
DEPUIS LE 2 mars l’entité sioniste a tué plus de 2000 personnes au Liban, dont de nombreux enfants, et fait plus de 6000 blessés. Il y a quelques jours, en une dizaine de minutes, par des bombardements d’une intensité et d’une barbarie absolues, l’aviation israélienne a rasé des immeubles entiers, sans même donner au préalable un ordre d’évacuation, tuant plus de 300 personnes, blessant plus d’un millier de civils. Ce sont des familles entières qui sont ainsi décimées ou endeuillées. Lorsqu’on rentre de son travail, on a perdu son père, sa mère, son fils, sa fille, son frère, sa sœur. Sans aucune raison si ce n’est l’hybris israélienne, la folie de ses dirigeants qui, s’affirmant menacés, sèment partout la mort, la ruine et le chaos autour d’eux. En toute impunité. Ce sont eux les coupables, les criminels, les assassins. Et pourtant ce sont ceux-là que l’on veut protéger, immuniser. Grâce à des législations d’exception.
Au moment même où l’entité sioniste met à feu et à sang le Proche-Orient et menace l’économie mondiale par ses guerres d’agression menées de concert avec sa colonie états-unienne avec à sa tête le grotesque Trump, l’Assemblée nationale en France s’apprête à examiner, les 16 et 17 avril, une proposition de loi déposée et défendue par la Judéo-Sioniste Caroline Yadan visant à lutter contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme » et qui a en réalité pour but d’empêcher toute critique de l’Etat d’Israël et de la politique génocidaire qu’il conduit. Si le texte est voté et promulgué, on ne pourra plus accuser l’entité sioniste de commettre un génocide à Gaza alors que ce massacre de masse est parfaitement documenté et reconnu même par l’ONU, la Cour pénale internationale et la Cour de justice internationale. Car, on le sait, ce sont les tables de la loi de la République judéo-maçonnique et du Nouvel ordre international né de Nuremberg, un Juif est forcément génocidé. Jamais génocidaire. Il est exterminé. Jamais exterminateur. Victime. Jamais bourreau. Innocent. Jamais coupable. En état de légitime défense. Jamais violant le droit, la morale, la justice. Honnête. Jamais menteur ni voleur. Ni violeur.
L’ARTICLE 3 de cette proposition de loi scélérate et liberticide stipule que « le fait de provoquer directement ou indirectement à la destruction ou à la négation d’un État, ou de faire publiquement l’apologie de sa destruction ou de sa négation, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende ». On appréciera le choix de l’adverbe indirectement. Cela permettra de faire condamner pénalement tous ceux qui critiquent ou condamnent les crimes de masse perpétrés quotidiennement par l’entité sioniste. Qu’ils soient de droite ou de gauche radicale. C’est d’ailleurs déjà en grande partie le cas. Olivia Zémor, la présidente d’EuroPalestine, très marquée à gauche, a ainsi été scandaleusement condamnée le 26 mars par le tribunal correctionnel de Paris à deux ans de prison avec sursis, cinq ans d’inéligibilité, une amende très lourde, une inscription au fichier du terrorisme pour son soutien à la Palestine et à sa résistance armée face à l’occupation et à la colonisation israéliennes. Quelques jours auparavant, son mari, Nicolas Shashahani, avait été arrêté chez lui à six heures du matin et mis en garde à vue. De la même manière, on ne peut qu’être révolté par le traitement infligé à la militante pro-palestienne Rima Hassan, fût-elle à LFI, mise en garde à vue pour un simple soutien à la résistance palestinienne, et accusée mensongèrement d’avoir de la drogue dans ses affaires. C’est d’ailleurs pendant sa garde à vue que des policiers et des magistrats ont communiqué aux media ces informations d’ailleurs fausses, ce qui est à la fois une atteinte grave au secret de l’instruction et une volonté délibérée de salir une militante anti-israélienne.
