Suite de la première partie : Chine, Occident et art de la diplomatie (Partie I).
Alternative chrétienne
Dans le monde actuel, toutes réserves quant à la mise en œuvre jusqu’à sa réalisation ultime de la conception chinoise d’un ordre planétaire étant retenues, il apparaît que celle-ci présente nombre d’avantages sur la conception occidentale. Quelle est donc cette dernière ?
L’Occident, tel qu’il s’entend présentement, et que les Russes désignent sous l’appellation d’Occident collectif, n’est qu’un avatar de l’Occident chrétien dont le magistère n’est plus l’Eglise mais celui de la synagogue, des loges et de la finance. Idées chrétiennes devenues folles, certes en partie, mais aussi idées foncièrement antichrétiennes.
Sa manière de concevoir l’ordre mondial et les relations internationales est à la fois l’héritière de pratiques et conceptions européennes millénaires réinterprétées à la lumière noire de principes anti naturels et d’une logique mécaniciste de domination liée à l’expansion économique du système prix-salaires-profits qui ne peut survivre que dans une fuite en avant, inévitablement aveugle et corollairement suicidaire.
Toutefois, dans l’Occident chrétien, millénaire, à travers le christianisme, existe aussi une conception d’un ordre mondial unifié, mais dans un cadre chrétien et par conséquent avant tout spirituel, dans la « Vérité » enseignée par la Révélation chrétienne. L’humanité, constituée de nations, a vocation à s’unir spirituellement dans la Vérité du monde – il ne peut exister qu’une seule vérité dans la mesure où il n’existe qu’un seul réel, bien que cette vérité et ce réel revêtent de multiples facettes qui en manifestent la richesse – qu’a enseignée le Christ, couronnement de la révélation donnée par son Créateur à l’humanité.
De ce fait, la pensée chrétienne agit sur l’ensemble des peuples qu’elle enseigne, à commencer par les peuples de l’Antiquité européenne et méditerranéenne, comme une sorte de champ magnétique qui infuse les intelligences, les cultures, pour les révéler à elles-mêmes et leur permettre d’accomplir pleinement leur nature propre et unique, sans en modifier le « code génétique ».
Cependant, historiquement, l’intellectualisation de cette vérité, de cette vie spirituelle véritable seule conforme à l’ordre du monde voulu par le Créateur, est passée tout comme les prémices de la Révélation l’ont été à travers le prophétisme hébreu – à travers la culture hellénique et latine, ce qui fait que la Vérité chrétienne s’est diffusée dans le monde, a atteint les peuples vivant sur la planète, sous la couleur de l’helléno-christianisme.

Autrement dit, reçu par les autres peuples, il apparaît moins comme la diffusion de la Vérité universelle que comme la religion, la pensée du monde européen, dont le gardien principal, historiquement, est l’Eglise catholique romaine, laquelle a temporellement une fonction centralisatrice, unificatrice qui fait apparaître le Saint Siège et son Etat comme une structure supranationale, « mondialiste » de fait, avant la lettre. Et, par le passé, cela s’est manifesté, notamment à travers la querelle des investitures et les relations entre Philippe le Bel et la papauté.
Nous nous retrouvons ainsi dans une situation comparable à celle de la Chine, dans la mesure où se trouvent en concurrence deux systèmes de représentation du monde, chacun des partenaires devant convaincre le reste du monde d’adopter ses grands principes métaphysiques fondateurs de l’ordre mondial qu’il envisage, démarche sans laquelle il est impossible d’établir un ordre mondial harmonieux. En principe, d’expérience, toute aire de civilisation, fondée sur une représentation unique du monde qui lui est propre, est inassimilable à toute autre et parler de tolérance des religions polythéistes comparativement à l’intolérance des religions monothéistes relève du mythe. Il suffit d’observer comment en Inde les Hindous persécutent les chrétiens, lesquels n’entrent pas dans leur schéma religieux. En fait, si l’on ne gagne pas les âmes et les cœurs, les systèmes de représentation du monde s’entrechoquent et les points de rencontre intellectuels et spirituels sont limités e dépit du fait que la nature humaine est universelle.
