Accueil » Culture » La Campagne du Président Roosevelt pour pousser à la guerre en Europe

La Campagne du Président Roosevelt pour pousser à la guerre en Europe

Les documents secrets polonais

Cet essai porte sur la campagne secrète de Roosevelt visant à provoquer la guerre en Europe avant le début des hostilités en septembre 1939. Il traite en particulier de ses efforts pour faire pression sur la Grande-Bretagne, la France et la Pologne contre l’Allemagne en 1938 et 1939. Franklin Roosevelt a non seulement illégalement entraîné les États-Unis dans une guerre qui avait déjà embrasé l’Europe, mais il porte également une lourde responsabilité dans le déclenchement même de la guerre la plus destructrice de tous les temps. Cet article s’appuie principalement sur un ensemble peu connu de documents secrets polonais qui sont tombés aux mains des Allemands lors de la prise de Varsovie en septembre 1939. Ces documents révélateurs confirment également le rôle crucial du pouvoir juif et de son influence sur la politique étrangère américaine de ces années.

 

De grandes cérémonies ont eu lieu en 1982 pour marquer le centième anniversaire de la naissance de Franklin Delano Roosevelt.  Washington et Lincoln mis à part, il aura été encensé et couvert d’éloges comme aucun autre président dans l’histoire des États-Unis. Même le Président conservateur Ronald Reagan s’est joint au concert d’applaudissements. Au début de 1983, les journaux et télévisions commémoraient le cinquantième anniversaire de l’accession au pouvoir de Roosevelt avec une pléthore d’hommages dithyrambiques. 

Et pourtant, chaque année qui passe de nouvelles preuves apparaissent qui vont à l’encontre de l’image radieuse de Roosevelt présentée par les médias et les politiciens.  

On a déjà beaucoup écrit sur les manœuvres et les campagnes mensongères de Roosevelt pour faire entrer les États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale antérieurement à l’attaque japonaise sur Pearl Harbor en décembre 1941. L’aide apportée à la Grande-Bretagne et à l’Union Soviétique par Roosevelt en violation de la neutralité et du droit international, ses actes de guerre contre l’Allemagne dans l’Atlantique dans le but de provoquer une déclaration de guerre par l’Allemagne contre les États-Unis, son aval pour une grande campagne de « coups fourrés » contre des citoyens américains par les services secrets britanniques en violation de la constitution et ses provocations et ultimatum envers le Japon qui ont conduit à l’attaque sur Pearl Harbor – tout ceci est largement documenté est assez bien connu.

Ce qu’on connaît moins, c’est l’histoire de l’écrasante responsabilité de Roosevelt dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale elle-même. Le présent essai porte sur les campagnes secrètes de Roosevelt pour provoquer la guerre en Europe antérieurement au déclenchement des hostilités en septembre 1939. Il traite en particulier de ses efforts pour pousser et encourager la Grande-Bretagne, la France et la Pologne à la guerre contre l’Allemagne entre 1938 et 1939. 

Franklin Roosevelt n’a pas seulement illégalement entraîné l’Amérique dans une guerre qui avait déjà submergé l’Europe. Il porte une lourde responsabilité devant l’Histoire dans le déclenchement proprement dit de la plus néfaste et destructive guerre de tous les temps.

Cet article se fonde principalement sur un ensemble peu connu de documents secrets polonais qui sont tombés aux mains des Allemands lors de la chute de Varsovie en septembre 1939. Ces documents établissent clairement le rôle crucial de Roosevelt dans le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ils mettent aussi en lumière les forces derrière le Président qui ont poussé à la Guerre.

Bien que certains historiens aient déjà cité certaines phrases ou même paragraphes de ces documents, leur importance n’a pas été reconnue à sa juste valeur. Il y a trois raisons à cela, je pense. D’abord, pendant longtemps, leur authenticité n’était pas pleinement établie. Ensuite, tous les documents n’étaient pas disponibles en anglais. Enfin, les traductions en anglais dont on disposait jusqu’à présent étaient déficientes et d’une qualité inacceptable.

Quand les Allemands se sont emparés de Varsovie fin septembre 1939, ils ont mis la main sur une masse de documents du ministère polonais des affaires étrangères. Dans une lettre datée du 8 avril 1983, le Dr. Karl Otto Braun de Munich m’informa de ce que les documents étaient tombés entre les mains d’une brigade SS conduite par Freiherr Kuensberg que Braun connaissait personnellement. Une attaque surprise a permis à la brigade, en avance sur le gros des troupes, de se rendre maître du centre de Varsovie. Von Kuensberg expliqua à Braun que ses hommes ont pris le contrôle du ministère polonais des affaires étrangères au moment où les fonctionnaires du ministère s’apprêtaient à brûler les documents incriminants. Le Dr. Braun était lui-même fonctionnaire au ministère des affaires étrangères de l’Allemagne entre 1938 et 1945.

Le ministère des affaires étrangères de l’Allemagne désigna Hans Adolf Moltke, auparavant ambassadeur du Reich à Varsovie, pour diriger une commission spéciale chargée d’examiner les archives et de déterminer quels documents pourraient être rendu public. Fin mars 1940, 16 d’entre eux furent publiés sous la forme d’un livre sous le titre de Polnische Dokumente zur Vorgeschichte des Krieges [« Documents polonnais sur l’histoire de l’avant-guerre »]. L’édition du Foreign Office portait le sous-titre « German White Book N°.3. » Le livre a aussitôt été traduit dans différentes langues à Berlin et dans d’autres capitales européennes. En Amérique, l’ouvrage a été édité à New York par Howell, Soskin and Company avec le titre The German White Paper. L’historien C.Hartley Grattan a rédigé un avant-propos remarquablement prudent et réservé.

La traduction du document dans le White Paper edition des USA était inexploitable. Il manquait des phrases entières ou des morceaux de phrases, des passages étaient grossièrement rendus. H. Keith Thomson m’a expliqué pourquoi lors d’une conversion que j’ai eue avec lui le 22 mars 1983 et par une lettre du 13 mai 1983. Un premier mauvais brouillon de traduction en anglais avait été préparé à Berlin et envoyé en Amérique. Il a été transmis à George Sylvester Viereck, un publiciste pro-Allemand très en vue et conseiller en littérature à la « German Library » à New York. Thomson était étroitement lié à Viereck et était son aide en chef pour la correction des textes. Viereck avait rapidement reformulé la traduction de Berlin pour la rendre plus lisible mais sans possibilités de la comparer au texte original en polonais (qu’il ne parlait pas de toute façon) ni même à la version officielle en allemand. En apportant des changements stylistiques pour des raisons de lisibilité, le sens des documents originaux s’en est trouvé involontairement altéré.  

La question a également été abordée lors d’un petit dîner pour Lawrence Dennis organisé par Thomson à l’appartement de Viereck à l’hôtel Belleclaire à New York en 1956. Viereck expliquait qu’il avait été un consultant en littérature grassement payé du gouvernement Allemand pour faire passer au mieux la propagande au travers des publications et non en tant que traducteur, un travail de base normalement effectué par des employés. Même la plus scrupuleuse traduction d’un document compliqué est susceptible de s’éloigner du sens original, a fortiori une version littéraire déclara Viereck. Thomson partageait ce point de vue.

En préparant le texte en anglais de cet essai, j’ai attentivement examiné la traduction officielle allemande et diverses autres traductions et comparé avec des fac-similes du document original polonais.

 

Sensation médiatique

Le gouvernement allemand considérait que les documents polonais récupérés étaient d’une énorme importance. Le vendredi 29 mars, le ministère de la propagande du Reich a confidentiellement communiqué à la presse quotidienne les raisons de rendre public ces documents :

Ces documents extraordinaires, qui pourraient être publiés à partir de la première édition du samedi, vont créer une sensation politique de premier ordre puisqu’ils prouvent en fait le degré de responsabilité de l’Amérique dans le déclenchement du présent conflit. La responsabilité de l’Amérique ne doit bien sûr pas être soulignée dans les commentaires : il faut laisser parler les documents et ils sont suffisamment éloquents par eux-mêmes. 

Le ministère de la propagande demande expressément qu’un espace suffisant soit réservé pour la publication de ces documents, il en va du plus haut intérêt du Reich et des Allemands.

Nous vous informons à titre confidentiel que le but de ces publications est de renforcer la position des isolationnistes américains et de placer Roosevelt dans une position intenable, surtout compte tenu du fait qu’il se présente pour être réélu. Il n’est néanmoins pas du tout nécessaire pour nous de souligner la responsabilité de Roosevelt : ses ennemis en Amérique vont s’en charger.

Le ministère des affaires étrangères allemand rendit les documents publics le vendredi 29 mars 1940. À Berlin les journalistes du monde entier, y compris des États-Unis, ont reçu des copies fac-similées des documents originaux polonais et des traductions en allemand. Les journalistes ont été autorisés à examiner les orignaux par eux-mêmes ainsi qu’une énorme pile d’autres documents émanant du ministère des affaires étrangères de Pologne. 

Entrée des Allemands à Varsovie

La publication a causé une sensation médiatique internationale. Le sujet a fait la une des journaux américains qui ont publié de larges extraits des documents. Mais l’effet fut nettement moins fort que ce qu’avait escompté le gouvernement allemand.

Les autorités américaines ne perdirent pas de temps pour réagir en contestant formellement l’authenticité des documents. Le secrétaire d’État Cordell Hull déclara : « Je tiens à souligner avec force que ni moi ni aucun de mes collaborateurs du département d’État n’avons jamais entendu parler de conversations comme celles dont il est fait état ni ne leur accordons la moindre crédibilité. Les déclarations avancées n’ont à aucun moment représenté la pensée ou la politique du gouvernement américain. » William Bullit, l’ambassadeur des États-Unis à Paris qui était particulièrement incriminé par les documents annonça : « Je n’ai jamais fait à qui que ce soit les déclarations qui me sont m’attribuées. » Et le comte Jerzy Potocki, l’ambassadeur de Pologne à Washington dont le rapport confidentiel à Varsovie était des plus révélateurs déclara : « Je réfute les allégations attribuées à mon rapport. Je n’ai jamais eu de conversation avec l’ambassadeur Bullitt à propos d’une participation de l’Amérique à la guerre. »

Ces dénégations publiques catégoriques des plus hauts responsables ont eu pour effet de saper presque complètement l’impact des documents. Il faut se rappeler que c’était plusieurs décennies avant les expériences du Vietnam et du Watergate qui ont depuis appris aux nouvelles générations d’Américains à être très circonspect vis-à-vis de tels démentis officiels. En 1940, la grande majorité des Américains faisaient confiance à leurs dirigeants et croyaient qu’ils leur disaient la vérité.

Après tout, si les documents révélés au monde par les Allemands étaient, en fait, authentiques, cela aurait signifié que le grand leader de la démocratie américaine était un homme qui mentait à son propre peuple et enfreignait les lois de son pays tandis que le gouvernement Allemand disait la vérité. D’accepter cela, serait trop en attendre de n’importe quel peuple mais surtout du public confiant des États-Unis. 

Les réactions du Capitole ont généralement fait écho à la position officielle du gouvernement. Le sénateur Key Pittman, le président de la commission des relations étrangères qualifia les documents de « mensonges caractérisés destinés à créer des dissensions aux États-Unis. » Le sénateur Démocrate de Floride Claude Peper déclara : « C’est de la propagande allemande et cela ne doit en rien affecter notre politique. » Seuls quelques-uns ne se laissèrent pas impressionner par les dénégations officielles. Le représentant Hamilton Fish de New York, membre Républicain de la commission des affaires étrangères réclama une enquête du Congrès et déclara à la radio :  » si ces accusations sont vraies, cela constituerait un acte de trahison. Si le Président Roosevelt a conclu des ententes secrètes ou s’est engagé vis-à-vis de gouvernements étrangers à nous impliquer dans la guerre, il doit être destitué. »

Ces démentis à haut niveau furent soulignés par les journaux lors de la publication des documents. Le New York Times titrait « LES USA QUALIFIENT DE FAUX LES DOCUMENTS NAZIS NOUS ACCUSANT D’AVOIR SOUTENU LA GUERRE EN EUROPE ET PROMIS DE NOUS JOINDRE AUX ALLIES SI NECESSAIRE. En titre du Baltimore Sun on trouvait : LES DOCUMENTS NAZIS REJETANT LE BLAME SUR LES USA POUR LA GUERRE MIS EN CAUSE A WASHINGTON.

