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Face à la censure, il faut des hommes libres et braves !

LA FUSILLADE le 27 octobre dans une synagogue à Pittsburgh en Pennsylvanie qui a fait onze morts et six blessés, dont quatre policiers, à dix jours des élections de mi-mandat, aura-t-elle une influence sur le scrutin aux Etats-Unis ? Et si oui dans quel sens ? Difficile de répondre à chaud à cette question, mais il est d’ores et déjà acquis que cette tuerie va conduire en Occident à un renforcement de la répression contre tous ceux accusés ou suspectés d’antisémitisme, d’antisionisme ou de négationnisme. Après le vote de la lex faurissonnia le 13 juillet 1990, à savoir la loi Fabius-Gayssot instituant un délit de contestation de crime contre l’humanité passible d’un an de prison ferme et de 45 000 euros d’amende, se dirige-t-on en France vers la mise en œuvre d’un arsenal encore plus répressif ? C’est en tout ce que réclament les organisations juives qui demandent la fermeture des sites, des blogs, des comptes Twitter, des pages Facebook et des chaînes youtube de tous ceux qu’elles accusent de distiller la haine contre les juifs et Israël. Sachant que toute critique de la politique de l’entité sioniste expose à l’accusation socialement et médiatiquement infamante d’antisémitisme, la répression peut être très extensive. D’autant que le révisionnisme historique est lui-même assimilé à de l’antisémitisme, ce qui évite d’avoir à discuter ses positions et à répondre à ses objections quant à la version officielle et obligatoire de la Seconde Guerre mondiale.

Sans sombrer nullement dans un pessimisme absolu qui serait démobilisateur, il faut reconnaître que les temps sont mauvais, ce que constatait certes déjà l’Apôtre dans l’une de ses Epîtres. Les morts successives de Zündel, d’Amaudruz et aujourd’hui de Faurisson sont de bien tristes nouvelles qui n’annoncent certes pas des temps radieux. D’autant que s’ajoutent à cela la condamnation des révisionnistes Alfred et Monika Schäfer à des peines de prison ferme en Allemagne (trois ans et deux mois pour le premier, dix mois pour la seconde) pour avoir diffusé une vidéo intitulée « Pardon, Maman, je me suis trompée à propos de l»Holocauste » mais également l’amputation de la jambe gauche de l’octogénaire révisionniste Horst Mahler. Comme l’écrit Bocage info, « en raison de ses conditions de détention difficiles, Mahler a souffert d’une infection potentiellement mortelle au cours de laquelle sa jambe gauche a dû être amputée. Comme beaucoup d’autres Allemands, il a été  condamné à 12 ans de prison pour délit d’opinion dans “l’Etat le plus libre de l’histoire allemande”. Un Etat qui, comme un moulin à prières, prône chaque jour les Droits de l’homme et la tolérance en Chine, en Russie, en Iran et ailleurs, condamne des centaines de dissidents à de lourdes peines de prison en portant atteinte à leurs droits fondamentaux. La réalité d’un Etat non souverain ! » Et l’épouse d’Horst Mahler craint que cette fois il ne s’en sorte pas. Quant à Vincent Reynouard, exilé depuis trois ans en Angleterre, il voit l’étau se resserrer autour de lui. La police française a ainsi convoqué des membres de sa famille ou de sa parenté en France en manifestant sa volonté ferme de l’appréhender et de le jeter en prison, la LICRA manifestant son impatience aux dires des policiers !

 

DE LA MÊME MANIÈRE, il est révélateur des tristes temps que nous vivons qu’un homme comme Robert Faurisson n’ait pas eu droit à ce que son nom et ses dates de vie soient gravés au cimetière de Vichy sur sa pierre tombale dépourvue de toute inscription de crainte des profanations. Ses obsèques se sont en effet tenues dans la plus stricte intimité (ce qui était certes le souhait de la famille) alors qu’il aurait mérité — et probablement souhaité — des funérailles moins discrètes, lui qui a toujours fait front et qui est resté debout jusqu’au bout face à l’adversité et à la haine. Toute sa vie, et même après sa mort, il aura eu droit à un traitement spécial : son nom n’est pas gravé sur la tombe, tel le soldat inconnu, et les compositions florales ont été immédiatement emportées après la courte cérémonie par le service des pompes funèbres afin que la tombe du Professeur ne soit pas identifiée ni identifiable. C’est aussi à cela que nous mesurons à quel point nous vivons dans un pays occupé où le mot liberté n’a plus de sens. Espérons que mort d’une crise cardiaque en franchissant le seuil de sa maison de Vichy, il ait pu, en rendant son dernier souffle, se tourner enfin vers Dieu afin qu’il fût accueilli dans la maison paternelle, là où il n’y a ni injustice, ni mensonge, ni haine, ni violence, ni ignorance.

