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Adoubement du FN par les médiats du système : Briois « élu local de l’année »

L’inverti islamophile du FN Steeve Briois a obtenu le prix de « l’élu local de l’année » accordé par le Trombinoscope. Le Trombinoscope est une société commerciale – le choix de Steeve Briois s’explique par un évident but publicitaire, but atteint puisque ce prix, inconnu de la plupart des gens il y a une semaine, a fait la une de l’actualité – chargée d’éditer une sorte de Who’s is who du monde politique français, élus et gouvernants. Les prix sont attribués par un jury de sept journalistes du système, présidé par Arlette Chabot, qui a déjà été attaquée dans le passé pour sa complaisance avec le Front national.

 

 

Clairvoyance

Ce jury s’est illustré par sa clairvoyance en honorant comme « révélation politique » Bernadette Chirac en 2001, Hervé Gaymard en 2004 (il démissionna l’année suivante après un scandale politico-financier), Rachida Dati en 2007 (deux ans plus tard elle quitte le gouvernement après avoir montré son incompétence au ministère de la Justice), Bruno Le Maire en 2013 (il fut balayé par Nicolas Sárközy lors du vote pour la présidence de l’UMP), ou encore Jean-Paul Huchon en 2004 comme élu local de l’année, l’année où il fut impliqué dans une affaire de corruption, pour laquelle il fut condamné en 2007.

En 2006, le jury avait voulu favoriser la candidature de Nicolas Hulot aux présidentielles. L’heureux élu, moins d’un an après avoir reçu son prix de « révélation politique de l’année », abandonnait le combat, ayant fait signer un « pacte écologique » sans le moindre effet aux candidats avant d’être évincé du combat politique par les extrémistes d’Europe écologie-Les Verts (EÉLV) en 2012 au profit d’Éva Joly. Même réussite pour Ségolène Royal, élue en 2005 « révélation » (sic) et rejetée par les Français quelques mois plus tard.

Plus fort encore, Jean-Louis Borloo fut élu député de l’année en 2012, quelques mois avant de quitter la vie politique – et après avoir été élu « ministre de l’année » à deux reprises. Le Trombinoscope, toujours aussi avisé, avait honoré en 2010 l’inénarrable Jérôme Cahuzac, le ministre exemplaire de François Hollande.

Le Trombinoscope n’a d’ailleurs jamais rechigné à glorifier les pires politiciens, y compris a posteriori, puisque le pédocriminel juif Daniel Cohn-Bendit fut la « personnalité de l’année » en 2009. Entre autres personnes honorées et condamnées ou impliquées dans des affaires, signalons encore (outre Huchon, Cahuzac, etc.) Julien Dray (qui n’eut qu’un rappel à la loi pour l’affaire SOS Racisme), Alain Juppé (condamné pour les emplois fictifs de la mairie de Paris) ou Jean-Marc Ayrault (condamné pour délit de favoritisme).

 

 

Première élection d’un membres du FN

En 20 ans, jamais un élu même de la « droite » de l’UMP n’avait été élu. Mais en cette année 2015, le jury a étonnamment distingué Steeve Briois comme « élu local de l’année », alors même qu’il n’exerce ses fonctions que depuis moins d’un an et, à part ses reptations devant les islamistes, n’a rien montré de remarquable.

Selon le site du jury :

« les Prix du Trombinoscope saluent l’action et le professionnalisme de personnalités politiques qui se sont particulièrement illustrées durant l’année écoulée dans le cadre de leur mandat ou de leur fonction ».

« On ne récompense pas sa gestion mais on voulait plutôt saluer… euh… enfin… marquer l’élection de maires FN »

a tenté de justifier l’un des journalistes membre du jury, Bruno Dive.

Le choix des journalistes a été froidement accueilli, provoquant le boycott de la « cérémonie » de remise des prix de diverses personnalités – notamment de deux vainqueurs, le ministre de Rothschild Emmanuel Macron et celle de la Justice expéditive et de la Bravitude Ségolène Royal – et des critiques plus ou moins violentes à gauche.

 

 

Une étrange cérémonie

Si les réactions de la gauche à la nomination de Steeve Briois ont pu être violentes, les réactions des soutiens FN à Steeve Briois présents à la cérémonie après le discours du journaliste Gille Leclerc ont été également remarquées. Pourtant membre du jury, Gille Leclerc, bien que président de la chaîne étatique Public Sénat, et qui devrait logiquement être astreint à un minimum de neutralité, s’est montré très engagé politiquement contre le Front national.

Après la cérémonie, les élus FN présents l’accablent :

« Monsieur Leclerc, vous avez été en dessous de tout […] Vous vous êtes aplati, vous avez rampé… »

lui lance Stéphane Ravier, avant que Marion Maréchal-Le Pen ne se fraye un passage jusqu’au journaliste pour ajouter :

« Franchement, c’est minable. Je suis regonflée à bloc ! Mais on va vous avoir… Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal ! Vraiment, merci. Parce qu’on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est motivés ! Vraiment. Vraiment… »

Des menaces qui ont été très commentées depuis et qui illustrent à merveille la répartition des rôles au sein du parti d’extrême droite.

About Erwin Vétois

Erwin Vétois est rédacteur en chef de Jeune nation depuis la relance du site du journal en août 2013. Ses sujets de prédilections sont l'actualité nationaliste en général, européenne en particulier.
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