Tout d’abord merci de nous donner l’opportunité de nous présenter. Bien évidemment, il est difficile de dresser un portrait complet de nos différentes idées et avis.
Quelle fut la genèse de la structure « Les Baroudeurs » ?
Elle tient son origine de la crise sanitaire. En effet, un soir après une manifestation, un camarade qui était militant depuis longtemps me proposa d’aller bivouaquer en montagne. C’était le premier bivouac « extrême » pour ma part. Mal équipé, la nuit à -10°C a été très rude. Mais nous avions cette envie de tester nos limites et nous reconnecter à quelque chose de concret. La « survie » est justement concrète. Et puis dans le contexte de la crise sanitaire, nous étions tous confrontés à un nouvel effondrement du système.
Nous sommes donc partis sur cette dynamique de reconnexion au réel et le dépassement de soi. C’est comme ça que nous avons créé les Baroudeurs. Par ailleurs, pendant 1 an, ce n’était qu’un groupe sans nom.
Par la suite, nous avons proposé de nombreux bivouacs avec des thématiques différentes à plusieurs militants afin de créer du lien, partager des savoir et permettre aux camarades de sortir de la ville et de se préparer à toute éventualité…
Quelle signification ont votre nom et votre emblème ? Et pourquoi les avoir choisis ?

Notre emblème est un assemblage de symboles qui représentent notre identité :
Le blason représente la famille. sa forme a été conservée par hommage à l’ancien groupe militant d’une bonne partie des premiers membres des Baroudeurs. Au sein de celui-ci, la trompe de chasse signifie le courage et l’ardeur. Nous l’avons également choisi en hommage aux chasseurs à pied. L’exemple principal qui nous a inspiré est leur sacrifice au bois des Caures en 1916. La forêt était leur élément et la connaissance de celle-ci ainsi que leur instinct de survie leur a permis de retarder l’ennemi malgré de lourdes pertes.
Enfin une rose des vents placée au centre représente la direction, la direction spirituelle, l’éveil et la découverte. Celle-ci rappelle également une croix celtique « dissimulée »
Pour finir, le blason est traversé par une « barre ». En héraldique, la « barre » signifie une brisure. Elle est généralement associée à de la bâtardise. Mais dans notre cas c’est plus une « fracture » avec un certain monde complètement dégénéré. la couleur bleue, elle, signifie la loyauté, la vérité et la confiance.
Le nom « les Baroudeurs » est associé au voyage et à la découverte.
En quoi consiste le militantisme chez les « Les Baroudeurs » ?
Notre manière de militer est la suivante :
Nous permettons aux camarades nationalistes déjà militants ou non, de vivre des aventures différentes de celles qu’ils vivent tous les jours. Premièrement, sortir de nos villes grisantes et grand-replacées, permet de voir autre chose de plus positif, de se changer les idées. deuxièmement vivre des situations de survie permet aux individus de se redécouvrir et surtout de s’endurcir (plus qu’ils ne le sont déjà). Ensuite, nous leur partageons des savoirs qui leur serviront toujours, que ce soit la confrontation au système D, le terroir, le bushcraft, la connaissance des éléments comestibles (ou non) auxquels ils peuvent avoir accès dans la nature et bien sûr la survie. Enfin, les liens sont renforcés entre les militants quand ils ont vécu des aventures difficiles ensemble. Quand ils se recroiseront sur une action, chacun se connaîtra, connaîtra ses limites et leur action sera inévitablement plus solide. L’objectif est vraiment de souder le maximum de personnes autour de situations de survie.
Celles-ci ont d’ailleurs créé des binômes qui se sont révélés très efficaces pour des SO. La discipline couplée à leurs expériences communes leur permettant d’avoir un recul et une maîtrise de soi inébranlable dans des situations complexes. Bien évidemment, ce côté camaraderie peut se retrouver partout en dehors des Baroudeurs, nous apportons simplement le contexte de survie et le dépassement de soi.
Existe-t-il chez vous une inspiration du milieu survivaliste ?
Bien-sûr, celà dit, nous tenons à rappeler que nous ne sommes pas les seuls ni les meilleurs dans ce domaine. Nous avons surtout la volonté de regrouper le camp nationaliste autour de valeurs simples et traditionnelles.
L’inspiration, en dehors bien-sûr du milieu survivaliste, est surtout (et plutôt) d’origine militaire, surtout dans les valeurs transmises : un (ou plusieurs) groupes, disciplinés, qui se soutiennent dans des situations particulières. Ces valeurs ont d’ailleurs attiré des pompiers, militaires/gendarmes. C’est un peu comme « prendre le Maquis ». Nous sommes assez fiers d’avoir eu l’opportunité de regrouper de nombreuses compétences.
Le 7 Janvier 2025, Jean-Marie Le Pen rejoignait les cieux. Quel regard portez-vous sur son parcours ?
