
LES VŒUX d’Emmanuel Macron, le 31 décembre 2025, ont été conformes au personnage et à son « en même temps » qui permet de dire tout et son contraire, mais toujours au service de la révolution arc-en-ciel. Après avoir vanté, au début de son allocution radiotélévisée d’une dizaine de minutes, les soignants qui protègent, nourrissent, aident, apportent secours et fraternité, le chef de l’Etat a indiqué qu’il veillerait personnellement en 2026 à la réalisation effective de plusieurs grands chantiers, dont celui sur la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie active. « Nous irons au bout (en 2026), a-t-il déclaré, du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité, sujet sur lequel je m’étais engagé devant vous en 2022. » Selon toute vraisemblance, l’euthanasie sera donc dépénalisée cette année. Le Sénat doit se prononcer fin janvier sur le texte voté en première lecture par l’Assemblée le 26 mai dernier et le Palais-Bourbon doit le réexaminer en deuxième lecture dès le mois de février. Tout peut donc aller très vite d’autant qu’il n’y a guère de résistances face à cette légalisation à venir du suicide assisté, projet qui prévoit même explicitement un délit d’entrave à l’aide active à mourir, comme il existe depuis 1993 un délit d’entrave à l’avortement. Aucune force politique ayant une représentation parlementaire ne s’oppose en effet dans son ensemble à ce projet mortifère et criminel. Ce qui en dit long d’ailleurs sur la décadence morale de notre société et sur son degré de déchristianisation voire de déshumanisation.
Macron ose dire qu’il s’était engagé sur le sujet en 2022 et qu’il faut donc aller au bout mais il y a un an, lors de ces vœux de la Saint-Sylvestre 2024, il s’était engagé à consulter directement le pays par référendums sur différents sujets majeurs, sans d’ailleurs jamais préciser lesquels, or il n’en a rien fait depuis et gageons qu’il n’en fera rien jusqu’au terme de son second mandat. Ses engagements sont donc à géométrie variable. De plus, cette affaire dite hypocritement de « fin de vie dans la dignité » est cousue de fil blanc depuis le début. On a fait croire qu’on consultait le pays par le biais d’une convention citoyenne mais la décision était prise dès le début. Ce n’est comme d’habitude qu’une grossière entreprise de manipulation pour tenter de donner un semblant de légitimité à une révolution anthropologique de grande ampleur. On va en effet demander à des soignants de donner la mort, d’administrer des potions létales contrairement à leur obligation fonctionnelle, à leur vocation, à leur raison d’être. On va donner une entorse de plus aux consciences après la légalisation il y a déjà plus d’un demi-siècle du massacre des innocents où déjà l’on demandait à des blouses blanches de tuer, de déchiqueter, d’écraser, d’aspirer un enfant à naître. Une société qui donne ainsi la mort, et singulièrement aux plus fragiles, aux êtres sans défense, et ce de manière massive, est une société condamnée, qui est sans avenir. Il n’est pas étonnant que, dans un tel monde, le nombre de décès l’emporte désormais sur celui des naissances, comme ce fut le cas pour la première fois depuis plus de quatre-vingts ans en 2024.
SANS SURPRISE, le président de la République a redit également, lors de ses vœux aux Français, que l’unité de la nation supposait de « lutter sans relâche contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination ». On notera que l’antisémitisme est cité en premier, preuve qu’il s’agit pour le chef de l’Etat du sujet le plus grave, le plus important et le plus préoccupant. Il faut dire aussi que Macron a été beaucoup critiqué depuis le 7 octobre 2023 par la communauté juive pour son manque supposé de soutien envers l’entité sioniste et sa politique à l’égard des Palestiniens. Le Lobby exige en effet un alignement inconditionnel sur Tel-Aviv et à ses yeux l’Exécutif, pourtant veule et soumis, n’en fait jamais assez.
En tout cas, ériger la lutte contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discriminations en priorité nationale absolue, c’est en réalité s’en prendre à la nation, à la famille, à la morale, à la religion, c’est continuer à désagréger notre pays et ses structures traditionnelles avec la pénalisation de ce qu’ils appellent l’homophobie, la transphobie, la xénophobie, l’antisémitisme. C’est-à-dire en réalité l’attachement à la morale naturelle, à la famille traditionnelle, à une nation française ethniquement et culturellement homogène et refusant de se soumettre à des coteries, à des groupes de pression, à des minorités activistes et délétères.
