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Police de la pensée : un an de prison avec sursis et 100 000 euros requis contre Jérôme Bourbon !

Le 23 avril, le directeur de RIVAROL comparaissait devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris, la seule chambre en France spécialisée dans le droit de la presse, pour divers écrits et pour une vidéo sur Youtube, datant tous de l’année dernière. Sur signalement de l’Organisation juive européenne (OJE) et du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), le ministère public, dont on connaît les liens de concubinage avec le Lobby, poursuivait votre serviteur pour injures raciales, diffamation publiques raciales, contestation et apologie de crimes contre l’humanité. Bref j’avais droit à la complète : œuf, jambon, fromage ! L’intitulé des infractions supposées est à lui seul aberrant : comment puis-je à la fois contester l’existence d’un crime contre l’humanité et en faire l’apologie ? Mais la police de la pensée ne s’encombre pas de logique, de bon sens et de cohérence : il s’agit de mettre hors d’état de nuire par tous les moyens les délinquants de la pensée. C’est en vain que l’on chercherait la moindre insulte dans les écrits incriminés. Et pourtant le ministère public a réussi à trouver une injure raciale dans la considération suivante, qui était pourtant, de manière manifeste, un trait d’humour : « On me dit que si je ne me réjouis pas ce soir (le 15 juillet 2018) de la victoire (en finale de la coupe du monde de football) de l’équipe Black-Black-Black, c’est qu’il me manque une case. C’est peut-être vrai après tout : il me manque la case… de l’oncle Tom ». 

On comprend que de nos jours il n’y ait plus de grands humoristes (hormis Dieudonné qui paye de plus en plus cher sa liberté d’esprit et son refus de se soumettre à la doxa) ni de grands polémistes et pamphlétaires puisqu’on ne peut plus rien dire, que les sujets interdits ou dangereux sont chaque jour plus nombreux et que tout ce qui s’écarte des sentiers battus est considéré comme un odieux dérapage.

Les avocats des parties civiles étaient particulièrement nombreux. Sept au total, un pour Sos-Racisme, Me Ivan Terrel, qui a réclamé en tout 24 000 euros de dommages et intérêts, dont 9 000 pour les frais de justice, et six du département juridique de l’Organisation juive européenne (OJE), Me Olivia Chafir, Me Stéphanie Cohen, Me Andréa Assor Doukhan, Me Muriel Ouaknine Melki, Me Oudy Bloch et Me Grégory Sikskik qui plaidaient pour le BNVCA et qui ont réclamé 30 000 euros de dommages et intérêts, dont 10 000 euros de frais de justice. Alors que les avocats ont en général pour mission de défendre les prévenus et de leur éviter l’embastillement, les parties civiles ont demandé des amendes substantielles et une peine d’emprisonnement ferme contre le directeur de RIVAROL (c’est pourtant le Parquet qui est habilité à requérir contre un prévenu une peine de prison et des amendes, nullement des avocats, preuve du culot phénoménal de certains !) car, ont-elles plaidé avec grandiloquence, « la 17e chambre correctionnelle de Paris, seule chambre compétente à Paris pour connaître des infractions de haine raciale et antisémite, est l’antichambre de la Cour d’Assises (qui, elle, juge les crimes antisémites), et qu’elle est donc le dernier rempart avant les passages à l’acte criminels que nous avons malheureusement à connaître depuis plus de 15 ans sur le sol national ». 

On voit là toute l’audace et la mauvaise foi de ces censeurs : la critique d’un lobby, d’une coterie, d’une politique, d’un Etat, comme l’entité sioniste, serait la première étape avant l’exécution de meurtres voire la mise en œuvre d’un génocide. C’est hallucinant ! Car si l’on peut seulement dire du bien d’un lobby, d’une coterie, ou être condamné à se taire, à être un chien muet, c’est alors que nous en sommes en tyrannie. C’est en effet à la liberté qui est laissée à la critique, au débat, à la polémique, même vive, même éventuellement féroce, que l’on mesure la la libéralité d’un régime ou au contraire son caractère oppressif. Me Bloch pour le BNVCA a plaidé l’abolition du discernement de Jérôme Bourbon qui serait atteint au niveau psychiatrique. Une accusation fréquemment utilisée dans la défunte Union soviétique ! Mais curieusement si le directeur de RIVAROL est fou à lier, il est paradoxalement jugé responsable de ses actes puisqu’il doit payer des amendes et aller en prison. L’asile psychiatrique et la camisole de force, ce sera peut-être pour plus tard, dans un second temps ! A chaque jour suffit sa peine. Quant à l’avocat de Sos-Racisme, il a plaidé que l’argent que devra verser le condamné servira à mener des actions de prévention et de sensibilisation contre le racisme et l’antisémitisme et à organiser des colloques contre la résurgence de la haine ! D’où l’importance et l’urgence qu’il soit lourdement condamné. Les petits fours et le champagne n’attendent pas !