Bien que le recueil des documents polonais ait pour titre « première série », aucun autre volume n’est jamais paru. De temps à autre, les Allemands ont rendu public d’autres documents des archives polonaises. Ils firent l’objet d’une publication sous forme d’un recueil paru en 1943 contenant de nombreux autres documents saisis par les Allemands au Quai d’Orsay ou dans d’autres capitales européennes sous le titre Roosevelts Weg in den Krieg: Geheimdokumente zur Kriegspolitik des Praesidenten der Vereinigten Staaten [ Roosevelt sur le sentier de la guerre, documents secrets sur la politique de guerre du président des États-Unis. 

Une question importante reste sans réponse : où sont les documents originaux polonais aujourd’hui ? À moins qu’ils n’aient été détruits dans l’embrasement de la guerre, ils sont vraisemblablement tombés entre les mains soit des Américains soit des Soviétiques en 1945. Compte tenu de la récente politique américaine en matière d’archives, il est très peu probable qu’ils seraient encore secrets aujourd’hui s’ils étaient en possession des USA. Je dirais que, si ces documents ne sont pas détruits, ils se trouvent maintenant soit à Moscou soit en Allemagne de l’Est dans les archives de l’État central à Potsdam.

Il importe de bien avoir présent à l’esprit que ces rapports secrets étaient rédigés par des ambassadeurs polonais de haut niveau, c’est-à-dire par des hommes qui certes n’étaient pas du tout des amis de l’Allemagne mais qui néanmoins comprenaient les réalités de la politique européenne bien mieux que ceux qui faisaient la politique étrangère aux États-Unis.

Par exemple, les ambassadeurs polonais comprenaient parfaitement que derrière toute leur rhétorique autour de la démocratie et des droits de l’homme et les professions d’amour pour les États-Unis, les Juifs qui faisaient campagne pour une guerre contre l’Allemagne ne faisaient en réalité rien d’autre que de défendre avec acharnement les intérêts de leur communauté. Des siècles de cohabitation avec les Juifs avaient appris aux Polonais à connaître le caractère très spécial de ce peuple.

Les Polonais voyaient les accords de Munich de 1938 très différemment de Roosevelt et de son entourage. Le Président critiqua amèrement ces accords qui accordaient l’autonomie à trois millions et demi d’Allemands de Tchécoslovaquie et réglaient une crise européenne majeure : pour lui c’était une capitulation honteuse et humiliante au chantage de l’Allemagne. Bien que se méfiant de la puissance de l’Allemagne, le gouvernement Polonais a soutenu ces accords en partie parce qu’une une petite portion de territoire qui avait fait partie de la Tchécoslovaquie – contre le désir de ses habitants – se trouvait rattachée à la Pologne.

Les émissaires polonais tenaient les responsables de la politique étrangère américaine en piètre estime. Le Président Roosevelt était considéré comme un artiste politique qui savait comment modeler l’opinion publique américaine, mais qui n’avait aucune idée de l’état réel des affaires en Europe. Comme l’ambassadeur de Pologne à Washington le soulignait dans son rapport à Varsovie, Roosevelt poussait l’Amérique à la guerre dans le but de détourner l’attention de ses échecs en politique intérieure.

Il n’entre pas dans le cadre de cet article d’évoquer la complexité des relations germano-polonaises entre 1933 et 1939 et des raisons de l’attaque allemande contre la Pologne à l’aube du premier jour de septembre 1939. Mais on doit au moins noter que la Pologne a refusé ne serait-ce que de négocier l’autonomie des Allemands de Dantzig et de la minorité allemande du corridor. Hitler s’est vu contraint de recourir aux armes en raison d’une campagne de terreur et de spoliation qui allait en s’intensifiant de la part des Polonais contre le million et demi d’Allemands qui étaient sous leur contrôle. À mon sens, si jamais une intervention militaire a été justifiée, c’est bien la campagne allemande contre la Pologne en 1939.

Le refus obstiné de la Pologne de négocier a été rendu possible du fait d’un fatidique chèque en blanc qui garantissait un soutien militaire de la Grande-Bretagne – une garantie qui s’est révélée complètement sans valeur pour les malheureux polonais. Quand on voit la rapidité éclaire de la campagne victorieuse de l’Allemagne, il est difficile aujourd’hui de comprendre pourquoi le gouvernement polonais n’a pas eu peur de la guerre. Les dirigeants polonais avaient considéré de manière insensée que la puissance allemande n’était qu’une illusion. Ils étaient convaincus que leurs propres troupes occuperaient en quelques semaines Berlin même et qu’ils ajouteraient quelques territoires allemands pour agrandir la Pologne. Il faut aussi bien comprendre que ce conflit à l’origine purement local entre l’Allemagne et la Pologne n’a été généralisé à l’Europe entière que par les déclarations de guerre de l’Angleterre et de la France contre l’Allemagne.

Après la guerre, les juges nommés par les Alliés au Tribunal Militaire International de Nuremberg ont refusé d’admettre les documents polonais comme preuve pour la défense des Allemands. Si ces pièces avaient été admises, l’entreprise de Nuremberg aurait moins ressemblé à un procès-spectacle des vainqueurs et plus à une cour de justice internationale réellement impartiale.

 

Une authenticité au-delà du doute

Il ne fait maintenant plus de doute que les documents du ministère des affaires étrangères à Varsovie rendus publics par le gouvernement Allemand sont authentiques.

Charles C. Tansill, un professeur américain d’histoire diplomatique de l’université de Georgetown, les considère authentiques : « … j’ai eu une longue conversation avec M. Lipsky, l’ambassadeur de Pologne à Berlin durant les années d’avant-guerre, et il m’a assuré que les documents allemands du White Paper sont authentiques, » écrivit-il. L’historien et sociologue Harry Elmer Barnes confirma ce jugement : « Le professeur Tansill et moi-même avons établi de façon indépendante la complète authenticité de ces documents. » Dans In America’s Second Crusade, William H. Chamberlin signale que :  » J’ai été informé en privé par une source extrêmement fiable que Potocki, qui vit maintenant en Amérique du Sud, a confirmé l’authenticité des documents en ce qui le concernait. »

Plus important encore Edward Raczynski, l’ambassadeur de Pologne à Londres de 1934 à 1945, confirma l’authenticité des documents dans son journal publié en 1963 sous le titre In Allied London. À la date du 20 juin 1940, il écrit : 

Les Allemands ont publié en avril un Livre Blanc contenant des documents émanant des archives de notre ministère des affaires étrangères. Il était constitué de rapports de Potocki à Washington, de Lukasiewicz à Paris et de moi-même. Je ne sais pas où ils les ont trouvés puisqu’on nous a dit qu’ils avaient été détruits. Les documents sont certainement authentiques et les fac-similés montrent que pour la plus grande partie les Allemands ont eu accès aux originaux et non à de simples copies. Dans cette « première série » de documents j’ai trouvé trois rapports de mon ambassade, deux de moi et un troisième signé de moi mais rédigé par Balinski. Je les ai lus avec appréhension, mais ils ne contenaient rien de nature à me compromettre moi ou l’ambassade ou à créer un impair dans les relations avec nos hôtes Britanniques.

En 1970 leur authenticité a été reconfirmée avec la publication de Diplomat in Paris 1936-1939. Cet important travail est constitué des papiers officiels et des mémoires de Juliusz Lukasiewicz, l’ancien ambassadeur de Pologne à Paris auteur de plusieurs des rapports rendus publics par le gouvernement allemand. Le recueil a été édité par Waclaw Jedrzejewicz un ancien diplomate polonais et membre du cabinet, plus tard Professeur Emeritus au collège de Welesley and Ripon. le professeur Jedrzejewicz considérait que les documents rendus public par les Allemands étaient absolument authentiques. Il a abondamment cité plusieurs d’entre eux.

Tyler G. Kent s’est également porté garant de l’authenticité des documents. Il a déclaré que lorsqu’il travaillait à l’ambassade américaine à Londres en 1939 et 1940, il avait vu dans les dossiers des copies de messages diplomatiques américains qui correspondaient aux documents polonais et qui confirmaient leur exactitude.

 

Deux diplomates clés

Deux diplomates américains qui ont joué un rôle primordial lors de la crise européenne de 1938-1939 sont souvent cités dans les documents polonais. Le premier d’entre eux est William C. Bullitt. Bien que sa fonction officielle fût celle d’ambassadeur des États-Unis en France, il était en réalité bien plus que cela. Il était le « super envoyé » de Roosevelt et son adjoint personnel en Europe.

Comme Roosevelt, Bullitt était issu « de la haute ». Il est né dans une importante famille bancaire de Philadelphie, une des plus riches. Le grand-père de sa mère, Jonathan Horwitz, était un Juif allemand venu de Berlin aux États-Unis. En 1919 Bullitt était un assistant du Président Wilson à la conférence de paix de Versailles. La même année, Wilson et le Premier ministre Lloyd George l’envoyèrent en Russie pour rencontrer Lénine et voir si le nouveau gouvernement bolchévik méritait d’être reconnu par les Alliés. Bullitt rencontra Lénine ainsi que d’autres hauts dirigeants et à son retour a appelé à la reconnaissance du régime. Mais il a eu une brouille avec Wilson et quitta le service diplomatique. En 1923, il se maria avec Louise Bryant Reed, la veuve du leader communiste américain John Reed. En Europe, Bullitt collabora avec Sigmund Freud à une biographie psychanalytique de Wilson. Quand Roosevelt devint Président en 1933, il rappela Bullitt dans la vie diplomatique.

En novembre 1933, Roosevelt envoya Bullitt à Moscou en tant que premier ambassadeur des États-Unis en Union Soviétique. L’enthousiasme de ses débuts pour le système soviétique avait fait place à une profonde méfiance envers Staline et le Communisme. En 1936, le président le transféra à Paris. Il y exerça les fonctions de diplomate européen clé de Roosevelt jusqu’en 1940, date à laquelle l’arrivée de Churchill à la tête de la GrandeBretagne et la défaite de la France rendait son rôle spécial superflu. 

Au printemps de 1938, tous les envoyés américains en Europe étaient subordonnés à Bullitt par une directive interne du département d’État. Alors que la situation en Europe allait en s’aggravant en 1939, Roosevelt s’entretenait souvent avec son homme à Paris par téléphone, parfois quotidiennement, lui donnant souvent des instructions précises et ultraconfidentielles sur la manière de conduire la politique étrangère américaine. Même le secrétaire d’État Cordell Hull n’était pas au courant de nombreuses lettres et communications entre Bullitt et Roosevelt.

En France, remarquait le New York Times, Bullitt « était surnommé l’ambassadeur Champagne » pour la somptuosité de ses réceptions, mais il était bien plus que l’envoyé à Paris : il était le conseiller intime de Roosevelt pour les affaires Européennes, avec accès téléphonique au Président à toute heure. Bullitt et Roosevelt étaient très complices et s’accordaient parfaitement sur les questions de politique étrangère. Ils étaient tous deux des aristocrates et des internationalistes convaincus qui partageaient des points de vus précis sur la manière de refaire le monde et la conviction qu’ils étaient destinés à provoquer cette grande réorganisation.

« Entre ces coéquipiers » rapportait le Saturday Evening Post en mars 1939

Il existe une étroite et chaleureuse amitié et une grande affinité de tempérament. On sait que le Président s’appuie tellement sur le jugement de Bullitt que les rapports envoyés par courrier et par câble de l’étranger sont complétés plusieurs fois par semaine par une conversation téléphonique transatlantique. De plus, Bullitt revient aux États-Unis plusieurs fois par an pour participer aux conseils de la Maison-Blanche, au grand dam du département d’État qui le considère comme une vedette.