Nous n’entrerons pas évidement dans une comparaison métaphysique du monde sans dieu créateur chinois et de la conception chrétienne ; nous nous en tiendrons à une étude d’ordre politique et géopolitique.
Hubris occidentale
Cette vision chrétienne traditionnelle s’est traduite par un permanent effort d’évangélisation à travers le monde, laquelle, si elle s’est passée dans la plupart des cas de manière pacifique, a connu aussi des épisodes violents, tant en Europe – la « croisade » contre les Obodrites par exemple au XIIe siècle [Tribu slave établie depuis les Ve-VIe s. sur le territoire du Mecklembourg, les Obodrites créèrent un État, florissant au XIe s. et dans la première moitié du XIIe s., qui fut conquis vers 1160 par Henri le Lion] – qu’en Amérique latine. Mais c’est un trait de tous les systèmes religieux lorsqu’ils se confrontent, les « vérités » de chacun étant généralement inconciliables.
Toutefois, les débordements de certains évangélisateurs, utilisant en réalité la religion comme moyen de développer leur puissance, sont actuellement abusivement grossis ce qui n’a rien de surprenant dans un contexte mondial d’antichristianisme. Par exemple, lorsque l’on cite la croisade bénie par Innocent III des chevaliers du Porte Glaive contre les Livoniens au XIIIe siècle qui abjuraient le baptême qu’ils avaient reçu, il faut moins y voir de leur part un rejet du christianisme que le refus de subir la germanisation qui l’accompagnait. Ils ne purent d’ailleurs pas y échapper.
Antichristianisme, disons-nous : mais l‘Occident lui-même est actuellement antichrétien et plus justement, une aire d’anti-civilisation ; il suffit de penser au woke, au « elgébétisme », à l’inversion systématique des principes.
Quoi qu’il en soit, la certitude de détenir la clé de la vérité du monde a développé chez les peuples européens un comportement visant à la conquête morale et spirituelle des autres dont l’acmé apparaît, de manière dévoyée, dans les Etats organisés selon les préceptes des sectes protestantes, en premier lieu, les Etats-Unis.
Leur messianisme politique fondé sur l’idée de « destinée manifeste » et qui nourrit un comportement impérialiste est aux antipodes de la conception chinoise de l’organisation du monde qui apparaît d’une pragmatique souplesse. Ce comportement se surajoute au fait que les peuples d’Europe ont manifesté leur formidable dynamisme à travers l’histoire récente sous la forme de conquérants qui ont imposé commercialement mais aussi militairement et sans ménagements leur férule à l’ensemble de la planète, l’apogée se situant au début du XXe siècle avant que la funeste Grande Guerre n’amorce leur déclin.

Il n’y a pas à s’en repentir : cela a été le propre de la plupart des peuples puissants dans le monde qui ont conquis des terres, des peuples, que ce soit par réflexe naturel de défense que par volonté de conquête. Etre asservi ou défaire un envahisseur : tel est le dilemme, que tout esprit pragmatique résout avec bon sens. N’oublions pas que, dans l’histoire, l’Europe a été une forteresse assiégée et n’a desserré l’étau que temporairement au cours du XVIIIe siècle et pour seulement deux siècles. En outre, ne négligeons pas aussi l’action civilisatrice, en termes d’aménagements, d’infrastructures, de santé qui a été menée et sans laquelle nombre de ceux qui, au sein de ces peuples, rejettent les Blancs, ne seraient pas en vie. Cependant, cela ne nous exempte pas de la nécessité de comprendre les limites et les implications de tels comportements qui souvent aboutissent à insulter l’avenir.
Cela précisé, au XXIe siècle, la domination européenne est battue en brèche sur l’ensemble de la planète tandis que le magistère qui domine les peuples d’Europe leur est étranger et même ennemi, avons-nous déjà rappelé. Le déclin est d’autant plus amorcé que ces peuples d’Europe, principalement ceux de l’Europe carolingienne, sont entrés en décadence par suite d’une crise spirituelle suivie, conjuguée avec les effets d’un enrichissement important qui a affaibli le sens de l’effort et encouragé les comportements sybaritiques.
