y parle en réalité… russe. Après tout, Epstein lui-même voyait « beaucoup d’opportunités » après le coup d’État de Maidan. Au vu du personnage, il ne pensait sans doute pas uniquement à faire de l’argent.
Quoi qu’il en soit, la séquence est désormais lancée.
Deux jours plus tard, Donald Tusk, Premier ministre polonais, annonçait l’ouverture d’une commission d’enquête officielle ! On se dit alors que dans ce pays réputé chrétien, il va s’intéresser justement à fouiller les dossiers pour faire ressortir les perversions et les magouilles. Bien sûr que non ! Il doit déjà être parfaitement au courant. La commission est donc là uniquement pour rechercher les traces des services de renseignement russes. On lui souhaite la même félicité que pour l’examen du trucage des dernières élections présidentielles en Roumanie, dont le gouvernent américain lui-même vient d’affirmer que le responsable n’était pas la Russie, mais bien… l’Union européenne, quelle surprise !
La France en première ligne dans les dossiers Epstein
Et comme il faut toujours garder le meilleur pour la fin et que la chute d’une blague est toujours ce qui vient en dernier, il est temps de parler de la France !
Sans surprise, la France tient une place particulière dans ce cloaque.
C’est encore France Bleu, média public issu de Radio France, qui en parle le mieux : « Au-delà des noms découverts dans ces fichiers, la France est en première ligne dans les dossiers Epstein. Le milliardaire semblait s’y rendre régulièrement. À Paris, l’homme d’affaires était d’abord un habitué de l’hôtel Bristol, avant d’acheter un hôtel particulier avenue Foch. […] Sur les plans de vol de son avion, plusieurs destinations françaises ont aussi été repérées, dont Nice, Marseille et Cannes notamment, où il s’est rendu avec des mineures ».
De nombreuses personnalités politiques françaises de premier plan sont également régulièrement citées, y compris Emmanuel Macron, et bien entendu Jack Lang, mais aussi Lemaire, Moscovici, Colom, etc. Sa compagne et complice, Ghislaine Maxwell, est franco-britannique, et un de ses principaux fournisseurs identifiés de chair fraîche, Jean-Luc Brunel (entre temps suicidé en prison), est français également.
Et donc ? Enquêtes ? Révélations ? Scandales ? Démissions ? Bien sûr que non ! On est en France ! Les médias reprennent massivement le narratif « célérusse ». Mais comme la ficelle est tout de même un peu grosse, on innove.
La technique de propagande est bien connue : d’abord, on s’appuie sur quelque chose de vrai. Ici, Macron est bien mentionné dans les fichiers Epstein : il ferait des affaires avec lui en 2016 et lui aurait demandé comment devenir maître du monde en 2018. On y apprend aussi par ailleurs qu’il aimerait les claques.
Ensuite, pour en détourner l’attention, on redirige cette vérité et on la noie avec quelque chose de grossièrement faux : les mentions de Macron, c’est à cause des Russes (encore !), qui ont fait des faux sur les réseaux sociaux pour l’accuser. C’est en gros ce que raconte, par exemple, BFMTV. Et c’est le jackpot !
Les Russes sont très méchants, donc c’est possible. C’est sur les réseaux sociaux, donc il ne faut pas faire confiance à ce qu’on y lit (pratique, quand c’est précisément le seul endroit où on trouve les véritables révélations sur l’affaire), d’ailleurs, il faudrait même les interdire en fait. Et comme il y a des faux (que la Macronie peut parfaitement avoir forgé elle-même bien entendu), on sème le doute… Et si le reste aussi étaient des faux ? Et si tout cela était une gigantesque intoxication ? Et même une intoxication russe ! Parce que peut-être que les Américains et Trump, qui ont publié les documents, sont eux aussi des agents du KGB !
Ne riez pas, c’est du complotisme des plus délirants, mais autorisé. Et sur le service public payé par vos impôts en plus ! Par exemple avec le documentaire OpérationTrump : Les espions russes à la conquête de l’Amérique, diffusé en 2024 sur France Télévisions. Et il y en a d’autres du même acabit, sur LCI, Le Monde, etc.
Bref, si la mère Michu, au milieu du flou informationnel volontaire, entend quand même parler de l’affaire, elle sera persuadée que « c’est la faute à Poutine », et si elle a cependant un brin de jugeote, elle aura malgré tout un doute. Et leur système corrompu survit encore un peu.