A RIVAROL nous avons toujours dénoncé l’arbitraire et les injustices, quelles qu’en soient les victimes. Même si on ne peut espérer une même grandeur d’âme de la part de la gauche, qui est fondamentalement sectaire, ce n’est pas une raison pour ne pas dénoncer les iniquités. C’est ainsi qu’après 1968 notre journal avait condamné les interdictions arbitraires de périodiques gauchistes prises par le régime gaulliste au nom de la liberté de l’esprit, même si nous n’avions bien sûr quasiment rien en commun avec ces publications. La liberté en effet ne se divise pas et même si philosophiquement on ne peut bien sûr mettre sur le même plan la vérité et l’erreur, les libertés sont à ce point assassinées aujourd’hui qu’il faut dénoncer publiquement toutes les formes d’injustice et de tyrannie. D’où qu’elles viennent et qu’elles qu’en soient les victimes. De plus, quand on est dans l’opposition à un régime, il est particulièrement malvenu et imprudent d’encourager à la censure ou à la dissolution de groupements ou de périodiques. Pierre Sidos, le président de l’Œuvre française, rappelait toujours que les partisans de l’Algérie française qui avaient voté des mesures de répression contre le FLN se sont vu appliquer, quelques années plus tard, les mêmes peines par le pouvoir gaullien. Il en tirait la conclusion que, dans l’opposition, il ne faut jamais défendre ni voter des mesures de répression que l’on peut à tout moment vous appliquer. C’est du simple bon sens.
NON SEULEMENT la proposition de loi Ydan sacralise l’entité sioniste mais elle entend étendre le délit de contestation de la Shoah et celui d’apologie de terrorisme. Comme si l’arsenal répressif dans ce domaine n’était pas déjà des plus implacables. Le lobby juif va toujours plus loin dans la tyrannie. Il est sans limites. C’est d’ailleurs ce qui le caractérise fondamentalement. Il va toujours trop loin. Les grands prêtres allaient jusqu’à insulter le Christ en Croix nous rapportent les Evangiles. Il ne leur suffisait pas qu’il fût flagellé, condamné à mort et crucifié, il fallait encore se moquer de lui méchamment au Golgotha tandis qu’il était ensanglanté. Ils l’agonissaient d’injures pendant qu’Il agonisait. Voilà le degré de moralité et d’humanité de ces gens-là. Il n’est donc pas étonnant de les voir faire ce qu’ils font à Gaza, au Liban, en Iran. Partout où ils passent, la justice, la vérité et l’honneur trépassent.
On est toujours dans l’inversion accusatoire : ce sont eux qui commettent des horreurs et ce sont ceux qui les dénoncent qui sont condamnés, pointés du doigt, pénalement sanctionnés. C’est la coterie juive qui a voulu cette loi Yadan, comme elle a voulu la loi Gayssot. C’est d’ailleurs lors du quarantième dîner du CRIF, en février, que le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est engagé à « inscrire à l’ordre du jour du Parlement dès ce mois d’avril la proposition de loi portée par Caroline Yadan ». Ce qui est pratique avec le dîner du CRIF, c’est que cela nous permet chaque année de savoir à l’avance à quelle sauce casher nous allons être mangés !
MAIS IL Y A toutefois une différence de taille entre ce qui s’est passé au moment du vote de la loi Gayssot en 1990 et ce qui a lieu trente-six ans plus tard. A l’époque la gauche (PS, PCF et radicaux) avait voté comme un seul homme au Parlement la loi Rocard-Fabius-Gayssot. Mais la droite RPR-UDF avait unanimement voté contre, même si elle n’avait pas osé saisir le Conseil constitutionnel à l’époque en pleine affaire Carpentras. Qu’elle vote contre la loi Gayssot serait impensable aujourd’hui, ce qui prouve à quel point les choses se sont aggravées en l’espace de quelques décennies seulement. A l’époque, la courageuse Marie-France Stirbois, qui était alors le seul député du Front national élu au scrutin majoritaire à deux tours, à Dreux, avait défendu plusieurs heures durant au Palais-Bourbon une exception d’irrecevabilité contre cette proposition de loi Gayssot sous les injures et les quolibets des rangs de la gauche la traitant d’« Eva Braun », ce qui n’est nullement une insulte à nos yeux, bien au contraire !
