À l’église Saint-Laurent, l’une des plus anciennes églises du 10e arrondissement de Paris, les visiteurs de la « Nuit Blanche 2026 » n’étaient pas invités à l’adoration eucharistique, ni au silence intérieur, ni même à une méditation spirituelle. Non, ils étaient conviés à participer à une « installation sonore immersive et participative » où des anonymes téléphonent pour déposer leurs « souhaits », ensuite mêlés à des sons de foudre et à des traitements numériques censés faire vibrer « la peau du ciel ».
Selon le texte de présentation de la profanation nommée « Sous la peau du ciel », le spectacle serait « une membrane invisible tendue entre les cœurs humains et l’atmosphère », les spectateurs étant invités à contempler « une matière sonore vivante et mouvante, faite d’intimités dispersées et d’énergies célestes », l’église devenant un centre expérimental de « spatialisation des désirs humains à l’échelle planétaire »…
Et on doit ce charabia à l’auteur du spectacle « Sous la peau du ciel », une certaine Marie-Luce Nadal, qui se définit elle-même comme « a queer transdisciplinary artist & researcher » (une artiste queer transdisciplinaire et chercheuse).
Rien d’étonnant finalement quand on sait que la directrice artistique de cette « Nuit blanche » commandée par la Ville de Paris, n’est autre que la DJ Barbara Butch (elle a remporté l’appel d’offres pour assurer la direction artistique pour un montant de 42 000 euros) dont on se souvient de la prestation où le blasphématoire le disputait à l’obscène lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024…

Quelques militants catholiques et nationalistes, venus prier et protester sur le parvis de l’église à l’ouverture de la profanation le 6 juin au soir, ont été violemment délogés par les forces de l’ordre, ou plutôt les forces stipendiées du désordre macrono-blasphématoire et de l’inversion des valeurs dans lesquels la France est plongée.
Selon Tribune Chrétienne, « à l’église Saint-Eustache, la situation n’était guère plus rassurante. Les visiteurs y découvriront une œuvre monumentale composée de touches de claviers d’ordinateurs usagés récupérées dans des décharges. Présentée comme une démarche artistique de réécriture des héritages culturels et de critique de la société de consommation, cette installation ferait entrer dans l’une des plus grandes et des plus anciennes églises de Paris des assemblages de déchets et d’objets voués à la destruction. »
Mais pourquoi se gêner, le spectacle était promu par le média « catholique » Aleteia et a obtenu l’onction du prétendu « portail catholique de réinformation 2.0 » Riposte catholique… Nous n’avons non plus trouvé aucune réaction du diocèse de Paris qui ne voit donc, sans doute, aucun inconvénient à ce que l’Église devienne un laboratoire de spiritualité New Age…
Voici le communiqué d’Alain Escada, président de Civitas International répondant aux accusations infondées de violence de la part des catholiques qui priaient et protestaient contre la profanation :
L’action menée par des catholiques ce samedi 6 juin 2026 pour dénoncer l’utilisation de l’église Saint-Laurent pour la programmation profanatoire de la « Nuit Blanche » suscite beaucoup de commentaires confus, absurdes et mensongers de la part de différents médias.
Cette action n’a pas été organisée par un quelconque « collectif Civitas » comme l’ont écrit certains journaux et l’AFP. Cette action fait suite à des appels de Civitas International (organisation créée antérieurement à la dissolution du parti politique français Civitas), du CNIParis, de la scientifique Alexandra Henrion-Caude, de l’Ordre des Chevaliers de Notre-Dame et de bien d’autres, appels lancés aux catholiques à réagir à une programmation de la Nuit Blanche dans plusieurs églises, ce qui contrevient tant à l’article 13 de la loi de Séparation de l’Eglise et de l’Etat du 09 décembre 1905 qu’au canon 1210 du droit canonique, comme l’a confirmé le juriste Grégor Puppinck, directeur du Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ). En effet, tout détournement d’un lieu de culte de son affectation cultuelle constitue une forme de profanation, comme l’ont rappelé différents prêtres dans ces circonstances.
Contrairement aux affirmations de médias, les catholiques sur place n’ont pas été violents. Nous mettons au défi quiconque de produire la moindre image d’une quelconque agression portée contre Alexandra Cordebard, maire du Xe arrondissement ou contre le député Pouria Amirshahi par des catholiques lors de cette action. Ces accusations sont une tentative supplémentaire d’intimider les catholiques et de les stigmatiser, voire de les criminaliser.
Que chacun médite ceci :
« S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. » (Evangile selon saint Jean 15,20)
« Mais ils vous feront toutes ces choses à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé. » (Evangile selon saint Jean 15,21)
« On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. » (Evangile selon saint Luc 21, 12-19)
Alain Escada, président de Civitas International
Soutien à Mathieu Goyer et tous les militants interpellés hier, dont ce brave Thibault Barge et son fils, suite à la mobilisation réparatrice contre la profanation de nos églises par la manifestation blasphématoire Nuit Blanche
Honneur aux braves !@mg12gm
@ pic.twitter.com/SK3csad2Bt— YVAN BENEDETTI (@Yvan_Benedetti) June 7, 2026












































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