C’était une personnalité malheureusement incomprise trop longtemps. Un visionnaire.
Concernant son parcours, celui-ci est inspirant. C’est un homme, qui avait une expérience et une vision de la vie beaucoup plus profonde que beaucoup de politiques. Seulement, le système gauchiste déjà en place à l’époque, ce petit monde du politico-showbiz a décidé de salir le plus possible son image. En effet, les pseudos valeurs humanistes de ces imposteurs étaient menacées par les paroles de Jean-Marie LEPEN. C’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui…la Franchise (ou le réel) gêne beaucoup de systèmes et de « micro-systèmes » (j’entends par « micro-système » le monde de l’entreprise par exemple). Cette Franchise qu’il incarnait manque énormément au pays.
Enfin, il a démontré que par le courage et la détermination, on peut s’élever et construire de grandes choses. Son parcours est l’exemple même de l’évolution d’un homme et doit, en dehors de la politique, nous inspirer.
Quelles sont les figures françaises et européennes qui vous inspirent le plus ?
Il y a deux catégories de personnalités qui nous inspirent : les penseurs mais aussi et surtout les hommes de « terrain ». En effet, beaucoup de penseurs de notre camp baignaient dans un monde assez bourgeois, les éloignant de certaines réalités. Si nous prenons l’exemple de Maurice Baeres, c’était un politique qui n’est allé au front uniquement pour « encourager » les soldats. C’est pour cela que nous préférons Georges Valois. Son parcours lui a permis de prendre beaucoup de recul. De la rue aux tranchées, c’est un homme qui a mouillé le maillot avec ses camarades. Petite précision d’ailleurs, il existe plusieurs fronts sur lesquels combattre. L’important est de s’être confronté au « réel ».
Un autre exemple de grandes figures Françaises qui peuvent nous inspirer, nous pouvons citer Bigeard et Prouteau. En effet, encore une fois, les profils sont à peu près les mêmes, du moins dans les grandes lignes, des hommes de terrain, avec un attachement pour la France.
Par ailleurs, nos sources d’inspiration sont plutôt libres et multiples, nous avons cité Ernst Junger, Jean Mabire, Brasillach, Dominique Vener….un grand répertoire culturel allant du plus au moins philosophe….
Pour en citer d’autres de manière non exhaustive, il y a : Léon Daudet, Otto Skorzeny, Pascal..
Chacun d’entre nous à ses références, même dans l’étude plus générale de la vie politique avec philippe ploncard d’Assac, de Gaulle, Edward Burneys, Marx…ou encore étrangères comme Pedro Varela ou Miguel Serrano Il ne faut être fermé à aucune lecture et surtout connaître l’ennemi.
Dans plusieurs de vos publications vous abordez des questions internationales, notamment concernant l’Espagne, la Pologne et l’Ukraine. Avez-vous des liens avec des structures dans ces trois pays respectifs ? Si oui, sont-elles similaires à la vôtre ?
Malheureusement, les liens qui auraient pu exister n’ont pas vraiment été conservés. Mais nous savons que nous nous portons un soutien commun. Nous n’avons pas vraiment trouvé de groupes similaires au nôtre. En dehors du nationalisme, aucun groupe « officiel » ne semble dédié uniquement aux bivouacs comme le nôtre.
Au sujet de la question ukrainienne : notre revue Jeune Nation a publié récemment l’avis du mouvement « Les Nationalistes » et l’avis de nos camarades nationalistes dans deux articles distincts. Pouvez-vous participer à ce tour d’horizon en donnant votre avis sur la question ?
Quels sont vos liens avec les structures nationalistes ukrainiennes ?
Pensez-vous qu’une troisième Guerre mondiale partant de l’Est est possible ?
Après la mort de Jean-Marie Le Pen, le canal Telegram « Ouest Casual » a rappelé son discours en Ukraine au début du millénaire dont il rappelait les enjeux. Existe-t-il un souvenir de cette intervention et qu’elle est en général l’image du nationalisme français en Ukraine ?

Concernant l’Ukraine, nous souhaiterions que vos lecteurs prennent beaucoup de recul. Tout d’abord, le sujet étant réellement complexe, nous allons formuler une réponse globale sur nos différents avis de la situation.
À qui donner raison….comme dirait Jean-Marie LEPEN, c’est une histoire de famille dont il ne faut pas se mêler…. sachant que celle-ci date de 2014, et n’occupait pas autant l’espace médiatique… qu’est-ce qui a changé ? Pourquoi ce regain d’intérêt ? Je pense que nous sommes tous un peu perdus sur la situation (tout camp confondu). Comment ne pas se perdre dans toutes les possibles origines de cette guerre et les possibles ingérences étrangères historiques (Holodomore, problématique du Donbass, etc…).
