José Nino vient de publier trois articles sur The Occidental Observer au sujet des grands anarchistes français du XIXe siècle, soulignant l’antisémitisme très virulent commun à Pierre-Joseph Proudhon, Charles Fourier et Alphonse Toussenel, un antisémitisme qu’ils partageaient avec l’anarchiste russe Mikhaïl Bakounine. José Nino rappelle également la brouille entre Proudhon et Marx. Il est alors intéressant de voir comment cette confrontation idéologique s’est terminée lors de la révolution judéo-bolchevique de 1917.
En bref, nos anarchistes du XIXe siècle ne croyaient sans doute pas si bien dire (selon Proudhon : êtres pervers, bilieux, envieux, amers, etc., etc.).
Alors que les anarchistes croyaient que la Révolution russe allait leur permettre de réaliser leurs utopies basées sur la création de cellules autogérées, établies sur le principe du contrat associatif, ils commencèrent à réaliser que les bolcheviques œuvraient plutôt en faveur d’un crypto-judaïsme que des intérêts bien compris du peuple russe.
À Moscou comme à Petrograd (Saint-Pétersbourg), les anarchistes russes réquisitionnèrent plusieurs bâtiments pour promouvoir leurs activités.
Lev Tcherny, l’anarchiste russe bien connu, fut désigné secrétaire de la Maison des Anarchistes, où il donna plusieurs conférences auxquelles Gerard Shelley, un témoin lucide de la Révolution russe, assista en avril 1918.
À l’occasion de la dernière de ces conférences, Lev Tcherny déclara que le marxisme, la matrice du bolchevisme, ne correspondait pas vraiment aux aspirations du peuple russe, et que les bolcheviques étaient non pas des socialistes ou des communistes sincères, mais plutôt des Juifs camouflés œuvrant en faveur des intérêts du judaïsme.
Lev Tcherny répartissait ces Juifs en trois catégories principales : d’abord, les financiers, qui grenouillaient dans les eaux troubles de la Deuxième Internationale ; ensuite, les sionistes, dont les objectifs colonialistes étaient parfaitement connus et affichés ; enfin, le Bund juif, qui représentait les intérêts les moins avouables des ambitions du judaïsme en Russie.
Or, selon le conférencier, les bolcheviques ne voyaient grosso modo dans le prolétariat international que des masses malléables qui, au cas où l’Intelligentsia serait partout détruite, se retrouveraient à la merci des prédateurs juifs.
L’événement en question eut les suites extraordinaires que voici : la nuit même du jour de cette dernière conférence, les bolcheviques attaquèrent tous les centres anarchistes avec des canons, de la cavalerie et des mitrailleuses, tant à Moscou qu’à Petrograd ou ailleurs encore, et massacrèrent tous les hommes qui tombèrent entre leurs mains, à l’exception de Lev Tcherny qui, sur le moment, réussit à leur échapper.
Mais ce ne fut qu’un répit : capturé par la Tchéka, Lev Tcherny fut exécuté sans jugement en septembre 1921.
René-Louis Berclaz
Sources :
- Gerard Shelley, The Cause of World Unrest, London, 1920, <heritage-history.com> p. 61.
- Courrier du Continent, n°652, septembre 2023
- Charles Fourier: The Father of Antisemitic Socialism – The Ocidental Observer
- Proudhon’s Forbidden Notebook: The Truth About Jewish Power – The Ocidental Observer
- Alphonse Toussenel and the Socialist Roots of French Antisemitism – The Ocidental Observer
- Les juifs rois de l’époque – Internet Archive
- L’assassinat de Lev Cherny et les bolcheviks – Kate Sharpley Library









































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