Dans tout le gratin du département d’État, le Président n’aurait pas pu trouver un conseiller qui réponde autant à sa propre personnalité champagne que Bullitt. Les deux hommes, nés patriciens, ont pour socle commun la rage enthousiaste de remodeler la société.

En Europe, Bullitt parlait avec la voix et l’autorité du président Roosevelt lui-même. 

Le deuxième diplomate américain en importance en Europe, Joseph P. Kennedy, était l’ambassadeur de Roosevelt à la cour de Saint-James. Comme Bullitt, c’était un banquier fortuné. Mais pour le reste, ce catholique de Boston d’ascendance Irlandaise était d’un genre très différent. Roosevelt envoya Kennedy, une figure importante du parti Démocrate et père d’un futur président, en Angleterre pour des raisons purement politiques. Roosevelt n’aimait pas Kennedy et s’en méfiait, et ce sentiment se renforça à mesure que Kennedy s’opposait de plus en plus fortement à la politique guerrière du Président. Qui plus est, Kennedy méprisait son homologue de Paris. Dans une lettre à sa femme il écrivait : « Je parle à Bullitt de temps en temps. Il est plus nerveux que jamais, son jugement est pathétique et j’ai peur de son influence sur F.D.R. parce qu’ils pensent de même sur beaucoup de choses.

 

Les Documents

Voici à présent de larges extraits des documents polonais eux-mêmes. Ils sont donnés dans l’ordre chronologique. Ils sont d’une lucidité remarquable pour des rapports diplomatiques et sont, par eux-mêmes, très éloquents.

* * * * *

Le 9 février 1938, l’ambassadeur de Pologne à Washington, le comte Jerzy Potocki, fait un rapport au ministère des affaires étrangères à Varsovie dans lequel il souligne le rôle des Juifs dans la définition de la politique étrangère américaine :

La pression des Juifs sur le Président Roosevelt et le département d’État se fait de plus en plus forte.

… Les Juifs sont désormais en première ligne pour créer une psychose de guerre qui pourrait précipiter le monde entier dans la guerre et provoquer une catastrophe générale. Cet état d’esprit est de plus en plus manifeste.

Dans leur acception des États démocratiques, les Juifs n’ont pas hésité à inclure les États communistes aux côtés des démocraties occidentales, peu importe la confusion créée, il s’agit avant tout de brandir haut l’étendard de la haine ardente contre le nazisme.

Cette haine est devenue hystérique. Elle est propagée partout et par tous les moyens : au théâtre, au cinéma et dans la presse. Les Allemands sont décrits comme une nation vivant sous le joug d’Hitler lequel veut conquérir le monde entier et noyer l’humanité dans un océan de sang.

Dans les conversations avec des représentants de la presse juive je me suis souvent heurté à leur inébranlable conviction que la guerre ne pouvait être évitée. La communauté juive internationale exploite tous les moyens de propagande pour étouffer toute velléité de quelque nature en faveur d’un rapprochement et d’une compréhension entre les nations. De sorte que l’idée se développe lentement mais sûrement dans l’opinion publique que les Allemands et leurs satellites fascistes sont des ennemis qui doivent être soumis au « monde démocratique ».

Le 21 novembre 1938, l’ambassadeur Potocki envoi un rapport à Varsovie qui présente les détails d’une conversation entre lui-même et Bullitt de retour à Washington :

Avant-hier, j’ai eu un long entretien avec l’ambassadeur Bullitt qui est ici en vacances. Il a commencé par souligner que des relations amicales existaient entre lui et l’ambassadeur [Polonais] Lukasiewicz à Paris dont il appréciait beaucoup la compagnie.

Bullitt informant régulièrement le président Roosevelt de la situation internationale en Europe, en particulier à propos de la Russie, une grande attention est accordée à ses rapports par le président Roosevelt et le département d’État. Bullitt s’exprime avec énergie et intérêt. Néanmoins, ses réactions aux événements en Europe ressemblent plus à celles d’un journaliste qu’à celles d’un homme politique…

Au sujet de l’Allemagne et du chancelier Hitler, il s’est exprimé avec une grande véhémence et une haine virulente. Il disait que seule la force et, en fin de compte, la guerre, pourrait mettre un terme aux folles visées expansionnistes de l’Allemagne.

À ma question de savoir comment il envisageait cette guerre à venir, il a répondu qu’il fallait avant tout que les États-Unis, la France et l’Angleterre se réarment à grande échelle pour pouvoir faire face à la puissance Allemande. 

Alors seulement, poursuivi Bullitt, nous serons prêts, au moment opportun, pour la décision finale. Je lui demandais de quelle façon un conflit pourrait surgir étant donné que l’Allemagne n’attaquerait probablement pas la première l’Angleterre et la France. Je ne voyais vraiment pas comment tout cela pourrait se dénouer. 

Bullitt répondit qu’il faudrait impérativement encore deux ans avant que les démocraties aient achevé leur réarmement. Dans l’intervalle, l’Allemagne aura probablement poursuivi son expansion vers l’Est. Il vaudrait mieux, dans l’intérêt des démocraties, que le conflit armé éclate là-bas, à l’Est entre le Reich Allemand et la Russie. Comme le potentiel militaire de la Russie est encore incertain, il est possible que l’Allemagne se laisse entraîner trop loin de ses bases et soit condamnée à une longue guerre d’usure. Alors seulement les démocraties attaqueraient l’Allemagne et la forceraient à capituler déclara Bullitt. 

À ma question de savoir si les États-Unis prendraient part à une telle guerre, il répondit : « Oui, indubitablement, mais seulement après que la Grande-Bretagne et la France s’y soient lancées d’abord ! » Le sentiment antinazi et antihitlérien est tellement fort aux États-Unis qu’une psychose règne déjà aujourd’hui parmi les Américains, semblable à celle qui régnait avant la déclaration de guerre de l’Amérique à l’Allemagne en 1917. 

Bullitt ne donnait pas l’impression d’être très bien informé de la situation en Europe de l’Est et il tenait des propos assez superficiels.

Le rapport du 9 janvier 1939 de l’ambassadeur Potocki traitait en grande partie de l’allocution annuelle du Président Roosevelt au Congrès :

Le Président Roosevelt part du principe que les gouvernements dictatoriaux, au premier chef, l’Allemagne et le Japon, ne comprennent que la politique de la force : il a en conséquence décidé de rendre coup pour coup. Ceci a été démontré par les plus récentes mesures des États-Unis.

Le public américain est soumis à une propagande sous influence juive toujours plus alarmiste et qui agite constamment le spectre de la guerre. De ce fait, la vision des problèmes de politique étrangère des Américains a substantiellement évolué par rapport à l’an dernier.

De tous les documents de cette collection, le plus révélateur est sans doute le rapport de l’ambassadeur Potocki du 12 janvier 1939 qui traite de la situation intérieure des États-Unis. Ce rapport est cité en entier :

Le sentiment qui prévaut aujourd’hui aux États-Unis est marqué par une grande haine du fascisme et en particulier du Chancelier Hitler et de tout ce qui touche au nazisme. La propagande est en grande partie aux mains des Juifs qui contrôlent presque 100% de la radio, des films et de la presse quotidienne et périodique. Bien que cette propagande soit extrêmement grossière et présente l’Allemagne sous un jour aussi noir que possible – c’est surtout les persécutions religieuses et les camps de concentration qui sont exploités – cette propagande est néanmoins très efficace puisque le public ici est complètement inculte et ne connaît rien de la situation en Europe.

À l’heure actuelle, la plupart des Américains considèrent le Chancelier Hitler et le nazisme comme le plus grand mal et le plus grand danger menaçant le monde. L’atmosphère ici offre une excellente tribune à des orateurs publics de tout poil, des émigrants d’Allemagne et de Tchécoslovaquie qui ne reculent devant rien pour exciter le public par toutes sortes de calomnies. Ils louent la liberté en Amérique qu’ils opposent au totalitarisme de leur pays d’origine.

Il est intéressant de noter que toute cette campagne très bien orchestrée est essentiellement dirigée contre le national-socialisme, l’Union Soviétique en est pratiquement absente. Si elle est parfois mentionnée, c’est toujours d’une manière amicale et les choses sont présentées comme si la Russie Soviétique faisait partie du bloc des États démocratiques. Grâce à une propagande intelligente, la sympathie du public américain se tourne complètement du côté de l’Espagne rouge.

Avec cette propagande, une psychose de guerre est artificiellement créée. On dit aux Américains que la paix en Europe ne tient qu’à un fil et que la guerre est inévitable. Dans le même temps, on leur explique sans ambiguïté qu’en cas de guerre, l’Amérique devra également prendre une part active pour défendre les idéaux de la liberté et de la démocratie dans le monde.   

Le président Roosevelt a été le premier à exprimer sa haine du fascisme. Ce faisant il visait un double but : en premier lieu, il cherchait à détourner l’attention des Américains des problèmes politiques intérieurs en particulier du problème de la lutte entre le capital et le travail. Et en second lieu, en créant une psychose de guerre et en propageant des rumeurs sur les dangers menaçant l’Europe, il voulait faire accepter aux Américains un énorme programme d’armement dépassant de loin les besoins de la défense des États-Unis.

Pour ce qui concerne le premier point, force est de constater que la situation interne sur le marché de l’emploi s’aggrave en permanence. Aujourd’hui le nombre de chômeurs s’élève déjà à douze millions. Les dépenses fédérales et celles des États augmentent tous les jours. Seules les énormes sommes se chiffrant en milliards que le Trésor injecte en urgence dans des projets à main-d’œuvre maintiennent une certaine paix dans le pays. Jusqu’ici il n’y a eu que les grèves habituelles et des troubles locaux. Mais nul ne sait combien de temps ce type d’aide publique pourra être maintenu. L’agitation et le mécontentement dans l’opinion publique, les sérieuses tensions entre d’un côté les entreprises privées et les gigantesques trusts et de l’autre le monde du travail ont valu à Roosevelt de nombreux ennemis et bien des nuits blanches.  

Quant au deuxième point, on ne peut qu’admirer l’intelligence de jeu politique du président Roosevelt, expert de la mentalité américaine qui a prestement détourné l’attention des problèmes intérieurs pour fixer les regards sur la politique étrangère. Le moyen d’y parvenir était très simple. Il fallait d’un côté agiter la menace de guerre planant sur le monde à cause d’Hitler, et, de l’autre, évoquer le spectre d’une attaque des États totalitaires contre les États-Unis. Les accords de Munich ont été pour le président Roosevelt une aubaine. Il en a parlé comme d’une capitulation de la France et de l’Angleterre face au belliqueux militarisme Allemand. Comme on le dit ici: Hitler a mis le pistolet sur la tempe de Chamberlain en conséquence de quoi, la France et l’Angleterre n’eurent pas d’autre choix que de conclure une paix honteuse.

La haine ambiante contre tout ce qui touche au nazisme allemand est encore attisée par la politique brutale contre les Juifs en Allemagne et le problème des émigrés. C’est là un exercice auquel se sont livré divers intellectuels Juifs comme, par exemple, Bernard Baruch, le gouverneur de l’État de New York, Lehman, juge à la cour suprême nouvellement nommé, Félix Frankfurter et le secrétaire du Trésor Morgenthau ainsi que d’autres amis personnels du Président Roosevelt. Ils voulaient que le Président se fasse le champion des droits de l’homme, de la liberté religieuse, de la liberté d’expression et devienne l’homme qui à l’avenir punira tous les fauteurs de troubles. Tous ces groupes de personnes qui occupent les plus hautes fonctions dans le gouvernement américain et qui se posent volontiers en représentants d’un « authentique américanisme » et en « défenseurs de la démocratie » sont, en dernière analyse, reliés par des liens indéfectibles avec la communauté juive internationale. 