Maria Zakharova, à propos des dossiers publiés, parlait de documents « impossibles à étudier […] sans éprouver de la nausée ». On ne dira pas le contraire. Mais si cela ne suffisait cependant pas, on pourrait y ajouter le traitement qu’en font les médias européens, et particulièrement français. Pour paraphraser un auteur célèbre, on aura alors à la fois la nausée, et les mains sales.
Mais si la piste des connexions et commanditaires russes pue la diversion à plein nez, il est en une autre que médiats et enquêteurs se gardent bien de citer et d’explorer : c’est celle des connexions et commanditaires menant en direction de Tel Aviv. Car, de ce côté-là, pourtant, les indices s’accumulent…
- Par exemple, quoi de mieux pour déterminer une « affiliation patriotique » que le soutien notamment financier apporté aux forces armées du pays élu de son cœur ? On apprend ainsi que selon les documents récemment publiés par le département de la Justice américaine, le milliardaire Jeffrey Epstein a fait des dons à l’armée israélienne, et financé la colonisation. L’examen de sa déclaration de revenus de 2005 montre qu’Epstein a apporté son soutien à Tsahal et aux colons qui se sont approprié des terres palestiniennes ! Les documents indiquent que le 3 mars 2005, Epstein a fait un don de 25 000 dollars à l’association « Amis des Forces de défense israéliennes ». Il a également donné 15 000 dollars au Fonds national juif, qui finance les colons en Cisjordanie occupée, et 5 000 dollars au Conseil national des femmes juives. (Al Manar). Et ce n’est que pour l’année 2005.
- Par exemple aussi, à l’occasion des enquêtes sur le réseau de prostitution Epstein – Maxwell – Brunel, est apparue une personnalité très proche d’Israël et de ses gouvernements : Alan Dershowitz, ancien professeur de droit de Harvard, avocat chargé de défendre Israël devant la Cour internationale de justice. L’homme, qui était aussi l’avocat de Jeffrey Epstein, avait été accusé de harcèlement sexuel et de relations forcées par Virginia Giuffre, l’une des victimes d’Epstein.
- Et encore selon des document du FBI datant de 2020, fondés sur les informations directes d’une source humaine confidentielle (CHS), Jeffrey Epstein « était proche de l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Barak, et a été formé comme espion sous sa direction ». Cette révélation vient étayer les allégations, qui circulent depuis longtemps, selon lesquelles Epstein, reconnu coupable de trafic sexuel d’enfants, aurait constitué des dossiers compromettants pour le compte du Mossad. Le document, daté du 19 octobre 2020, détaille des conversations dans lesquelles la source, qui avait des contacts personnels avec des personnes de l’entourage d’Epstein, explique comment Epstein était impliqué dans des activités de renseignement coordonnées par le service spécial israélien. La source CHS relate plusieurs conversations téléphoniques entre Alan Dershowitz, et Epstein lui-même. Et, à la suite de ces appels, le Mossad contactait Dershowitz pour un débriefing. La source a pris des notes durant ces conversations et a conclu que ce débriefing s’inscrivait dans le cadre d’une opération de renseignement coordonnée. (Middle East Monitor)
- Enfin toujours, s’exprimant sur RT International en 2020, un ancien officier de renseignement israélien (à la Direction du renseignement militaire israélien de 1977 à 1987), Ari Ben-Menashe affirmait que le père de Ghislaine Maxwell, Robert Maxwell, et Jeffrey Epstein étaient des agents israéliens et que tous ces scandales avaient été organisés par le Mossad pour recueillir des informations et faire chanter des célébrités (Le Courrier des Stratèges).
Et ce ne sont que quelques pistes dont médiats et enquêteurs ne se pressent pas de tirer les ficelles et dérouler les pelotes…
Nous y sommes :
L’affaire Epstein démontre que lui et Maxwell étaient des agents du mossad.
« Des agents du mossad tentent de faire chanter des dirigeants politiques du monde entier. » https://t.co/2RBVEH01kK— YVAN BENEDETTI (@Yvan_Benedetti) February 2, 2026
































Jeune Nation TV