Le monde occidental, de centre du monde, tend à devenir un pôle civilisationnel et économique parmi d’autres, qui émergent (ou réapparaissent) comme la Chine mais n’accepte pas cette modification du rapport de forces, ne semble même pas en comprendre la réalité, alors qu’il n’a plus les moyens de maintenir sa position centrale de domination. Au lieu d’en prendre acte et de s’adapter avec pragmatisme et réalisme à la nouvelle donne, il conserve, comme instinctivement, le principe de de destinée manifeste de domination planétaire de l’Occident comme s’il lui revenait de droit. Cela est d’autant plus incongru que le messianisme occidental est un messianisme inversé, d’inspiration satanique qui va à l’encontre de tous les principes de l’ordre naturel que conservent pour l’essentiel les autres peuples de la planète. L’incongruité s’accroît lorsque l‘on voit cet Occident se laisser envahir par ceux qu’il prétend dominer et régir. Quos vult perdere jupiter dementat : les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre.
Ce comportement est renforcé par la nature économique prédatrice du système économique prix-salaires-profits, lequel, fondamentalement, ne peut accepter le recul, la défaite, la crise ; bref, la perte de profits financiers, de capitaux. Il en résulte une lutte à mort, une lutte pour la suprématie de quelques-uns sur tous les autres dans une course à l’enrichissement financier, source de puissance non partageable.
A une colonisation territoriale menée par les peuples d’Europe, nourrie d’un certain altruisme essentiellement chez les Français, même si les considérations économiques n’ont pas toujours été absentes sans avoir l’importance que l’historiographie dominante veut lui accorder (dans le cas de l’Algérie il suffit de lire le livre de Daniel Lefeuvre « Chère Algérie » 2005, pour comprendre que la colonisation de ce territoire n’a pas été source d’enrichissement pour la France), disparue au cours des années 1950-1960, a succédé une colonisation d’une toute autre nature.
Il s’agit d’une colonisation économique, faite d’exploitation des peuples par une minorité de financiers, exploitation par laquelle les avantages de développement économique sont fortement obérés par des situations de sujétion d’exploitation économique et financière et plus encore de mépris, ce qui est le corollaire d’un monde matérialiste dans lequel l’homme n’est qu’une « ressource humaine » et par suite un quantum d’énergie à utiliser avant de mettre au rebut, le jeter à la décharge.
Une conception inadaptée
Une telle vision mécaniquement manichéiste des relations planétaires, outre le fait qu’elle est elle-même démoniaque, ne correspond plus, ou pas, à l’ordre du monde du XXIe siècle. L’aveuglement caractéristique de cette manière de faire ne peut que conduire à la catastrophe, tant pour cet Occident devenu fou que de l’ensemble de la planète menacée par ses agissements.
L’expansion des peuples d’Europe à travers le monde, si elle ne l’a pas christianisé, a diffusé nombre d’idées, de concepts que les peuples colonisés, dominés ont assimilé dans une proportion variable. En Chine, par exemple, les intellectuels ne peuvent penser la tradition intellectuelle chinoise sans y mêler des concepts venus de l’Europe ce qui, d’une certaine manière crée un état de crise. La philosophie politique et la plupart des « sciences sociales » enseignées présentement en Chine sont en réalité toutes importées du monde européen et sont fondées sur des concepts, des théories et des méthodologies occidentales. Leur « sinisation » est certes l’objectif de nombreux intellectuels chinois mais ce travail, louable dans son principe, est de longue haleine et ne pourra pas rejeter ce qui vient du monde européen comme le pensent par exemple Zhang Weiwei (né en 1957) ou Pan Wei (né en 1964).
Les idées des Lumières diffusées par les colonisateurs européens, les principes issus de l’helléno christianisme imprègnent les élites de nombre de pays du monde, notamment en Afrique et ceux-ci en réclament, quelle que soit l’interprétation qu’ils en fassent, l’application politique, notamment en matière de respect de la personne, de respect de la dignité de chaque peuple, et demandent de ne plus être traités, du moins formellement, en inférieurs.