Pour cette internationale juive qui se préoccupe avant tout des intérêts de sa race, dépeindre le président des États-Unis en « idéaliste » champion des droits de l’homme est très habile. De cette manière ils créent un dangereux foyer de haine et d’hostilité dans cet hémisphère et divisent le monde en deux camps ennemis. Toute l’affaire est menée de main de maître. On fournit à Roosevelt les bases pour mettre en œuvre la politique étrangère américaine et, dans le même temps, on lui procure un énorme arsenal en vue d’une guerre que les Juifs s’efforcent consciencieusement de faire advenir. S’agissant de la politique intérieure, il est très utile de détourner l’attention du public de l’antisémitisme, qui ne cesse de croître aux États-Unis, en évoquant la nécessité de défendre la religion et les libertés individuelles contre les assauts du fascisme.

Le 16 janvier 1939, l’ambassadeur de Pologne Potocki rend compte au ministère des affaires étrangères à Varsovie d’une nouvelle longue conversation qu’il a eue avec l’envoyé personnel de Roosevelt, William Bullitt:

Avant-hier j’ai eu une plus longue discussion avec l’ambassadeur Bullitt à l’ambassade où il était venu me rendre visite. 

Bullit repart pour Paris le 21 de ce mois, il s’en était absenté trois mois. Il va voyager avec une valise pleine d’instructions, de conversations et de directives du Président Roosevelt, du département d’État et des sénateurs de la commission des affaires étrangères.

En parlant avec Bullitt, j’ai eu l’impression que le Président Roosevelt lui avait très précisément spécifié l’attitude adoptée par les États-Unis à l’égard de la présente crise européenne. Il présentera toute cette matière au Quai d’Orsay et s’en servira dans ses discussions avec les hommes d’État d’Europe. Le contenu de ces directives, comme me l’expliqua Bullitt au cours de l’heure et demie que dura notre conversation était :

1 – La dynamisation de la politique étrangère sous l’égide du Président Roosevelt qui condamne fermement et sans ambiguïté les pays totalitaires.

2 – Les préparatifs des États-Unis à la guerre sur mer, sur terre et dans les airs vont se poursuivre à un rythme accéléré et vont absorber la somme colossale de 1.25 milliards de dollars.

3 – Le Président Roosevelt est convaincu que la France et la Grande-Bretagne doivent mettre un terme à toutes sortes de compromis avec les pays totalitaires. Ils ne doivent s’engager dans aucune discussion visant à quelconque changement territorial.

4 – Ils ont l’assurance morale que les États-Unis abandonneront leur politique d’isolation et se prépareront à intervenir activement aux côtés de la Grande-Bretagne et de la France en cas de guerre. L’Amérique est prête à mettre toute sa richesse en argent et en matières premières à leur disposition.

L’ambassadeur de Pologne à Paris, Juliusz (Jules) Lukasiewicz, envoie un rapport top secret au ministère des affaires étrangères à Varsovie au début de février 1939 qui expose la politique américaine en l’Europe telle que la lui a présentée William Bullitt.

Il y a une semaine que l’ambassadeur des États-Unis, William Bullitt est rentré à Paris après un congé de trois mois en Amérique. J’ai eu depuis deux conversations avec lui ce qui me permet de vous tenir informé de ses vues concernant la situation européenne et de donner un aperçu de la politique de Washington.

La situation internationale est considérée par les cercles officiels comme extrêmement grave et prête à basculer dans le conflit armé à tout moment. Les responsables sont d’avis que si une guerre devait éclater entre d’un côté l’Angleterre et la France, et de l’autre l’Allemagne et l’Italie, et si l’Angleterre et la France venaient à être vaincues, l’Allemagne constituerait un danger pour les intérêts des États-Unis sur le continent Américain même. Pour cette raison, on pouvait, dès le départ, prévoir la participation des États-Unis à la guerre aux côtés de la France et de l’Angleterre, naturellement, avec un certain retard, comme l’ambassadeur Bullitt le dit : « si la guerre devait éclater, nous ne prendrions certainement pas part à son commencement, mais c’est nous qui la terminerions. « 

Le 7 mars 1939, l’ambassadeur Potocki adresse un rapport d’une clairvoyance remarquable sur la politique étrangère de Roosevelt à son gouvernement à Varsovie. Ce document a été rendu public pour la première fois par les grands journaux allemands qui en ont publié une version en allemand, accompagnée de la reproduction fac-similée de la première page de l’original Polonais, dans leurs éditions du 28 octobre 1940. Le principal journal national-socialiste, le Voelkischer Beobachter, a publié le rapport de l’ambassadeur précédé de cette observation :

Le document en lui-même se passe de commentaire. Nous ne savons pas, et cela ne nous intéresse pas, si la description de la situation interne américaine par le diplomate polonais est exacte dans ses moindres détails. C’est au peuple américain lui-même d’en décider. Mais dans l’intérêt de la vérité historique, il est important pour nous de montrer que l’activisme des faucons de la diplomatie américaine, spécialement en Europe, est une fois de plus mis en lumière et prouvé par ce document. Reste à déterminer par qui, et pour quels motifs, l’Amérique a été entraînée dans cette direction, mais, quoi qu’il en soit, le résultat est un désastre pour l’Europe comme pour l’Amérique. L’Europe est plongée dans la guerre et l’Amérique s’est attiré l’hostilité de grandes nations habituellement sans animosité envers le peuple américain, des nations qui en fait, non seulement n’avaient jamais été en conflit avec lui, mais avaient même vécu pendant des générations en bonne entente et souhaitent que cela continue ainsi.

Aux États-Unis, ce rapport n’a pas été inclus dans le « livre blanc allemand n°3 » (ou German White Paper) avec les autres documents polonais rendus publics en mars 1940. Toutefois, il y a été publié en 1943 dans le recueil intitulé « Roosevelt’s Way into War ». À ma connaissance, c’est la première traduction en anglais jamais apparue. Ce rapport secret de l’ambassadeur Potocki du 7 mars 1939 est ici donné en intégralité :   

La politique étrangère des États-Unis est désormais l’affaire, non seulement du gouvernement, mais aussi du public américain dans son ensemble. Ses temps forts sont constitués des déclarations publiques du président Roosevelt. Dans pratiquement chacun de ses discours en public il fait référence plus ou moins explicitement à la nécessité de mobiliser la politique étrangère contre le chaos des idéologies en Europe. Ses déclarations sont reprises par la presse et habilement instillées dans l’esprit de l’Américains moyen pour renforcer une opinion déjà faite. Le même thème est constamment martelé : la menace de guerre en Europe et le sauvetage des démocraties contre la submersion du fascisme ennemi. Dans toutes ces allocutions, il n’y a plus, en principe, qu’un seul thème : le danger que représente le nazisme et l’Allemagne nazie pour la paix dans le monde.

Par ces discours, on appelle le public à soutenir le réarmement et les dépenses considérables engagées pour la marine et l’armée de l’air. Et l’idée évidente derrière tout cela, c’est que, en cas de guerre, les États-Unis ne pourront pas rester à l’écart mais devront prendre une part active aux opérations. Les discours efficaces du président Roosevelt, relayés et soutenu par la presse, font que le public est aujourd’hui délibérément sous influence et incité à haïr tout ce qui relève du totalitarisme et du fascisme. Mais ce qui est intéressant, c’est que l’URSS n’est pas incluse dans tout cela. Le public américain considère que la Russie est plus dans le camp des États démocratiques. C’était aussi le cas pour la guerre civile en Espagne durant laquelle les soi-disant Loyalistes étaient perçus comme les défenseurs des idéaux démocratiques.

Le département d’État, lui, agit sans chercher à attirer l’attention. Et même si, par ailleurs, l’on sait que le secrétaire d’État [Cordell] Hull et le Président Roosevelt ont prêté allégeance aux mêmes idéaux, Hull montre plus de réserve que Roosevelt. Il se plaît à opérer une distinction entre le nazisme et le chancelier Hitler d’une part et le peuple allemand de l’autre. Il considère cette forme de gouvernement dictatorial comme un « mal nécessaire » temporaire. En revanche, le département d’État est incroyablement intéressé par l’URSS et sa situation intérieure et s’inquiète ouvertement de sa faiblesse et de son déclin. La raison principale de l’intérêt des États-Unis pour la Russie est la situation en Extrême-Orient. Le gouvernement actuel serait heureux de voir l’Armée Rouge sortir vainqueur d’un conflit avec le Japon. C’est aussi pour ça que les sympathies du gouvernement penchent nettement du côté de la Chine laquelle a récemment reçu une aide financière conséquente d’un montant de 25 millions de dollars.

Une grande attention est accordée à toutes les informations en provenance de la malle diplomatique ainsi qu’aux émissaires spéciaux du président agissant en qualité d’ambassadeur des États-Unis. Le président rappelle fréquemment à Washington ses représentants à l’étranger pour avoir avec eux des échanges de vues personnelles et pour leur communiquer des informations et instructions spéciales. La venue des envoyés et des ambassadeurs est toujours entourée de secrets et très peu de choses filtrent dans la presse sur les résultats de ces visites. Le département d’État prend également garde d’éviter les fuites de toutes sortes concernant le déroulement de ces entretiens.

En pratique, la manière avec laquelle le président mène sa politique étrangère est des plus efficaces. Il donne des instructions à ses représentants à l’étranger qui sont, pour la plupart, ses amis personnels. Les États-Unis empruntent ainsi une voie dangereuse pour l’équilibre politique mondial avec l’intention avouée d’abandonner le confort de l’isolationnisme. Le président considère la politique étrangère de son pays comme un moyen de satisfaire son ambition personnelle. Il est à l’affût et il se délecte des échos en provenance des autres capitales du monde. Que ce soit en matière de politique intérieure ou extérieure le Congrès est la seule chose qui vienne entraver le Président et son gouvernement dans la mise en œuvre rapide de ses décisions ambitieuses. Il y a cent cinquante ans, la Constitution des États-Unis donnait les prérogatives les plus élevées au parlement américain qui pouvait critiquer ou rejeter la loi de la Maison-Blanche.

La politique étrangère du président Roosevelt a récemment fait l’objet de discussions intenses à la chambre basse et au Sénat ce qui a déclenché les passions. Ceux qu’on appelle les isolationnistes, présents en nombre dans les deux assemblées, se sont fermement opposés au président. Les représentants et les sénateurs étaient particulièrement outrés des remarques du président publiées dans la presse dans lesquelles il disait que les frontières des États-Unis se situaient sur le Rhin. Mais le président Roosevelt est un acteur politique hors pair qui connaît parfaitement les rouages du parlement américain. Il y a ses propres gens et il sait parfaitement se sortir d’une situation délicate au bon moment.

Il a très adroitement relié ensemble les questions de politiques étrangères et de défense. Il a mis l’accent sur la nécessité de dépenser des sommes colossales pour maintenir une paix défensive. Il a pris soin de préciser que les États-Unis ne s’armaient pas en vue d’intervenir ou pour aider l’Angleterre ou la France en cas de guerre, mais plutôt par nécessité de se montrer fort et militairement prêt en cas de conflit armé en Europe. Un conflit qui, selon lui, se précise de plus en plus et est complètement inévitable.

Dès lors que le sujet est ainsi présenté, les assemblées du Congrès n’ont plus de raison de s’opposer. Au contraire, les chambres avalisent un programme d’armement de plus d’un milliard de dollars. (550 millions de dotations courantes et 552 millions de budget exceptionnel.) Toutefois, sous couvert de sa politique de réarmement « défensive » Roosevelt poursuit sa politique étrangère qui consiste à faire comprendre « non officiellement » au monde qu’en cas de guerre les États-Unis se rangeraient du côté des démocraties de toute sa puissance financière et militaire.