SI TOUTES les perversions morales et sexuelles sont non seulement permises mais promues, au nom de la lutte contre les discriminations qui veut qu’une drag-queen soit au moins aussi respectable et honorable qu’un bon père de famille, en revanche l’automobiliste est, lui, traité comme un criminel. Ainsi, depuis le lundi 29 décembre 2025, l’excès de vitesse de 50 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée est devenu un délit (alors qu’il était jusque-là une contravention de cinquième classe) passible de trois mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende, avec inscription au casier judiciaire. L’annulation du permis de conduire avec interdiction de solliciter la délivrance d’un nouveau permis pendant trois ans s’ajoute à la confiscation immédiate du véhicule, à l’interdiction de conduire « certains véhicules terrestres à moteur » (sic !) pour une durée de cinq ans, à l’obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation routière et au retrait de six points du permis de conduire qui, rappelons-le, en compte douze au maximum, six pour un permis probatoire. C’est une véritable folie, une honteuse persécution de l’automobiliste. Car compte tenu des limitations de vitesse de plus en plus sévères et arbitraires imposées partout, dans bien des cas, un dépassement des vitesses autorisées de 50 km/h ne constitue en rien un danger, surtout s’il fait beau et que la chaussée, comme la voiture, sont en très bon état. Nous connaissons nombre de conducteurs qui conduisent très vite et très bien depuis des décennies et qui n’ont jamais été impliqués dans le moindre accident de circulation.
Cette propension à infantiliser les automobilistes, à les montrer du doigt, à les considérer non seulement comme des souffre-douleur et des vaches à lait, mais aussi comme des assassins en puissance, est insupportable. Cela fait partie de l’inversion morale à l’œuvre actuellement dans tous les domaines : de même que l’on est aujourd’hui souvent davantage condamné pour des pensées, des écrits, des vidéos, des tweets que pour des atteintes graves et réelles aux biens et aux personnes, pour des mots que pour des actes, ce qui est un comble, de même l’automobiliste qui ne respecte pas scrupuleusement des limitations de vitesse souvent délirantes, est plus sévèrement jugé que nombre de délinquants qui volent, qui violent, qui pillent, qui tuent. Dans leur République cosmopolite, il est parfaitement licite de se droguer et de se trémousser à la Gay Pride, de consommer de la pornographie à haute dose, de répandre le sida (et même le sida mental avec la Shoah !), de n’être fidèle à aucun engagement, ni professionnel ni familial, de changer de partenaire, de genre, d’« orientation sexuelle » comme d’autres changent de chemise, en revanche on ne doit en aucun cas excéder si peu que ce soit les sacro-saintes limitations de vitesse qui par définition sont changeantes, évolutives et varient d’ailleurs d’un pays à un autre ! Et gare à qui s’y risque ! Mais dans quel monde vivons-nous ?
LA NOUVELLE ANNÉE démarre sur les chapeaux de roues avec l’invasion du Venezuela par Trump et la capture, comme dans un western, du président Nicolas Maduro menotté et humilié et de son épouse (!) jugés à New York pour narcoterrorisme et, tenez-vous bien, crimes contre l’humanité. Décidément, on vit plus que jamais sous la jurisprudence de Nuremberg ! Quoi que l’on pense de Maduro et de son régime, critiquables à bien des égards, et qui ne sont pas de nos amis, les méthodes utilisées par le président américain sont en tous points détestables, profondément immorales, radicalement contraires au droit international, au principe de non-ingérence, de respect de souveraineté des Etats et de leur intégrité territoriale. De plus, Trump ne cache pas dans cette affaire son cynisme le plus absolu : il s’agit de faire main basse sur le pétrole vénézuélien et, au-delà, d’intimider toutes les puissances qui lui résistent ou qui lui déplaisent, d’isoler l’Iran dont Caracas est un allié précieux et fidèle, sur le plan économique et diplomatique, d’affaiblir un peu plus le camp antisioniste, Caracas et Téhéran étant notoirement anti-israéliens et opposés au génocide casher à Gaza. Cette expédition états-unienne rappelle à bien des égards l’agression contre l’Irak de Saddam Hussein en 1991 et plus encore en 2003 avec toujours des motifs mensongers, des accusations infondées voire calomniatrices. Les Etats-Unis, comme l’entité sioniste, sont depuis l’origine des Etats terroristes et voyous. Ils constituent la pire menace pour le monde.
