La Commission sur la liberté religieuse, créée par le président Donald Trump en mai 2025 pour conseiller la Maison-Blanche sur la protection des droits religieux aux États-Unis, se retrouve au centre d’une controverse nationale. Dan Patrick, lieutenant-gouverneur du Texas et président de cette Commission a annoncé avoir écarté une membre, Carrie Prejean Boller, qui siégeait comme commissaire au sein de l’instance consultative, à cause de… ses propos et convictions catholiques sur le sionisme.
Carrie Prejean Boller est une ancienne Miss America et première dauphine de Miss Californie. En 2009, lors de sa participation à un concours de beauté, elle avait prit position de manière conservatrice sur le mariage homosexuel, se retrouvant soudainement au cœur d’une tempête médiatique. Par la suite, membre du conseil consultatif de campagne « Women for Trump 2020 », puis intégrée à l’équipe de travail de Trump pour 2025, elle est passée du statut de figure connue du monde de la beauté à voix conservatrice influente dans les débats nationaux.
Son éviction trouve son origine dans des propos prononcée au cours d’une audition publique de la Commission, le 9 février dernier, alors qu’elle interrogeait des témoins sur les différences entre antisionisme et antisémitisme. Carrie Prejean Boller y a affirmé :
« Critiquer Israël, s’opposer au sionisme ou dénoncer la guerre à Gaza, est-ce forcément être antisémite ? (…) Si je ne soutiens pas l’État d’Israël, suis-je antisémite, oui ou non ? (…) Je suis catholique, et les catholiques n’embrassent pas le sionisme. En tant que catholique, je ne considère pas que l’État moderne d’Israël ait une signification prophétique biblique quelconque »
Carrie Prejean Boller y a également qualifié la situation à Gaza de « génocide » affirmant que sa position était fondée sur ses convictions religieuses catholiques, et se prononçant contre l’assimilation automatique de la critique du sionisme à de l’antisémitisme et contre l’extension de la définition de l’antisémitisme.
Here is my concern, which I raised from the Religious Liberty Commission stage last Monday:
As Catholic I do not believe the modern political atheist movement called “Zionism” should be treated as the fulfillment of biblical prophecy. The Church teaches that God’s Covenant is… https://t.co/RE8vpfxrUA
— Carrie Prejean Boller (@CarriePrejean1) February 22, 2026
Ces propos ont immédiatement suscité une vive réaction parmi les intervenants juifs invités à témoigner devant la Commission. Ari Berman, président de Yeshiva University, a répondu qu’il est légitime de débattre des politiques d’un gouvernement, y compris celui d’Israël. En revanche, a-t-il ajouté, « nier aux Juifs le droit d’avoir leur propre État tout en ne disant pas la même chose pour aucun autre peuple, c’est un double standard, une hypocrisie, et de l’antisémitisme ». D’autres intervenants ont affirmé sans détour que « l’antisionisme est de l’antisémitisme ».
Puis le rouleau compresseur médiatique orchestré par les lobbies pro-israéliens a pris le relais avec des appels à sa destitution immédiate et des accusations de franchissement d’une « ligne rouge ». Dans un message public, Dan Patrick, président de la Commission, a affirmé qu’« aucun membre de la commission n’a le droit de détourner une audition pour servir son propre agenda personnel et politique », estimant que tel avait été le cas lors de l’audition du 9 février.
Le 11 février, elle était exclue de la Commission de la Maison Blanche.
La Commission compte parmi ses membres des figures catholiques de premier plan comme le cardinal Timothy Dolan et l’évêque Robert Barron qui n’ont pas brillé par leur défense de Carrie Prejean Boller, quand ils n’ont pas eux-mêmes hurlé avec les loups.
Un membre catholique de la Commission, Ryan T. Anderson, a pris la parole pour rappeler des passages du document conciliaire Nostra Aetate ainsi que des écrits de Benoît XVI soulignant que la responsabilité de la Passion du Christ ne peut être imputée collectivement au peuple juif, ni hier ni aujourd’hui.
Le père Thomas Ferguson, membre également de la Commission, a expliqué que le Christ « a donné librement sa vie » et son sacrifice est offert « pour le pardon des péchés de toute personne, de tout temps et de tout lieu ». « Voilà comment les catholiques comprennent qui est responsable de la mort de Jésus sur la croix : c’est nous tous ». Il a également insisté sur le fait qu’il est impossible d’être chrétien et antisémite, Juifs et chrétiens partageant « le même père dans la foi », Abraham.
Depuis son éviction, Carrie Prejean Boller défend ses positions sur les réseaux sociaux, affirmant que forcer des membres d’une commission sur la « liberté religieuse » à professer le sionisme est contraire à la liberté de conscience et qu’elle ne se laisserait pas intimider pour avoir suivi sa conscience catholique.
Elle y défend un droit constitutionnel de pouvoir critiquer un gouvernement sans être taxée d’antisémitisme, affichant également sa solidarité avec les civils de Gaza.
« Je préférerais mourir plutôt que de plier le genou devant Israël » (Carrie Prejean Boller).
Une affaire qui témoigne de l’omniprésence dans l’administration républicaine de Donald Trump des tenants d’un judéo-christianisme ou d’un christianisme sioniste, énième subterfuge du judaïsme politique qui tentent de subvertir la foi catholique traditionnelle et d’enrôler les catholiques au service d’un messianisme biblique pro-israélien.
As Catholics, we do NOT believe that the modern State of Israel has a divine land grant from God. We reject that.
Catholics are not Zionists.
The Church does NOT teach that any modern nation fulfills the Old Testament land promises. Those promises are fulfilled in Christ and… https://t.co/PDhEz4e5MR
— Carrie Prejean Boller (@CarriePrejean1) February 25, 2026
Ils ne se cachent plus…
Cela fait 2000ans que les talmudistes tentent de tuer Jesus à nouveau en détruisant le catholicisme romain! https://t.co/jx7UrxnkZP— YVAN BENEDETTI (@Yvan_Benedetti) February 21, 2026





























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