En conclusion, on peut affirmer que la préparation technique et morale du peuple américain en vue de participer à une guerre – s’il doit en éclater une en Europe – s’accélère. Il semble que les États-Unis se porteraient au secours de la France et de la Grande-Bretagne avec toutes ses ressources dès le début. Néanmoins, je connais le public américain et les représentants et les sénateurs qui ont toujours le dernier mot et je suis d’avis que la possibilité que l’Amérique entre en guerre comme en 1917 est faible. Ceci parce que la majorité des États du Midwest et de l’Ouest, à prédominance rurale, veulent à tout prix éviter d’être impliqués dans une dispute Européenne. Ils se souviennent des déclarations du Traité de Versailles et de la fameuse phrase qui disait que la guerre devait rendre le monde sûr pour les démocraties. Ni le Traité de Versailles ni ce slogan n’ont réussi à réconcilier les États-Unis avec la guerre. Pour des millions il ne reste qu’un arrière-goût amer des milliards que les États européens continuent de devoir à l’Amérique.

Juliusz Lukasiewicz, l’ambassadeur de Pologne en France, fait un rapport à Varsovie le 29 mars 1939 suite à de nouvelles conversations qu’il a eues avec l’envoyé U.S. à Paris. Bullitt. Lukasiewicz s’entretient des efforts de Roosevelt pour amener la Grande-Bretagne et la Pologne à adopter une ligne sans compromis envers l’Allemagne même en présence d’un profond sentiment pour la paix. Le rapport se conclut sur ces mots :

… Je considère qu’il est de mon devoir de vous informer de tout ce qui précède car j’estime que la collaboration avec l’ambassadeur Bullitt dans cette situation difficile et complexe peut s’avérer utile. En tout état de cause, il est clair qu’il adhère entièrement à notre point de vue et qu’il est disposé à la collaboration la plus large et la plus amicale possible.

Dans le but de soutenir les efforts de l’ambassadeur américain à Londres [Joseph Kennedy], j’ai attiré l’attention de l’ambassadeur Bullitt sur le fait qu’il n’était pas impossible que les Anglais traitent les efforts des États-Unis par un mépris voilé. Il répondit que j’avais probablement raison mais que les États-Unis disposaient de moyens de faire pression sur l’Angleterre et que, le cas échéant, il serait sérieusement envisagé de les mobiliser.

L’ambassadeur de Pologne à Londres, le comte Edward Raczynski, dresse un rapport pour Varsovie le 29 mars 1939 sur la crise européenne en cours et sur un entretien qu’il a eu avec l’ambassadeur Joseph Kennedy, son homologue américain. Les remarques de Kennedy à Raczynski confirment la réputation de Bullitt dans les milieux diplomatiques de grand bavard indiscret :

J’ai demandé à brûle-pourpoint à M. Kennedy comment s’était passée la réunion qu’il était supposé avoir eu récemment avec M. Chamberlain [Premier ministre Britannique] au sujet de la Pologne. Kennedy fut surpris et déclara catégoriquement qu’une conversation d’une telle importance n’avait jamais eu lieu. Dans le même temps, se contredisant dans une certaine mesure, Kennedy exprima son mécontentement et sa surprise de ce que ses collègues à Paris et à Varsovie [William Bullitt et Anthony Biddle]  » qui ne sont pas autant que lui-même en position de se faire une image claire des conditions en Angleterre parlent si ouvertement de cette conversation.

Kennedy – qui m’a fait comprendre que son opinion se basait sur une série d’entretiens avec les plus hautes autorités à Londres – me confia que dans le cas où la Pologne opterait pour la résistance armée contre l’Allemagne, notamment au sujet de Dantzig, elle entraînerait l’Angleterre dans son sillage.

Ceci conclut les extraits des rapports Polonais.

* * * * *

Le Sentier de la Guerre

Bien que les documents polonais constituent à eux seuls une preuve concluante de la campagne menée en sous-main par Roosevelt pour entraîner le monde dans la guerre, il est heureux pour la postérité qu’il existe un important corpus de preuves complémentaires irréfutables qui confirme la conspiration consignée dans les dépêches à Varsovie.

La politique secrète s’est trouvée confirmée après la guerre avec la publication d’un rapport diplomatique confidentiel d’un ambassadeur britannique à Washington, Sir Ronald Lindsay. Durant ses trois années en poste à Washington, ce diplomate chevronné aura développé bien peu de considération pour les dirigeants américains. Il considérait que Roosevelt était un poids léger aimable et impressionnable et avertit le Foreign Office qu’il ne devait rien dire à Willam Bullitt au-delà de ce qu’il n’était pas dérangeant de lire plus tard dans les journaux américains.

Le 19 septembre 1938 – c’est-à-dire un an avant que la guerre n’éclate en Europe, – Roosevelt convia Lindsay à une réunion très secrète à la Maison-Blanche. Au début de leur très longue conversation, d’après la dépêche confidentielle de Lindsay à Londres, Roosevelt. « souligna la nécessité d’un secret absolu. Personne ne devait savoir que je l’avais vu et lui-même ne dirait rien à personne de l’entretien. Sous-entendu pas même au département d’État. » Ils ont tous deux commencé par s’entretenir de sujets secondaires avant que Roosevelt n’en vienne au fait. « C’est la partie ultra-secrète de sa communication et personne ne doit savoir qu’il aurait pu ne serait-ce qu’en souffler la suggestion. » Le président expliqua à l’ambassadeur que si la nouvelle de la conversation s’ébruitait, cela pourrait signifier sa destitution. Rien d’étonnant. Ce que proposait Roosevelt n’était ni plus ni moins qu’un stratagème d’un cynisme effronté mais tordu visant à violer la constitution américaine et tromper le peuple américain.

Le président expliqua que si l’Angleterre et la France « se voyaient dans l’obligation de faire la guerre » à l’Allemagne, les États-Unis finiraient par se joindre à eux mais qu’il faudra s’y prendre intelligemment. L’Angleterre et la France devront imposer un blocus total à l’Allemagne sans officiellement déclarer la guerre et obliger d’autres États (y compris les neutres) à faire de même. Cela provoquerait certainement une réaction militaire de l’Allemagne mais du même coup, cela libèrerait l’Angleterre et la France de l’obligation de déclarer officiellement la guerre. Aux fins de propagandes, « le blocus doit être fondé sur les motifs humanitaires les plus élevés et sur le désir de mener les hostilités avec le minimum de souffrances et le moins de pertes possible en vies humaines et en bien tout en mettant l’ennemi à genoux. « Roosevelt concéda que cela impliquerait des bombardements aériens, mais  » bombarder depuis les airs n’était pas une méthode de combat particulièrement coûteuse en vies humaines. »

Selon le rapport de Lindsay, le point important était « d’appeler cela « mesures défensives » ou de n’importe quel autre nom plausible du moment que cela pouvait éviter une vraie déclaration de guerre ». De cette façon, Roosevelt pensait pouvoir convaincre les Américains de soutenir la guerre contre l’Allemagne, y compris les envois d’armes à destination de la Grande-Bretagne et de la France en affirmant que les États-Unis étaient toujours techniquement neutres dans un conflit non déclaré. « Cette méthode de guerre par blocus recevrait à son avis [de M. Roosevelt] l’approbation des États-Unis si on insiste suffisamment sur son objectif humanitaire, ».

L’ambassadeur des États-Unis en Italie, William Phillips, reconnu dans ses mémoires d’après-guerre que Roosevelt et son administration s’étaient déjà engagés à entrer en guerre aux côtés de l’Angleterre et de la France à la fin de 1938.  » En cette occasion comme en bien d’autres,  » écrivit Philipps,  » J’aurais voulu pouvoir lui dire franchement [au comte Ciano, le ministre des affaires étrangères de l’Italie] que dans l’éventualité d’une guerre en Europe, les États-Unis seraient indubitablement impliqués aux côtés des Alliés. Mais au vu de ma position officielle, je ne pouvais pas décemment faire une telle déclaration sans des instructions de Washington et je ne les ai jamais reçues.

Carl J. Burckhardt, haut-commissaire de la Société des Nations à Dantzig, a rendu compte dans ses mémoires d’après-guerre d’une conversation remarquable tenue à la fin de 1938 avec Anthony Drexel Biddle, ambassadeur des États-Unis en Pologne. Biddle était un riche banquier avec des liens étroits avec l’empire financier Morgan. Internationaliste convaincu, c’était un coreligionnaire idéologique du président Roosevelt et un bon ami de William Bullitt. Burckhardt, professeur suisse, a été haut-commissaire entre 1937 et 1939.

Neuf mois avant que la guerre éclate, le 2 décembre 1938, Biddle confia à Burckhardt « avec une évidente satisfaction que » : 

les Polonais étaient prêts à faire la guerre pour Dantzig, qu’ils contreraient la force motorisée des Allemands par une manœuvrabilité supérieure, qu’une nouvelle crise éclaterait en avril, que jamais depuis le torpillage du Lusitania [en 1915] ne régnait une telle sainte haine de l’Allemagne qu’aujourd’hui, que Chamberlain et Daladier [les dirigeants modérés de l’Angleterre et de la France] allaient être balayés par l’opinion et que c’était une guerre sainte !

La fatidique promesse britannique envers la Pologne du 31 mars 1939 de faire la guerre à l’Allemagne en cas de conflit Germano-Polonais n’aurait jamais été faite sans une forte pression de la Maison-Blanche.

Le 14 mars 1939, la Slovaquie se déclara république indépendante, dissolvant ainsi l’État connu sous le nom de Tchécoslovaquie. Ce même jour, le président tchécoslovaque Emil Hacha signa un accord officiel avec Hitler établissant un protectorat allemand sur la Bohême-Moravie, la partie Tchèque de la fédération. Le gouvernement britannique a initialement accepté la nouvelle situation, mais Roosevelt est alors intervenu.

Les journalistes Drew Pearson et Robert S.Allen de Washington, généralement très bien informés, ont rapporté dans leur chronique nationale du 14 avril 1939 que, le 16 mars 1939, Roosevelt avait adressé un « quasi-ultimatum à Chamberlain » exigeant que le gouvernement britannique s’oppose désormais fermement à l’Allemagne. Selon Pearson et Allen, qui ont totalement soutenu la démarche de Roosevelt, « le président a averti que l’Angleterre ne pourrait plus s’attendre à un soutien moral ou matériel par la vente d’avions, si la politique de Munich se poursuivait. » Chamberlain céda et le jour suivant, le 17 mars, mit fin à la politique de coopération avec l’Allemagne dans un discours à Birmingham où il s’en prit durement à Hitler. Deux semaines plus tard, le gouvernement anglais promis officiellement de faire la guerre en cas de conflit Germano-Polonais.

La réponse de Bullitt à la création du protectorat de Bohême – Moravie a été de téléphoner à Roosevelt « d’une voix presque hystérique » pour l’exhorter à dénoncer solennellement l’Allemagne et de demander immédiatement au Congrès que la neutralité soit abrogée.

Dans un télégramme confidentiel à Washington du 9 avril 1939, Bullitt rendit compte de son entretien à Paris avec l’ambassadeur Lukasiewicz. Il a dit à l’envoyé polonais que même si la législation américaine interdisait toute aide financière directe à la Pologne, il serait peut-être possible de contourner ses dispositions. L’administration de Roosevelt pourrait fournir des avions à la Pologne indirectement en passant par l’Angleterre. « l’ambassadeur Polonais m’a demandé s’il ne serait pas possible pour la Pologne d’obtenir une aide financière et des avions des États-Unis. Je lui ai répondu que je pensais que le Johnson act interdirait tout prêt des États-Unis à la Pologne, mais j’ai ajouté qu’il serait peut-être possible à l’Angleterre d’acheter des avions au comptant aux États-Unis et de les transférer à la Pologne. »

Le 25 avril 1939, quatre mois avant le début des hostilités, Bullitt invita l’éditorialiste Karl von Wiegand, correspondant européen du service de presse international (International News Service) à l’ambassade des États-Unis à Paris et lui déclara : « la guerre en Europe a été décidée, la Pologne a l’assurance du soutien de la Grande-Bretagne et de la France et n’acceptera aucune demande de la part de l’Allemagne. L’Amérique entrera en guerre peu après la Grande-Bretagne et la France.