Aujourd’hui, preuve que la “droite” et « l’extrême droite » sont devenues totalement cashères, le Rassemblement national de Jordan Bardella et de Marine Le Pen, l’Union des Droites pour la République d’Eric Ciotti et les Républicains de Retailleau et de Wauquiez ont déjà fait savoir qu’ils voteraient en faveur de la proposition de loi Yadan, ce qui est une parfaite ignominie. A l’inverse, la gauche est massivement contre, à l’exception de quelques personnalités comme François Hollande ou Bernard Cazeneuve. Quant aux macronistes qui feront la différence sur ce vote, ils sont divisés. Attal est pour mais le Modem de Bayrou a demandé le report du débat et du vote sur cette proposition de loi contre laquelle se sont mobilisées sous forme de pétition plus de 660 000 personnes qui refusent que l’antisionisme soit assimilé à de l’antisémitisme. C’est en effet scandaleux mais ni plus ni moins que le fait de mettre un signe égal entre révisionnisme historique et antisémitisme. Les chercheurs qui n’adhèrent pas à la thèse officielle sur la Shoah ne le font pas par antisémitisme mais par rigueur scientifique et honnêteté intellectuelle. C’est parce qu’ils ont la certitude, du fait de leurs travaux, de leurs études, de leurs enquêtes, qu’on nous raconte des bobards sur le sujet qu’ils sont révisionnistes. Et non parce qu’ils seraient antisémites. Mais c’est tellement plus facile de disqualifier un contradicteur en l’accusant de crime de haine que d’essayer de répondre sur le terrain de l’intellect, de l’histoire, de la controverse intellectuelle, des arguments rationnels. De même il est plus facile d’interdire toute critique du sionisme en l’assimilant là aussi, là encore, à de la haine que de répondre aux accusations parfaitement fondées et documentées sur les crimes israéliens, sur l’imposture du sionisme, sur l’illégitimité radicale de l’Etat d’Israël fondé sur un triple mensonge, une triple imposture : celle de la Shoah, celle du sionisme qui postule mensongèrement d’accorder une terre sans peuple à un peuple sans terre, ce qui est une façon de nier l’existence du peuple palestinien — il est là le vrai négationnisme, et nullement ailleurs ! — et celle consistant à refuser de reconnaître la Divinité du Christ.
LE PLUS TRISTE dans tout cela, c’est que le Front national qui s’opposait naguère farouchement à la loi Gayssot, comme à la loi Pleven, est devenu aujourd’hui, en s’appelant Rassemblement national, sous la direction de Marine Le Pen et de ses sbires, un servile exécutant, un misérable laquais des ordres du CRIF et de la LICRA pour laquelle a d’ailleurs travaillé Caroline Yadan. Laquelle a succédé comme député à un autre Likoudnik Meyer Habib qui, on s’en souvient, a embrassé le juvénile Bardella lors d’une cérémonie en « hommage aux victimes du 7 octobre 2023. » Naturellement il n’y a jamais eu de cérémonie identique pour les victimes palestiniennes, libanaises, iraniennes ou syriennes tuées par Tsahal !
Ce que Marine Le Pen appelle depuis 2002 la politique de dédiabolisation, c’est en réalité la politique du diable, celle de se soumettre entièrement à la synagogue, à la coterie juive, à l’entité sioniste. Cela s’appelle purement et simplement une trahison. Ou alors les mots n’ont plus de sens. Et cette trahison est lourde de conséquences. […]
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Source : Éditorial de Rivarol






































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