La superbe des peuples d’Europe n’est plus supportée et elle l’est d’autant moins que ceux-ci ont eux-mêmes des comportements dévoyés, avec le wokisme, par exemple.

Cela nécessite de leur part une révision de leur manière de faire et d’agir. Dans le monde qui se profile, les peuples d’Europe, les peuples anglo-saxons doivent comprendre et accepter qu’ils vont devoir s’insérer dans un monde multi polaire et qu’ils ne pourront assurer leur puissance qu’en adaptant leurs comportements, leur politique en fonction de ces nouvelles données. Nous n’avons pas à rechercher la création d’une hégémonie civilisationnelle sur la base d’une culture axiale et d’une culture nationale. Nous devons penser un ordre du monde qui comprend rationnellement les limites internes de toutes les civilisations et de toutes les cultures, accepter que le monde soit pluriel et multipolaire. Tout comme il est impossible de concevoir l’ordre du monde établi selon les règles du jeu de l’actuel Occident, il ne faut pas non plus que le principe alternatif ordonnateur de cet ordre planétaire soit construit sur une logique de résistance, voire de rejet de l’Occident, car cela ne fera que faire perdurer le problème, l’aggraver, même si les termes en auront été modifiés.
De ce point de vue la manière chinoise d’envisager les relations internationales – « une universalité basée sur la reconnaissance de l’autre » selon l’expression de Qian Yongxiang – est mieux adaptée à cette réalité nouvelle que l’hubris des Occidentaux sous férule étatsunienne, laquelle n’est que le bras armé de forces dirigeantes contraires à l’intérêt des peuples d’origine civilisationnelle gréco-romaine et chrétienne. Non pas qu’elle fasse disparaître toute visée à caractère impérialiste : mais elle la rend plus efficace, plus acceptable.
Voies d’avenir
Les peuples d’Europe doivent, c’est une question de survie, se délivrer, se défaire, mentalement puis physiquement, du magistère anticivilisationnel, démoniaque, qui les asservit et les détruit. Mais, pour tenir à nouveau une place d’importance et respectée dans le concert international, ils devront proposer un ordre mondial fondé sur le respect mutuel des peuples en promouvant des relations internationales fondées sur des échanges culturels, universitaires, économiques ménageant les intérêts et la susceptibilité de chacun, et cela pour mieux rétablir leur position dans le monde.
Rabâchons-le, tout ordre planétaire, aussi « parfait » qu’il soit ou voulu comme tel, n’effacera jamais les rapports de forces entre peuples, entre civilisations. Aussi longtemps qu’existera de la vie, aussi longtemps qu’il y aura des peuples, ceux-ci voudront légitimement déployer leur être, même sans volonté expansionniste. Les peuples sont par nature inégaux : soit par la taille démographique, soit par le territoire, soit par le degré de civilisation et de savoir technique et scientifique. C’est une donnée incontournable.
Plus encore, un peuple, une aire civilisationnelle de haute civilisation, dynamique intellectuellement, démographiquement, peuvent être comparés à une source d’énergie, une sorte d’étoile qui rayonne et éclaire autour d’elle de manière naturelle, de par sa puissance de elle imprègne, irradie les autres peuples qui, par la force des choses, en retirent une coloration, une influence dont ils s’imprègnent à leur tour pour s’enrichir eux-mêmes.
Les peuples d’Europe, s’ils veulent légitimement retrouver une situation d’irradiation comparable à celle qu’ils ont eu dans le passé, doivent d’abord se ressourcer en eux-mêmes, brûler les miasmes de décadence, de déclin qui sont en train de les détruire. Spirituellement, il importe à l’Eglise de mener une action de combat intellectuel pour présenter, exposer, dans un langage et une forme adaptée au monde contemporain, les principes métaphysiques, spirituels, moraux qui caractérisent le christianisme, sans pour autant les modifier aucunement dans leur nature comme cela s’est produit avec Vatican II. Le Christ lui-même a dit que le royaume des cieux était promis aux combattants et non aux mièvres et aux faibles.
