Un rapport de la commission judiciaire de la Chambre des représentants américaine, du 3 février 2026, accuse la Commission européenne d’ingérences systématiques dans les élections de pays membres de l’UE en utilisant les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi sur les services numériques (DSA).
Selon le rapport, depuis 2023, la Commission a fait pression sur les plateformes de réseaux sociaux et autres GAFAM pour qu’elles censurent des contenus avant les élections nationales en Slovaquie, aux Pays-Bas, en France, en Moldavie, en Roumanie, en Irlande et les élections du Parlement européen de juin 2024.
Les documents cités montrent que la Commission européenne cherchait globalement à désavantager les mouvements et candidats conservateurs, nationalistes, dissidents en exigeant des plateformes qu’elles désignent des prétendues « désinformations » signalées par les organismes gouvernementaux ou privés dits « vérificateurs de faits », qu’elles prennent des mesures contre la « désinformation fondée sur le genre » et qu’elles mettent en œuvre des pratiques limitant la diffusion de contenus critiques pendant les campagnes.

Voici ce que dit le rapport au sujet des élections du Parlement européen de 2024 :
Les élections du Parlement européen se sont déroulées du 6 au 9 juin 2024. Dans ce cas précis, la campagne de censure électorale menée par la Commission européenne s’est avérée particulièrement problématique en raison d’un conflit d’intérêts inhérent : le Parlement européen élit le président de la Commission européenne et approuve les commissaires européens.
Le mois précédant les élections, les autorités de régulation de la Commission européenne ont convoqué les plateformes internet (réseaux sociaux) à au moins deux réunions consacrées aux mesures de modération des contenus liés aux élections. Dès le début de ces tables rondes sur la réglementation des services numériques (DSA), la Commission européenne a averti les plateformes qu’elle les surveillait activement et qu’elle n’hésiterait pas à prendre des mesures pour faire appliquer la DSA si elles ne censuraient pas suffisamment les contenus. Suite à cet avertissement, les plateformes ont présenté à la Commission européenne les actions concrètes et les modifications qu’elles avaient mises en œuvre en matière de préparation aux élections, conformément aux lignes directrices de la DSA relatives aux élections.
Sous la menace de représailles réglementaires, les plus grands réseaux sociaux et moteurs de recherche mondiaux ont mis en place des mesures de censure spécifiques pour les élections européennes. Ils ont aligné leurs politiques de modération de contenu sur les recommandations de la DSA en matière de censure électorale afin de supprimer les contenus s’opposant aux régimes en place dans l’UE. De plus, étant donné que les politiques de modération électorale des plateformes sont appliquées à l’échelle mondiale, ces efforts de censure imposés par l’UE pourraient avoir entraîné une restriction de la liberté d’expression aux États-Unis avant l’élection présidentielle de 2024.
Après les élections, la Commission européenne a évalué les plateformes en matière de censure. Elle leur a demandé de soumettre un rapport post-électoral détaillé, contenant des données quantitatives, notamment sur les produits électoraux, les contenus/sujets et d’autres indicateurs de performance pertinents, pour la période précédant les élections européennes. Ces rapports ont permis à la Commission de constater l’efficacité concrète des mesures de censure supplémentaires mises en place par les plateformes pour limiter la visibilité des contenus indésirables.
TikTok, par exemple, a indiqué à la Commission avoir « détecté et supprimé… des contenus de désinformation… sur la migration, le changement climatique, la sécurité et la défense, et les droits LGBT ». En réalité, TikTok a censuré plus de 45 000 contenus prétendument « désinformation », y compris des prises de position politiques explicites, pendant la période des élections européennes, en vertu de politiques strictes de modération des contenus adoptées sous la menace de représailles de la Commission.
Lors d’une réunion avec les plateformes après les élections, la Commission européenne leur a également demandé quelles « améliorations futures elles comptaient mettre en œuvre pour les différentes élections qui se tiendront dans les États membres », laissant entendre qu’elle s’attendait à des mesures de censure supplémentaires pour les futures élections nationales européennes.
Globalement, il s’agissait d’une tentative sans précédent d’ingérence dans le droit des citoyens européens à prendre des décisions libres et éclairées concernant l’avenir de l’UE. Ces votes ont directement influencé la poursuite de la campagne de censure mondiale menée par l’UE depuis une décennie. C’est une histoire vieille comme le monde : donner à l’État le pouvoir de censurer la parole, c’est s’en servir pour étouffer la dissidence et renforcer son emprise sur le pouvoir. Et dans ce cas précis, les conséquences pourraient bien dépasser le cadre de l’UE.
Voici aussi, déjà, ce que Jeune Nation publiait en mars 2025 à propos de l’archétype de ces manipulations à visée électorale au moment des scandales qui ont émaillés les élections présidentielles en Roumanie : L’UE vire à la tyrannie assumée et commence par la Roumanie !
Poutine peut vraiment en prendre de la graine chez les maîtres de l’Union européenne en matière de censure, d’ingérences et de manipulations…
































Jeune Nation TV