Roosevelt et Benes, l’allié de l’URSS et bourreau des Allemands des Sudettes et d’une partie des Hongrois de Slovaquie après guerre

Lors d’une longue conversation secrète à Hyde Park le 28 mai 1939, Roosevelt assura l’ancien président de Tchécoslovaquie, M. Edvard Benes, que l’Amérique interviendra activement aux côtés de l’Angleterre et de la France dans la guerre prévue en Europe.

En juin 1939, Roosevelt proposa aux Anglais que les États-Unis établissent « des patrouilles dans les eaux de l’Atlantique Ouest dans le but de les interdire à la marine Allemande en cas de guerre ». Les archives du Foreign Office concernant cette offre notent que « même si la proposition était vague et nébuleuse et prêtait le flanc à certaines objections, nous avons donné notre accord de manière informelle puisque les patrouilles étaient dans notre intérêt. »

Des années après la guerre, Georges Bonnet, ministre français des affaires étrangères en 1939, confirma le rôle de Bullitt comme lieutenant de Roosevelt pour pousser son pays à la guerre. Dans une lettre à Hamilton Fish datée du 26 mars 1971, Bonnet écrit : « une chose est sûre, c’est que Bullitt en 1939 fît tout son possible pour faire entrer la France dans la guerre. » Une importante confirmation du rôle crucial de Roosevelt et des Juifs pour pousser l’Angleterre à la guerre se trouve dans les carnets personnels de James V. Forrestal, le premier secrétaire américain à la défense. À la date du 27 décembre 1945, il écrit : 

J’ai joué au golf aujourd’hui avec Joe Kennedy [ancien ambassadeur des États-Unis en Angleterre]. Je l’ai questionné à propos de ses conversations avec Roosevelt et Neville Chamberlain [Premier ministre britannique] à partir de 1938. Il a dit que la position de Chamberlain en 1938 était que l’Angleterre n’avait rien pour se battre et qu’elle ne pouvait pas risquer une guerre avec Hitler. L’impression de Kennedy était que : Hitler aurait fait la guerre à la Russie – sans s’en prendre ensuite à l’Angleterre – n’était-ce l’insistance de Bullitt auprès de Roosevelt durant l’été 1939 à faire la guerre à l’Allemagne à propos de la Pologne ; ni la France ni l’Angleterre n’auraient fait de la Pologne un casus belli sans le constant éperonnage de Washington. Bullitt, dit-il, n’arrêtait pas de dire à Roosevelt que les Allemands ne se battraient pas ; Kennedy que si et qu’ils envahiraient l’Europe. Chamberlain, dit-il, déclara que l’Amérique et la communauté juive mondiale ont forcé l’Angleterre à la guerre. Lors de ses conversations avec Roosevelt [de Kennedy] à l’été 1939, le président n’arrêtait pas de lui demander de mettre une baïonnette dans le dos de Chamberlain.

Quand l’ambassadeur Potocki rentra de Washington à Varsovie pour un congé, il s’entretînt avec le comte Jan Szembeck, Sous-secrétaire au ministère des affaires étrangères de Pologne, au sujet du risque croissant de guerre. Dans son carnet, à la date du 6 juillet 1939, Szembeck remarque l’étonnement de Potoki devant le calme qui régnait en Pologne. En comparaison de la psychose de guerre qui s’était emparée de l’Ouest, la Pologne semblait un havre de paix.

« À l’Ouest », confia l’ambassadeur à Szembek, « il y a toutes sortes d’éléments poussant ouvertement à la guerre : les Juifs, les grands capitalistes, les marchands d’armes. Aujourd’hui, ils sont tous à l’affût de juteuses affaires parce qu’ils ont trouvé un endroit où mettre le feu : Dantzig ; et un pays prêt à se battre : la Pologne. Ils veulent faire des affaires sur notre dos. Ils se moquent des dégâts pour notre pays. De fait, comme tout devra être reconstruit ensuite, ils pourront aussi en tirer profit. 

Le 24 août 1939, juste une semaine avant le déclenchement de la guerre, le plus proche conseiller de Chamberlain, Sir Horace Wilson, alla voir l’ambassadeur Kennedy porteur d’un appel pressant du Premier ministre britannique pour le président Roosevelt. Regrettant que l’Angleterre se soit obligée sans équivoque en mars en faveur de la Pologne en cas de guerre, Chamberlain se tournait maintenant en désespoir de cause vers Roosevelt comme à une planche de salut pour la paix. Il voulait que le président américain « mette la pression aux Polonais » pour qu’ils changent le cours des choses au dernier moment et qu’ils entament des négociations avec les Allemands. Par téléphone Kennedy expliqua au département d’État que les Anglais « estimaient que compte tenu de leurs obligations, ils ne pouvaient pas le faire eux-mêmes mais que nous, nous le pouvions. » En présence de cette extraordinaire possibilité de sauver la paix en Europe, Roosevelt rejeta d’emblée la prière désespérée de Chamberlain. Sur ce, Kennedy retransmis et le Premier ministre perdit tout espoir. « La futilité de tout cela » dit Chamberlain à Kennedy, « c’est que, après tout, nous ne pouvons pas sauver les Polonais. Nous pouvons seulement mener une guerre de vengeance qui signifiera la destruction de toute l’Europe : c’est effrayant. »

Roosevelt aimait se présenter au peuple américain et au monde en défenseur de la paix. Dans une grande mesure, c’est encore son image aujourd’hui. Mais Roosevelt a cyniquement rejeté d’authentiques opportunités d’agir pour la paix lorsqu’elles se présentaient.

En 1938, il a refusé ne serait-ce que de répondre à la requête du ministre français des affaires étrangères des 8 et 12 septembre lui demandant s’il pourrait envisager d’arbitrer le différend Germano-Tchèque. Et une année plus tard, alors que la guerre venait d’éclater, c’est l’ambassadeur Kennedy, atterré, qui implore Roosevelt d’agir avec audace pour la paix. « Il me semble que la situation pouvait se cristalliser à un point où le Président pouvait se montrer le sauveur du monde », câbla Kennedy le 11 septembre depuis Londres. « Le gouvernement anglais en tant que tel ne peut accepter aucun accord avec Hitler, mais il y aura peut-être un moment où le président lui-même pourrait proposer des plans pour la paix mondiale. Alors, peut-être que ces occasions ne se présenteront jamais, mais en homme de bon sens que j’ai cherché à être toute ma vie, je crois tout à fait logique que le président se mette en position de sauver le monde… »

Mais Roosevelt rejeta d’emblée cette chance de sauver la paix en Europe. À un complices en politique, il confia que le plaidoyer de Kennedy était le  » plus stupide message que j’aie jamais reçu. » Il s’est plaint à Henry Morgenthau [secrétaire du Trésor, né dans une famille de la bourgeoisie juive de New York] de ce que son ambassadeur à Londres n’était qu’un « casse bonbon »: « Joe a toujours été un modéré et il restera un modéré… si demain l’Allemagne et l’Italie faisaient  une bonne offre de paix , il commencerait aussitôt à travailler le roi, puis son amie la reine et de là vers le bas pour que tout le monde l’accepte.

Excédé par les efforts entêtés de Kennedy pour restaurer la paix en Europe ou au moins limiter le conflit qui venait d’éclater, Roosevelt adressa une directive à son ambassadeur par un télégramme « personnel » et « strictement confidentiel » le 11 septembre 1939 disant que tout effort de paix de l’Amérique était totalement hors de question. Le gouvernement de Roosevelt, disait le télégramme,  » ne voit ni l’opportunité ni l’occasion pour qu’une initiative de paix soit lancée par le président des États-Unis. Le peuple [sic] des États-Unis ne soutiendrait aucune démarche de paix de la part de ce gouvernement qui pourrait consolider ou rendre possible la survie d’un régime de force et d’agression.

 

Hamilton Fish met en garde la Nation

Dans les mois qui ont précédé le conflit en Europe, la plus forte et prophétique voix en Amérique pour mettre en garde contre la campagne de Roosevelt pour inciter à la guerre était sans doute celle d’Hamilton Fish, un chef de file Républicain de New York au Congrès. Par une série de discours percutants à la radio, Fish rallia une partie considérable de l’opinion contre la politique de guerre mensongère de Roosevelt. Nous ne reproduisons ci-dessous que quelques extraits de ces allocutions.

Le 6 janvier 1939, Fish s’adresse aux auditeurs d’une radio nationale :  

Le message incendiaire et provocateur du Président au Congrès et au monde [prononcé deux jours plus tôt] a inutilement alarmé le peuple américain et crée, conjointement au barrage de propagande émanant des hauts fonctionnaires du New Deal, une hystérie de guerre dangereuse pour la paix en Amérique et dans le monde. La seule conclusion logique d’un tel discours c’est une autre guerre outre-Atlantique pour les soldats américains.   

Toutes les nations totalitaires auxquelles le président Roosevelt fait référence… n’ont pas la moindre envie de nous faire la guerre ou d’envahir l’Amérique du Sud. Je ne compte pas mâcher les mots sur un tel sujet touchant à la vie, à la liberté et au bonheur de notre peuple. 

Le temps est venu de dire stop aux va-t-en-guerre du New Deal soutenu par les profiteurs de guerre, les communistes et les internationalistes hystériques qui veulent que nous mettions le monde en quarantaine avec le sang et l’argent américains.

Il [Roosevelt] cherche manifestement à faire monter une frénésie de haine et de psychose de guerre comme chiffon rouge pour détourner l’attention de notre peuple des problèmes intérieurs non résolus. Il fait voir des loups-garous et crée dans l’esprit du public la crainte d’une invasion étrangère qui n’existe que dans sa propre imagination. 

Le 5 mars, Fish s’adresse au pays sur la chaîne de radio Columbia : 

Les peuples de France et d’Angleterre veulent la paix mais nos va-t-guerre sont constamment en train de les inciter à ignorer le traité de Munich et à s’en remettre à l’arbitrage des armes. Si seulement nous arrêtions de nous occuper des terres étrangères, les vieilles nations de l’Europe régleraient leurs querelles par l’arbitrage dans des processus pacifiques, mais apparemment nous ne le voulons pas.

Fish s’adressait aux auditeurs de la National Broadcasting Company le 5 avril par ces mots :   

On prépare la jeunesse américaine à un nouveau bain de sang en Europe dans le but de rendre le monde plus sûr pour la démocratie.  

Si Hitler et le gouvernement nazi récupèrent Memel ou Dantzig retirés de l’Allemagne par le Traité de Versailles et où la population est à 90% allemande, en quoi est-il nécessaire de proférer des menaces et des dénonciations et d’inciter notre peuple à la guerre ? Je ne sacrifierai pas la vie d’un seul soldat américain pour une demi-douzaine de Memels ou de Danzigs. Nous avons répudié le Traité de Versailles parce qu’il était fondé sur la cupidité et la haine, et aussi longtemps que ses inégalités et ses injustices subsistent, il y aura forcément des guerres de libération.  

Le plus tôt certaines dispositions du Traité de Versailles seront jetées à la corbeille le mieux ce sera pour la paix dans le monde. 

Je pense que si les zones qui sont nettement de populations allemandes sont rendues à l’Allemagne, sauf l’Alsace-Lorraine et le Tyrol, il n’y aura pas de guerre en Europe de l’ouest. Il pourrait y avoir une guerre entre les nazis et les communistes, mais si c’est le cas, ce n’est pas notre guerre, ni celle de la Grande-Bretagne ou de la France ou de n’importe quelle démocratie. 

Les porte-parole du New Deal ont attisé l’hystérie de guerre pour en faire une véritable frénésie. La machine de propagande du New Deal fonctionne à plein régime pour préparer les esprits de notre peuple à la guerre au point qu’ils présentent déjà les symptômes graves d’une fièvre guerrière aigüe.  