En effet, au début (médiatique) de la guerre, le système occidental défendait fermement la cause Ukrainienne qui possédait ouvertement des régiments « NS », ce qui semble pourtant contraire à leurs idéologies. Il est d’ailleurs grandement possible que l’Ukraine ait envoyé ces régiments à la mort histoire de faire un peu de « ménage » et s’acheter, ou se racheter une image. Ensuite, historiquement et par opposition, beaucoup de nationalistes étaient pro-russe…qui envoient ouvertement des régiments Tchétchènes islamistes tuer des européens blancs…
Le principal constat qui nous blesse est que ce sont nos camarades nationalistes européens qui meurent au front…
À mes yeux (pour le coup en ma position personnelle) ce conflit est surtout une boucherie Fratricide.
Enfin, pour aller plus loin….je pense que ce conflit sert à blanchir pas-mal d’armes et sert de test pour les autres pays européens qui agissent mollement. Seulement la « com » ça ne marche plus…nous en parlons souvent dans nos réponses, mais le « réel » est dur, concret et ne peut pas être dissimulé.
En ce qui concerne la position de la France, celle-ci n’est pas prête. En dehors de la logistique et de la puissance militaire (ou non), la France a perdu sa grandeur et devrait travailler à la retrouver. Le « softpower » (pardon pour l’anglicisme) Français, connu et reconnu permettait d’avoir un poids dans les affaires internationales. Tant que nous ne retrouvons pas cette force, nous resterons humiliés à chaque intervention (politique). Le seul poids qui nous reste est la dissuasion nucléaire.
Maintenant, concernant un potentiel conflit venant de l’EST… Rien n’est à exclure. S’il faut se battre, nous nous battrons. Les soldats Français possèdent quand-même un aguerrissement particulier leur permettant de s’adapter à chaque situation.
Mais je pense également que nous avons déjà beaucoup (trop) d’ennemis intérieurs. Et si une guerre se présente, ce sont les plus patriotes qui iront au front, à l’image de l’Ukraine…un beau sacrifice comme beaucoup des dernières guerres que la France a mené.
Pour finir, les liens avec les structures Ukrainiennes sont surtout personnelles avec notre camarade parti combattre. Quand vous vous retrouvez dans une telle situation de misère et d’épreuves….le lien avec vos camarades morts à vos côtés est plus fort qu’une politique internationale. Notre publication en soutien avec les résistants d’Azovstal était surtout un clin d’oeil, une dette, un hommage d’un combattant à ses frères d’armes.
Mais si vous voulez avoir plus de retours d’expériences réellement terrain, notre camarade parti combattre pourrait répondre à des questions ultérieurement. C’est un sujet qui, en dehors d’interprétations personnelles nous dépasse…
Pour finir, quel message souhaiteriez-vous transmettre à nos lecteurs et quel conseil donner à ceux qui hésitent à s’engager pour la Cause ?
Chacun est libre de ses choix. Nous n’avons aucunement la prétention d’expliquer la vie à nos camarades. La seule chose que nous pouvons conseiller est de rester pragmatique. Il faut faire extrêmement attention aux réactions émotionnelles. Le principal est d’avoir un camp nationaliste soudé et ce malgré les différences. Je regrette un peu ce temps où les groupes militants étaient plus hétéroclites dans les idées et inspirations politiques. Vous aviez le nostalgique de l’empire, l’ancien de l’AF, le gogol 88, le NS convaincu, le NR, le « gaulliste », le gars venu du foot, le gars à 7 vies…. Attention, cela existe encore, mais d’extérieur, le milieu semble plus….lisse.
Et paradoxalement, certaines notions de base se perdent comme le fait d’honorer sa présence quand on s’est engagé, la politesse, l’organisation, le savoir vivre…
Pour ceux qui hésitent encore à entrer dans la cause, je pense qu’ils ne doivent pas fantasmer le milieu et se concentrer sur leur implication personnelle. Les implications que les individus apportent permettent de créer de grandes choses. Et comme partout, il faut conserver son avis. C’est comme ça qu’on rencontre des profils qui, ensemble, construisent et font avancer la cause.
Quand vous êtes reconnu pour vos actions et votre façon d’être, rien n’est plus gratifiant.
Enfin, il faut bien garder à l’esprit que la militance « de rue » ne dure qu’un temps. En effet, vous ne pouvez pas avoir 30 ans et aller taper des antifas de facs …ça n’a pas de sens (ce qui d’ailleurs n’est pas du tout la façon de penser des antifas et des cgtistes ). À un moment le combat est plus profond que cela. À savoir fonder une famille, faire en sorte que nos idées soient plus acceptées dans les entreprises, délier la parole, libérer les esprits, créer des réseaux.
Enfin, si vous arrivez à garder la tête froide, le milieu est vraiment une bonne école pour grandir. C’est une expérience dont il est dommage de passer à côté.






























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