Si les laïcs doivent mener le combat politique dans la sphère temporelle qui est la leur, les clercs doivent mener sans faiblir, sans concession aux modes, le combat pour rétablir la pensée européenne. Pour paraphraser Benoit XVI et son « Discours de Ratisbonne » d’importance majeure, qui s’était semble-t-il rendu compte sans être en mesure d’y remédier des errements graves de la pensée catholique au XXe siècle auxquels il avait lui-même participé,
Il faut « réhelléniser » la foi et la pensée européenne et notamment montrer l’erreur de ceux qui parlent de « judéo-christianisme », celui-ci ayant été condamné dès l’an 59 au « Concile » de Jérusalem. Cela dit, aborder ce problème fondamental n’est pas hors sujet. Car, avons-nous écrit précédemment, le christianisme, dans son universalisme, apporte une connaissance, certes marquée par la pensée « européenne », mais qui permet d’infuser spirituellement tous les peuples sans pour autant interférer dans leur souveraineté. Sous cet aspect, il contient une promesse de compréhension commune entre les peuples et permet à l’Eglise de ne pas renoncer à sa mission universelle sans pour autant contraindre les peuples : la puissance de son rayonnement spirituel doit pour l’essentiel suffire à sa diffusion de son message. Mais sous un autre aspect, elle permet aux peuples d’Europe de se ressourcer spirituellement et de parvenir ainsi à mieux dynamiser la vitalité de leur identité et de leurs traditions.
Cela répond au Tianxia chinois qui envisage de fait une civilisation universelle, dans laquelle il n’y a pas de distinction entre « nous » et « l’autre » mais seulement des valeurs humaines universellement respectées. Or, un fondement inébranlable, indiscutable ne peut s’établir qu’à partir d’une référence extérieure à soi-même, un donné universel.
La Révélation chrétienne répond à cette exigence, ce qui n’est pas le cas de la pensée chinoise qui, pour sage et expérimentée qu’elle soit, ne dispose pas de cet ancrage.
Ainsi, le pseudo messianisme étatsunien peut-il être démythifié et les peuples d’Europe nettoyés d’une hubris incongrue et dévoyée née avec le protestantisme. Dès lors ils pourront à nouveau occuper la place qui leur revient dans le monde, d’autant plus que sûrs d’eux-mêmes, ils seront en mesure de participer au concert des nations dans le respect de la personnalité et de la dignité de chaque peuple. Et cela, avec la possibilité d’éviter un écueil qui guette à terme – s’il n’est pas déjà en germe – la Chine et risque de menacer son modèle internationaliste du Tianxia. En effet, le modèle chinois, avons-nous vu, revêt un aspect de domination économique et financière implicite qui, tôt ou tard indisposera. Il appartient aux peuples européens, régénérés, d’éviter cet écueil. Ils en auront les moyens, et cela pour mieux assurer leur place dans le monde.
Evidemment, dès maintenant, cette réorientation de la diplomatie doit être engagée par tout pouvoir soucieux des intérêts des peuples d’Europe, diplomatie que la Russie met déjà en œuvre avec un Vladimir Poutine et un Sergueï Lavrov. Mais nous savons qu’il n’en sera rien de la part de cet Occident sous domination anglo-saxonne mondialiste et percluse de talmudisme, qui est parti pour continuer à avancer à tombeau ouvert vers l’abîme. Nécessité de subir une passion avant de connaître une résurrection ? C’est un autre débat. Quoi qu’il en soit, humilité, vertu de vérité, pragmatisme – sens du réel et de l’efficacité – sont les deux phares qui doivent guider la doctrine diplomatique des peuples d’Europe. Telle est la ligne diplomatique qu’un Etat nationaliste digne de ce nom doit suivre.









































JN TV