Madame le procureur de la République, particulièrement remontée, et en phase avec les parties civiles, a demandé un an de prison avec sursis contre le directeur de RIVAROL, 30 000 euros d’amende et trois publications judiciaires dans des journaux, soit environ 15 000 euros supplémentaires. Si l’on additionne les amendes et insertions judiciaires demandées par le Parquet et les dommages et intérêts réclamés par les parties civiles, on arrive à un total de 100 000 euros. Voilà qui met à un prix extravagant la consonne et la voyelle ! 

Comme toujours, dans ce genre de dossiers, on ne cherche jamais à démontrer en quoi le prévenu se trompe, fait fausse route, ment ou se trompe. Il suffit seulement de dire et de répéter que les propos tenus sont un condensé de haine, qu’ils peuvent conduire aux pires extrémités, qu’ils menacent le vivre ensemble pour pouvoir réclamer ouvertement, et avec quelle insistance, la définitive mise hors d’état de nuire du délinquant de la pensée. Quand le Parquet et les parties civiles organisent la ruine et l’embastillement d’un homme libre et franc, qui dit et écrit ce qu’il pense, qui essaie de se conformer à la vérité, et de la défendre, ce n’est nullement de la haine. En revanche, quand cet homme parle librement, s’affranchissant du politiquement correct et des tabous actuels, sans menacer ni poursuivre ni violenter personne, alors c’est de la HAINE avec un grand H aux yeux de leur République, de leur régime, de leur mentalité. Jugement le 22 janvier 2020.

Le regretté Robert Faurisson disait qu’il ne fallait pas seulement être courageux mais être héroïque, ce qui est beaucoup plus difficile. Le temps vient où il faudra être héroïque pour pouvoir continuer à débusquer le mensonge et l’imposture et à clamer à temps et à contretemps la vérité. La loi interdit de demander des dons pour le paiement des amendes et des dommages et intérêts mais il est possible pour ceux qui le peuvent de nous aider autrement, et de manière efficace. En s’abonnant au journal,  ou en abonnant de la famille, des amis, des connaissances. En se réabonnant même par anticipation. En faisant un don pour les frais d’avocat (nous avons été défendus par l’excellent Me Paul Yon qui fut brillant dans sa plaidoirie et qui n’eut pas de mal à démontrer qu’un Desproges, et même un Coluche, ne pourraient plus aujourd’hui tenir les propos qui étaient les leurs il y a une trentaine d’années, du fait de l’involution, de la glaciation, de la régression qui a eu lieu depuis). En adhérant à l’association des Amis de RiVAROL. En souscrivant à des abonnements de soutien ou de propagande. En faisant un don, modeste ou plus important, pour les vidéos mensuelles. En faisant connaître autour de vous le journal et les vidéos. En participant à sa diffusion autour de soi. 

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. L’hebdomadaire de l’opposition nationale et européenne a déjà connu de fortes adversités et de grandes turbulences en quelque soixante-dix ans d’existence. Il en a toujours triomphé. Ce qui ne nous abat pas nous rend plus forts. Avec votre soutien militant, votre fidélité admirable, vos efforts renouvelés, nous sommes sûrs de franchir ce nouvel obstacle. Nous nous battrons comme des lions et utiliserons, s’il le faut, tous les recours possibles. Il faut coûte que coûte tenir debout. Etre et durer, selon la devise des parachutistes. C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. Après l’hiver vient le printemps. Sursum corda ! 

[…] (lire la suite)

Jérôme BOURBON.

Editorial du numéro 3397 de RIVAROL daté du 30 octobre 2019.

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