Non seulement les funérailles du Professeur ont été réduites à leur plus simple expression, non seulement son nom n’est mentionné nulle part, mais de plus, même dans les milieux dits nationaux, combien de personnalités, de media et de blogs n’ont même pas osé annoncer, même furtivement, sa disparition ? TV Libertés qui se prétend une chaîne de réinformation, qui affirme lutter contre la censure, la désinformation et donner la parole à tous les dissidents, à toutes les droites, n’a ainsi pas cru bon de consacrer une seule seconde de ses journaux télévisés, ou de quelque autre de ses émissions, à l’annonce de la disparition du Professeur Faurisson. Comment peut-on s’appeler TV Libertés et se comporter d’une manière aussi minable ? Cette forme de censure qui ne s’explique que par la pusillanimité est tout à fait condamnable et méprisable. Comment peut-on espérer en effet se délivrer de ses chaînes si l’on n’est même pas capable de prononcer le jour de son décès le nom de Faurisson ? Si l’on n’ose pas mentionner l’homme dont les travaux et les conclusions mettent en cause la clé de voûte du système mondial, à quoi sert-on, quel est le sens de son combat ? Et ce qui vaut pour TV Libertés vaut pareillement pour les De Benoist, les Le Gallou, les Bousquet et compagnie, tous peu ou prou adeptes du surhomme nietzschéen et d’un néo-paganisme se voulant viril, tous se réclamant avec leur modestie habituelle de Soljenitsyne et de la Dissidence avec un grand D, mais qui n’ont pas trouvé le temps d’évoquer, même d’un mot, d’un seul, le Professeur Faurisson. Il faut les comprendre, les pauvres, ils étaient tellement occupés pour la plupart d’entre eux à défendre Zemmour, l’homme de la censure promotionnelle, que l’on dit censuré mais que l’on voit et que l’on entend un peu partout à la radio et à la télévision et qui a droit aux honneurs de librairies du camp dit national quand les ouvrages de Faurisson, de Soral et de Coston sont interdits, tout comme notre hebdomadaire jugé trop sulfureux ! 

 

C’EST UNE GRAVE erreur et même une faute lourde d’accepter et d’intérioriser les mots d’ordre, les interdits et les tabous de l’ennemi. C’est la meilleure façon de perdre la bataille avant même de l’avoir engagée. Et cela ne peut qu’encourager un renforcement toujours plus redoutable de la police de la pensée, une intensification et une extension de l’arsenal répressif tant il est vrai que l’autocensure favorise, entretient et légitime la censure. A preuve ce que vient d’arriver à François Roby, maître de conférences en physique à l’université de Pau persécuté pour avoir contesté la version officielle des attentats du 11-septembre. Il soutient en effet que l’effondrement des tours jumelles du World Trade Centrer à cause de la chaleur des incendies était scientifiquement impossible et que cet effondrement est donc dû à une démolition contrôlée. Le CRIF demande à ce qu’il soit sanctionné pour “antisémitisme”, pas moins ! 

On le voit, pratiquer sans cesse l’autocensure, se taire ou ramper lorsque le sujet apparaît juridiquement, politiquement, financièrement ou médiatiquement périlleux est la meilleure façon de préparer demain un avenir cauchemardesque. Plus que jamais aujourd’hui Il nous faut des hommes libres et des hommes braves, des hommes qui aillent jusqu’au bout de leur combat, de leurs convictions tant il est vrai que tous ceux qui ont marqué l’histoire, bouleversé le cours des choses, débusqué des mensonges, établi ou rétabli des vérités étaient des hommes ne reculant devant aucun sacrifice, aucune difficulté pour la triomphe de la cause à laquelle il croyait de tout leur cœur, de toute leur âme, de tout leur esprit et de toutes leurs forces. Car sinon à quoi sert-il de vivre ?

[…]

 (lire la suite)

Jérôme BOURBON.

Editorial du numéro 3350 de RIVAROL daté du 31 octobre 2018.

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