Le président Roosevelt et le numéro un des faucons en Amérique et est largement responsable de l’anxiété qui envahit la nation et qui a fait trembler la bourse et le peuple américain. 

J’accuse l’administration d’avoir instauré la propagande de guerre et l’hystérie pour masquer les faillites et les effondrements de la politique du New Deal avec 12 millions de chômeurs et la confiance économique envolée.  

Je crois que nous avons beaucoup plus de raisons d’avoir peur de nos ennemis de l’intérieur que de ceux de l’extérieur. Tous les communistes sont unis pour nous pousser à la guerre contre l’Allemagne et le Japon pour le bénéfice de la Russie Soviétique. La Grande-Bretagne s’attend toujours que chaque Américain fasse son devoir à elle pour préserver l’Empire Britannique et ses colonies. Les profiteurs de guerre, fabricants de munitions et banquiers sont tous prêts pour notre participation à une nouvelle guerre mondiale.

Le 21 avril, Fish, de nouveau, parle au pays sur une antenne nationale :  

C’est le devoir de tout Américain qui désire se tenir à l’écart des inextricables imbroglios étrangers, de la fichue pagaille et de folie guerrière en Europe et en l’Asie de dénoncer ouvertement l’hystérie guerrière et la propagande qui nous entraînent vers un conflit armé.

Ce dont nous avons besoin en Amérique, c’est d’arrêter les croisades avant que nous ne soyons contraints à la guerre par les internationalistes et les interventionnistes à Washington, lesquels semblent plus intéressés par la résolution des problèmes mondiaux plutôt que par les nôtres.

Dans son allocution radiophonique du 26 mai, Fish déclare : 

Il [Roosevelt] doit se rappeler que seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre et à définir la politique étrangère des États-Unis. Le Président ne dispose pas de tels pouvoirs constitutionnels. Il est seulement l’organe officiel qui doit mener à bien les politiques déterminées par le Congrès. 

Sans même savoir qui seront les combattants, nous sommes informés quotidiennement par les internationalistes et les interventionnistes en Amérique que nous devons participer à la prochaine guerre mondiale.

Le 8 juillet 1939, Fish déclare sur les ondes de la National Broadcasting Company :  

Si nous devons aller à la guerre, faisons-le en défense de l’Amérique, mais pas en défense des fabricants de munitions, des profiteurs de guerre et des communistes pour couvrir les déficiences du New Deal, ou pour fournir un alibi pour un troisième terme. 

Il est bon pour toutes les nations de savoir que nous ne nous proposons pas d’entrer en guerre pour Dantzig, le pouvoir politique, les colonies étrangères ou les guerres impérialistes de l’Europe ou de n’importe où dans le monde.

 

Les puissances derrière le Président

Roosevelt n’aurait pas pu faire grand-chose pour inciter à la guerre en Europe sans l’aide d’alliés puissants. Derrière lui se tenait l’égoïstement intéressée finance internationale et les intérêts Juifs résolus à détruire l’Allemagne. La principale organisation qui a fait campagne pour rallier l’opinion publique en faveur de l’implication des États-Unis dans la guerre en Europe avant l’attaque sur Pearl Harbor, était l’intelligemment dénommée « Comité pour défendre l’Amérique en aidant les Alliés ». Roosevelt lui-même amorça son financement et des hauts fonctionnaires se réunissaient fréquemment avec ses dirigeants.

Bien que dirigé pour un temps par un vieil éditeur du journal d’une petite ville du Kansas, William Allen White, le Comité était en réalité organisé par des puissants intérêts financiers qui devaient tirer un profit considérable des prêts consentis à la Grande-Bretagne en guerre et des investissements judicieux dans les géants de l’industrie de l’armement aux États-Unis. À la fin de 1940, le sénateur de Virginie Occidentale, Rush D. Holt, publia un examen détaillé du Comité qui exposait au grand jour les intérêts sous-jacents derrière les slogans idéalistes :  

Le comité entretient des liens étroits avec les banques, les compagnies d’assurance, des sociétés financières d’investissements et des entreprises industrielles. Celles-ci exercent à leur tour une influence sur les présidents et les professeurs d’universités, ainsi que sur les journaux, la radio etc… Un des leviers les plus puissants utilisé par le groupe est le milieu des « 400 » [les 400 plus riches de New York]. 

C’est l’histoire d’une sordide trahison de l’intérêt public. La puissante J.P. Morgan avec ses holdings dans l’Empire Britannique a aidé à mettre sur pied l’organisation et a couvert ses premières dépenses. 

Parmi les personnalités importantes, Holt a relevé les noms de : Frederic R. Coudert, un propagandiste de guerre aux USA stipendié par le gouvernement britannique lors de la Première Guerre mondiale, Robert S. Allen du syndicat de chroniqueurs Pearson & Allen, Henry R. Luce l’influent éditeur de Time, Life et Fortune magazines. Firella LaGuardia, le fougueux demi-juif maire de New York, Herbert Lehman, le gouverneur juif de New York avec d’importants holdings dans les industries de guerre et Frank Altshcul, administrateur dans la société d’investissement Lazard Frères avec de puissants holdings dans les entreprises de munitions et de fournitures militaires.

Si le Comité réussit à faire entrer l’Amérique en guerre, prévient Holt, « les jeunes Américains vont verser leur sang pour des profiteurs, des politiciens et des « paie-triotes ». Si la guerre survient, il y aura du sang sur les mains du Comité Blanc, du sang d’Américains tués dans une guerre inutile.

En mars 1941 une liste de la plupart des soutiens financiers du Comité a été rendu publique. Il révélait la nature des forces pressées de faire entrer l’Amérique dans la guerre en Europe. Les intérêts des puissantes banques internationales étaient bien représentés. J.P. Morgan, John W. Morgan, Thomas W. Lamont et d’autres encore de la grande maison bancaire Morgan étaient sur la liste. On trouvait d’autres grands noms du monde de la finance de New York dont M. et Mme Paul Mellon, Felix M. et James F. Warburg et J. Malcolm Forbes. Le propriétaire des grands magasins de Chicago et éditeur Marshall Field était contributeur, tout comme Wiiliam Averill Harriman le magnat du rail qui par la suite fut l’ambassadeur de Roosevelt à Moscou. 

Bien entendu, les patronymes juifs remplissaient une bonne partie de la liste. Le tsar d’Hollywood Samuel Goldwyn des studios Goldwyn en faisait partie de même de David Dubinsky à la tête du syndicat international des travailleuses du vêtement féminin. La fondation William S. Paley créée par le dirigeant du géant Columbia Broadcasting System contribua au Comité. Le nom de Mme. Herbert H. Lehman, épouse du gouverneur de New York figurait également dans la liste.

Si on ne connaît pas les liens intimes qui reliaient Roosevelt aux organisations juives, on ne peut pas comprendre la politique de Roosevelt. Comme l’historienne Juive Lucy Dawidowicz le notait : « Roosevelt lui-même a amené dans son cercle immédiat plus de Juifs que n’importe quel autre président avant ou après lui. Felix Frankfurter, Bernard M. Baruch et Henry Morgentau étaient ses proches conseillers. Benjamin V. Cohen, Samuel Rosenman et David K. Niles étaient ses amis et aides de confiance. » Ceci n’est peut-être pas si étonnant si ce qu’on dit de son huitième d’ascendance juive est vrai. 

À la date du 1er mai 1941 de son carnet personnel, Charles A. Lindbergh, le héros de l’aviation américaine et chef de file des pacifistes a épinglé la coalition qui était en train de pousser les États-Unis à la guerre :

La pression pour la guerre est de plus en plus forte. Les gens y sont opposés, mais l’administration semble avoir le mors aux dents et poursuit inflexiblement sur le chemin de la guerre. La plupart des intérêts juifs du pays sont pour la guerre et ils contrôlent une part énorme de la presse de la radio et du cinéma. Il y a aussi les « intellectuels » et les « anglophiles », les agents britanniques – qui ont carte blanche – les intérêts de la finance internationale…

Joseph Kennedy partageait les appréhensions de Lindbergh sur la puissance Juive. Avant le début des hostilités il a exprimé en privé ses inquiétudes au sujet des « Juifs qui dominent notre presse » et de la communauté juive mondiale en général qu’il considérait comme une menace pour la paix et la prospérité. Peu après le début de la guerre, Kennedy se lamentait à propos de « l’influence croissante des Juifs dans la presse et à Washington qui exigeaient la poursuite de la guerre. »

 

Trahison, Gâchis, Aveuglement

Les efforts de Roosevelt pour faire entrer la Pologne, l’Angleterre et la France en guerre contre l’Allemagne n’ont que trop bien réussi. Le résultat aura été un nombre incalculable de morts, de souffrances et de destructions. Quand les combats ont commencé, comme prévu et planifié par Roosevelt, les dirigeants polonais et français s’attendaient au moins à ce le président américain tienne ses promesses de soutien en cas de guerre. Mais Roosevelt avait compté sans la profondeur du sentiment de paix d’une grande majorité des Américains. Donc en plus de tromper son peuple, Roosevelt a aussi laissé tomber ceux en Europe à qui il avait promis de l’aide.

Rarement dans l’histoire américaine le peuple a été aussi unanime qu’à à la fin de 1939 pour rester en dehors de la guerre en Europe. Quand les hostilités ont démarré en septembre 1939, les sondages Gallup montraient qu’il y avait 94 pourcents des Américains contre une implication dans la guerre. Ce chiffre est même monté à 96.5 pourcents en décembre avant de décliner lentement à environ 80 pourcents vers la fin de 1941. (De nos jours, on trouve difficilement un sujet qui mette d’accord ne serait-ce que 60 ou 70 pourcents des personnes.)

Roosevelt était, bien entendu, parfaitement conscient de l’intensité du sentiment populaire sur cette question. C’est bien pour ça qu’il a constamment menti aux Américains en parlant de son amour de la paix et de sa détermination à laisser les U.S.A en dehors de la guerre, tout en faisant, en sous-main, tout ce qui était en son pouvoir pour plonger l’Amérique dans la guerre.

Dans un grand discours lors de la campagne pour sa réélection en 1940, Roosevelt répondit à la crainte croissante des Américains qui soupçonnaient leur président d’avoir secrètement promis le soutien des États-Unis à la Grande-Bretagne en guerre contre l’Allemagne. Ces suspicions, parfaitement légitimes, se fondaient en partie sur la publication en mars des documents polonais saisis. Le discours du 23 octobre 1940 fut diffusé de Philadelphie à toute la nation par les ondes. Dans le langage le plus emphatique qui soit, Roosevelt nia catégoriquement qu’il ait

promis en quelque façon que ce soit la participation des États-Unis à une guerre à l’étranger. Je vous donne, à vous et à tout le peuple de ce pays, l’assurance la plus solennelle : Il n’existe aucun traité secret, aucune entente secrète sous quelque forme que ce soit, directe ou indirecte, avec aucun gouvernement ou aucune autre nation du monde, pour impliquer cette nation dans une guerre ou à toute autre fin.

Aujourd’hui, bien sûr, nous savons que cette pieuse déclaration n’était qu’un des nombreux gros mensonges culottés de Roosevelt aux Américains.

Les politiques de Roosevelt étaient plus que simplement malhonnêtes, elles étaient illégales. La constitution des États-Unis n’accorde qu’au seul Congrès la capacité de faire la guerre ou la paix. Et le Congrès avait promulgué plusieurs grandes lois spécifiques pour garantir la neutralité des USA en cas de guerre en Europe. Roosevelt a violé en permanence son serment de président à la constitution. Si ces politiques secrètes avaient été connues, une demande du public pour sa destitution aurait probablement été imparable.