Quant à Trump, qui est à la fois vulgaire, vaniteux et vénal, il montre une fois de plus, après les scandaleux et criminels bombardements de l’Iran et son soutien actif et constant au génocide à Gaza, qu’il n’est qu’un misérable laquais du judaïsme et du sionisme international, qu’il est l’otage consentant de ses financiers, de ses argentiers judéo-sionistes, que sa campagne présidentielle défendant l’isolationnisme était une imposture et que ce protestant multidivorcé, ayant fait fortune dans l’immobilier, les casinos, tout ce qui flatte les vices et les bas instincts, et ayant activement participé à de vulgaires émissions de télé-réalité, n’est au final qu’une baudruche et qu’il poursuit en réalité la politique à la fois agressive, impérialiste et ultra-sioniste des Etats-Unis d’Amérique depuis plus d’un siècle. Malgré quelques coups de menton, essentiellement verbaux, contre le wokisme et le lgbtisme et alors qu’il a complètement renoncé depuis son second mandat à lutter contre l’avortement. Et dire que, dans nos milieux, d’aucuns ont présenté et continuent à présenter cet individu répugnant — qui veut faire de la bande de Gaza un paradis pour milliardaires après en avoir expulsé définitivement ses habitants légitimes — comme le sauveur de l’Occident et de la chrétienté, comme le chevalier blanc luttant héroïquement contre les prédateurs pédophiles alors que tout laisse à penser qu’il est mouillé jusqu’au cou dans la sordide et criminelle affaire Epstein ! Jusqu’où peuvent aller l’aveuglement et la bêtise en politique ? Cela donne une idée de l’infini.
IL Y A UN AN jour pour jour disparaissait Jean-Marie Le Pen à l’âge de 96 ans. Sa grande voix nous manque. Elle fait cruellement défaut dans les circonstances présentes. On pouvait ne pas toujours être d’accord avec ses prises de position mais c’était un homme libre qui disait ce qu’il pensait, qui n’était pas aligné sur la police de la pensée. Il donnait envie de s’engager car on sentait chez lui, malgré tous ses défauts, une certaine sincérité, une réelle authenticité qu’on ne retrouve plus aujourd’hui chez aucun responsable politique de premier ni même de second plan. Cela aussi, c’est un bien triste signe des temps. Une involution, une glaciation. Une aggravation de la situation.
Mais malgré tout, il nous faut lutter, résister et durer. Avec votre aide, nous le ferons encore énergiquement tout au long de cette année si Dieu nous prête vie. En dépit de la noirceur des temps que nous vivons, nous vous souhaitons à tous une bonne, heureuse et sainte année. Et que le Dieu d’amour qui s’est manifesté aux nations le jour de l’Epiphanie sous les traits d’un enfant enveloppé de langes et nous attirant à Lui nous vienne en aide ! […]
RIVAROL, <[email protected]>
Source : Éditorial de Rivarol





























Jeune Nation TV









Tout est dit. Il n’y a, je le crains, aucune raison d’espérer.
Il y a t’il eu des miracles dans l’Histoire ? Je crois que non.
Tous mes vœux à Yvan Benedetti, à l’équipe de Jeune Nation, à Jérôme Bourbon , à la rédaction de Rivarol. Force et Courage à tous les opposants au système.
Excellentes analyses de Jérôme Bourbon dans son edito a propos des « vœux « du président et de l’enlèvement du président du Venezuela.
Ce que je retiens personnellement à propos des vœux du président, c’est son seul sujet d’intérêt : répondre et même anticiper les exigences d’une catégorie de citoyens mis au dessus des autres…
LE MONDE SELON MES UTOPIES
Le monde comme il devrait etre
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Ce que disait Malcom X à propos de l’esclave des champs et de l’esclave de maison, est toujours d’actualité et nous concerne tous.
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