L’épisode du Watergate a ouvert les yeux des Américains sur le fait que leurs présidents pouvaient agir illégalement. Cette affaire a forcé Richard Nixon à démissionner de la présidence, et il est toujours considéré comme un fraudeur. Aucune école ne porte son nom et son nom ne recevra jamais le respect qui en principe va à tout président américain. Mais les incartades de Nixon font pâle figure comparées aux agissements de Franklin Roosevelt. Que représentaient les mensonges de Nixon comparés à ceux de Roosevelt ? Qu’est-ce que couvrir un cambriolage comparé à une campagne secrète et illégale pour déclencher une guerre majeure ?

Ceux qui défendent l’héritage de Roosevelt disent qu’il a menti aux Américains pour leur propre bien — qu’il a enfreint la loi pour des principes supérieurs. Ses tromperies sont jugées acceptables parce que la cause défendue était noble, tandis que des tromperies du même ordre de Johnson et de Nixon pour ne citer qu’eux, ne souffrent aucune indulgence. Il s’agit là manifestement d’un hypocrite deux poids deux mesures. Et l’argument ne sonne pas très en faveur du système démocratique. Il implique que le peuple est trop bête pour comprendre son propre intérêt supérieur. Qui plus est, il semble suggérer que la meilleure forme de gouvernement est une sorte de bienveillante, libéralo-démocratique dictature.

La haine de Roosevelt pour Hitler était profonde, virulente, passionnée, presque personnelle. Elle était alimentée par une envie et une jalousie tenace dues aux contrastes entre les deux hommes, pas seulement sur le plan de leur caractère personnel mais surtout dans leurs réussites respectives dans l’exercice de leur fonction.

Si on observe superficiellement les parties que jouent Roosevelt et Hitler, elles sont étonnamment semblables : tous deux prennent la direction de leur pays respectif au début de 1933. Les deux ont à faire face à l’énorme défi du chômage de masse durant une crise économique mondiale catastrophique. Les deux sont devenus les chefs puissants d’alliances militaires titanesques durant la plus destructive guerre de l’histoire. Les deux sont morts encore au pouvoir à quelques semaines l’un de l’autre en avril 1945, juste avant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Mais les énormes contrastes dans la vie de ces deux hommes sont d’autant plus remarquables.

Roosevelt est né dans une des familles les plus riches d’Amérique. Il a eu une vie entièrement libre de tout souci matériel. Il a participé à la Première Guerre mondiale depuis un bureau à Washington comme sous-secrétaire de la Marine. Hitler, de son côté, est née dans une modeste famille de province. Jeune homme il gagnait misérablement sa vie comme travailleur manuel. Il a fait la Première Guerre mondiale comme soldat de première ligne dans l’enfer du champ de bataille du front occidental. Il a été blessé plusieurs fois et décoré pour acte de bravoure.

En dépit de ses manières affables et de sa rhétorique doucereuse, Roosevelt s’est montré incapable de maîtriser les grands défis auxquels étaient confrontés les États-Unis. Même après quatre ans de présidence, des millions restaient sans emploi, sous-alimentés et mal logés dans un grand pays largement pourvu de toutes les ressources nécessaires à une incomparable prospérité. Le New Deal était confronté à des grèves dures, des heurts sanglants entre le capital et le travail. Roosevelt ne fit rien pour résoudre le lancinant problème racial qui dégénérait souvent en émeutes et en conflit armé. L’histoire était très différente en Allemagne. Hitler a rallié son pays à un programme radical qui a transformé l’Allemagne en quelques années la faisant passer de pays économiquement ruiné au bord de la guerre civile à pays moteur de l’Europe. L’Allemagne a entrepris une renaissance à la fois sociale, économique et culturelle sans parallèle dans l’histoire. Le contraste entre les personnalités de Roosevelt de d’Hitler était simultanément un contraste entre deux systèmes socio-politiques idéologiquement diamétralement opposés.

Et pourtant, il ne serait pas juste de réduire Roosevelt à n’être qu’un simple politicien cynique, l’homme de façade de puissants intérêts étrangers. Il ne se voyait certainement pas comme l’incarnation du mal. Il croyait sincèrement agir noblement et pour le bien en poussant l’Angleterre et la France à faire la guerre à l’Allemagne. Comme Wilson avant lui, et d’autres depuis, Roosevelt se sentait le seul qualifié, appelé par la destinée pour remodeler le monde selon sa conception d’une démocratie universelle et égalitaire. Il était convaincu, comme tant de dirigeants américains l’ont été, que le monde peut être sauvé de lui-même en le faisant à l’image des États-Unis.

Des présidents comme Wilson et Roosevelt ne voient pas le monde comme un complexe de différentes nations, races et cultures qui doivent respecter mutuellement leurs identités collectives distinctes dans le but de vivre ensemble dans la paix, mais plutôt selon une perspective missionnaire autolégitimée qui divise le globe moralement entre pays du bien et pays du mal. Dans ce cadre, l’Amérique est faite par la providence l’instance directrice des forces du bien. Par chance, il se fait que ces vues correspondent aux intérêts politiques et économiques de ceux qui exercent le pouvoir aux États-Unis.

 

La Guerre du Président Roosevelt

En avril 1941, le Sénateur du Nord Dakota Gerald Nye prophétisa qu’un jour on parlerait de la Seconde Guerre mondiale comme de la guerre de Roosevelt. « Si jamais nous prenons part à cette guerre, elle sera appelée par les historiens du futur d’un seul nom, « la Guerre du Président » parce que chaque pas depuis son discours de quarantaine [discours du 5 octobre 1937 dans lequel il disait vouloir mettre l’Allemagne en quarantaine] a été vers la guerre. 

Le grand historien américain, Harry Elmer Barnes, estimait que la guerre aurait probablement pu être évitée en 1939 n’était-ce l’interférence de Roosevelt.  » Il existe, en effet, des preuves assez convaincantes que, sans les pressions de M. Roosevelt sur l’Angleterre, la France et la Pologne et sans son engagement envers elles avant septembre 1939, en particulier envers l’Angleterre, et sans les singeries irresponsables de son agent provocateur, William C. Bullit, il n’y aurait pas eu de guerre mondiale en 1939, ni sans doute avant des années. » Dans Revisionnisme une clé pour la paix, Barnes écrit : 

Le président Roosevelt porte une responsabilité écrasante, directe et indirecte dans le déclenchement de la guerre en Europe. Il a commencé à exercer une pression sur la France pour qu’elle tienne tête à Hitler dès que l’Allemagne a réoccupé la Rhénanie en mars 1936, des mois avant qu’il ne prononce son discours fortement isolationniste lors de sa campagne de 1936. Cette pression sur la France et aussi sur l’Angleterre se poursuivit sans discontinuer jusqu’au déclenchement de la guerre en septembre 1939. Elle a gagné en ampleur et en vitesse après le « discours de quarantaine » d’octobre 1937. Alors que la crise approchait entre Munich et l’éclatement de la guerre, Roosevelt enjoignit aux Polonais de tenir fermement tête à toute demande de l’Allemagne et pressa les Anglais et les Français de soutenir sans failles les Polonais.

Il y a un doute sérieux sur le fait de savoir si l’Angleterre serait partie à la guerre en septembre 1939 sans les encouragements et les assurances de Roosevelt qu’en cas de guerre, les États-Unis s’engageraient aux côtés de l’Angleterre aussitôt qu’il aurait réussi à faire basculer l’opinion américaine en faveur d’un soutien à l’intervention.

Roosevelt avait abandonné tout semblant de neutralité même avant que la guerre éclate en 1939, et a agi aussi rapidement que le permettait une opinion publique américaine anti-interventionniste pour entraîner son pays dans le conflit européen.

Quelques jours avant la dernière vague de crimes commis par les alliés russo-anglo-américains, les trois criminels contre l’humanité Staline, Roosevelt et Churchill se partageaient le monde à Yalta, et se mettaient d’accord sur un nouvel ordre mondial dans lequel l’Europe resterait le jouet des deux impérialismes.

Un des verdicts les plus perspicaces sur la place de Franklin Roosevelt dans l’histoire vint de la plume d’un grand explorateur et écrivain suédois, Sven Hedin. Durant la guerre il écrit : 

La question de la manière dont est arrivée une nouvelle guerre mondiale ne peut pas être élucidée seulement par les germes laissés par le traité de paix de 1919, ou par l’asphyxie de l’Allemagne et de ses alliés après la Première Guerre mondiale, ou par la poursuite de leurs anciennes politiques par l’Angleterre et par la France. Le coup décisif est venu de l’autre côté de l’Atlantique.

Roosevelt parlait de démocratie et il la minait sans arrêt.

Il dénonçait comme non démocrates et non américains ceux qui le critiquaient au nom de la paix et de la préservation du mode de vie américain.

Il a fait de la démocratie une caricature plutôt qu’un modèle.

Il parlait de liberté d’expression et faisait taire ceux qui ne partageaient pas son opinion.

Il parlait de liberté religieuse et il a fait alliance avec le bolchévisme.

Il parlait de la liberté de vivre à l’abri du besoin mais n’a pu fournir ni travail, ni pain ni abri à dix millions d’Américains.

Il parlait de la liberté de vivre sans crainte de la guerre alors qu’il y travaillait, pas seulement pour son peuple, mais pour le monde, et en excitant son pays contre les puissances de l’Axe – alors qu’il aurait pu s’unir à eux – il a conduit des millions à la mort.

Cette guerre restera dans l’histoire comme la guerre de Roosevelt.

Les louanges officiellement orchestrées de Roosevelt en tant que grand homme de paix ne pourront pas toujours masquer son rôle crucial qui a précipité l’Europe dans la guerre.

* * * * *

Cela fait plus de quarante ans que les événements décrits ici se sont produits. Pour beaucoup ce sont de simples péripéties d’un passé qu’il vaut mieux oublier. Mais l’histoire de la manière dont Roosevelt a provoqué la guerre en Europe est très édifiante, spécialement pour les Américains d’aujourd’hui. Les leçons du passé n’ont jamais été si importantes qu’à l’âge nucléaire. Parce que s’il n’y a pas au moins une minorité pour comprendre comment et pourquoi les guerres sont faites, nous resterons impuissants face aux va-t-en-guerre de notre propre époque.

Mark Weber

Titre original du texte paru en anglais sur IHR : “President Roosevelt’s Campaign To Incite War in Europe: The Secret Polish Documents” (Traduction : Francis Goumain)

Partager cet article Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on Facebook
Facebook
122Share on VK
VK
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email
Pierre Olivier

Commentaires (2)

  1. Pincemaille dit :

    Résultat : 50 millions de morts !!! 50 millions !!! On ne parle toujours que des morts juifs de cette guerre, mais 50 millions représente un « holocauste » mondial !!!

    Merci Mr.Roosevelt § co ! et aujourd’hui, à quoi assistons-nous ? à la même chose ! les « va-t-en guerre » (avec la peau des autres bien sûr) mettent le Moyen Orient à feu et à sang pour le plus grand profit des mêmes !!! L’Histoire ne se répète pas, elle bégaye !

    Et aujourd’hui, ils poussent carrément à la 3ème GM !!! que le Ciel nous en préserve !

  2. Rome dit :

    Merci pour ce document qui pose, à côté du travail de Vincent Reynouard et du ien les preuves formelles de l’initiation de la guerre par les « démocraties » occidentales gouvernées par les Juifs sionistes.
    Reynouard a livré l’heure par heure des provocations occidentales à l’Ouest en reprenant les documents de l’époque, les tentatives d’Hitler d’empêcher le drame et la folie furieuse de dévastation de la civilisation par l’éternel petit groupe actif – qui en est arrivé à son but aujourd’hui – et j’avais de mon côté synthétisé les preuves de ce que Pearl Harbour était entièrement une provocation américaine téléguidée par Roosevelet et ses accolytes (ce qui a été largement repris et parfois complété par les sites d’opposition).
    On trouve ces preuves en ligne.
    Ces documents sont centraux car ils livrent la clé de la nature de ces régimes qui constituent, en fin de compte, ce que j’appelle le Bloc de l’Ouest.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Login

Lost your password?