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Le refus des « philosophes blancs »

Le Telegraph du 8 janvier 2017, sous la plume de Camilla Turner, a  fait savoir que des agitateurs   de l’École londonienne des Etudes Africaines et Orientales, classée parmi les cinq  meilleures universités du Royaume,  sont en train d’exiger (« demanding » qui a un sens plus fort que notre mot français) que des personnes telles que  Descartes(1596- 1650)) et  Emmanuel Kant (1724-1804) soient retirées  des programmes, « parce qu’elles sont blanches ».

L’union estudiantine insiste sur ce point que « dans leurs études de philosophie, la majorité des auteurs dans nos cours devraient être d’Afrique et d’Asie. »

Il est facile de répondre par l’ironie à ce qui semble une excitation d’adolescents attardés gavés de drogues et de musique disharmonieuses  excitant cette part du cerveau  que l’on qualifie parfois  en physiologie de  reptilienne.  L’emprise marxiste ancienne est ici notable de réduire, à reprendre la métaphore du  navire,  la superstructure de l’esprit à l’infrastructure matérielle.

Il faut reconnaître que la responsable du département des philosophies et des religions  a trouvé cette exigence « ridicule », tandis que la directrice prénommée  Deborah se félicitait de ce que les problèmes du monde étaient traités dans son université du point de vue des pays afro-asiatiques,  concluant que  « le débat  informé et  sur les programme que nous suivons  est une part saine et spécifique  du projet éducatif ». A qui l’on rétorquera par ce proverbe espagnol cité par Schopenhauer : « Il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ».

Il ressort de cet incident la possibilité d’une stratégie plus vaste qui ne vise rien moins qu’à dénaturer l’héritage de nos nations européennes que l’on veut culpabiliser, à l’exemple de ce qui a permis, par injectons  continues de pareils vaccins  dans l’organisme allemand, la modernisation de l’entité sioniste.

Le premier coup de hache sur le tronc européen a été, après une préparation d’artillerie matérialiste venant des « esprits forts » libertins dès le début du XVIIIe siècle, la lourdeur du matérialisme marxiste continuée par « l’Institut de Marxisme » qui est le vrai nom de l’École de Francfort, pour ruiner tout idéalisme et décourager son centre que fut le monde germanique.

Il faut relever que les États les plus avancés en matière de réflexion spirituelle et logique, auront  été ceux qui n’ont pas précisément reposé sur la pratique de l’esclavage et du mercantilisme, comme, à part deux ou trois  villes libres du Nord, l’Empire allemand ou, chose méconnue,  cette Espagne qui importune nos Catalans sorrosiens et alcoolisés par les liqueurs républicaines et soviétiques  de l’URSS d’avant guerre, n’eurent cette pratique.  Il faut noter que notre pays, qui se vante de ses Lumières, dont plusieurs sont réelles et utiles, sans lien avec la secte maçonnique des Illuminati, laisse aujourd’hui traîner dans la boue les Voltaire et Montesquieu et Diderot accusés d’antisémitisme, et  qui ont dénoncé les mœurs de ceux qui exploitaient, et  qui  aussi trafiquaient la vente de leurs compatriotes africains. Mais ces gens, vivant du commerce humain,  avancent masqués et prennent soin de mettre en première ligne des faibles d’esprit, mal instruits et les poches remplies du même argent distribué  maintenant à Daech.

Il est vrai, comme le soulignait Martin Heidegger et en France son élève Jean Beauffret, dont Robert Faurisson fut l’élève au lycée Henri IV, comme nous fûmes aussi son auditeur agrégatif,  à l’ex École Normale Supérieure  de la rue d’Ulm, insistaient  sur ce que le mot de philosophie était intraduisible en d’autres langues, qu’il était grec  et si profond que se réclamer philosophe était une trop grande ambition, une idée trop  haute, presque un orgueil pour le Prussien Kant qui lui préférait l’idée de s’appliquer à la philosophie, comme à un idéal, qui sera analogue à  celui de la beauté ou de la communauté politique, dont l’État est l’organe.

Que les étudiants londoniens cités, de milieux  orientaux  et africains, éloignés de leur peuple, veuillent suivre la voie de la contestation révolutionnaire et non de la construction de leur propre domaine, est une chose: l’autre est que  le dialogue entre l’Occident et l’Orient se fait entre deux pôles qui n’ont d’échange, que s’ils reconnaissent leur différence et la part réciproque de mystère enraciné qu’il y a en eux.

Une archéologue suédoise Annika Larsson a eu la surprise  de découvrir au printemps  dans une tombe des vikings, nom d’une confrérie religieuse et militaire,  et non pas ces brutes hollywoodiennes qu’on nous expose,  la mention de ce que l’histoire  ordinaire entend désigner par le vénéré Ali, le cousin, selon la tradition sacrée,  du Prophète de l’Islam,  qui l’aurait désigné comme successeur, refusé par  des ambitieux, et de publier précipitamment que son nom est inscrit en effet en lettres koufiques sur des vêtements de soie, et de s’étonner que des Chiiytes soient ainsi mentionnés dans le Nord (voir sur le site du National Geographic).

Le mot Allah en caractères koufiques sur des bandes tissées de l’époque viking trouvés à Birka, en Suède

La photographie est malheureusement incomplète et ce visiblement à dessein, car l’on ignore la croix gammée qui s’y trouve en haut. Et le mot de « IL » que l’on fait entrer dans Allah – en caractères particulier déjà nommé, dit koufiques, ressemblant à nos majuscules, est le « IL » forme ancienne de « Heil » ou salut en vieil allemand (comme dans Odile par exemple).

En miroir, le mot Allah en caractères koufiques – et une croix gammée – sur des bandes tissées de l’époque viking trouvés à Birka, en Suède

Le lecteur sait-il l’apparence des lettres dites académiquement koufiques désignant le fameux Ali ? Nous visitâmes avec une amie nordiste iranienne, le musée d’Ali, en pleins troubles ou révolution de couleur de 2009, contre la réélection du Président Ahmadinajed,  à Téhéran : il était vide d’autres visiteurs, tout le temps de notre présence ; et à l’étage était exposé temporairement, une magnifique calligraphie du nom,  en caractère justement koufique, et au centre, comme la forme émergeant du fond,  ressortait une splendide et grosse  croix gammée dextrogyre. Surprise, et avec la réaction de la jeunesse, l’aimable et belle Faezeh, qui n’en était pas instruite, et n’avait mis les pieds en ce lieu,  quoique pieusement éduquée  et dévote,  dit: « c’est  comme Hitler »! Et oui, qui cache donc  le vrai nom d’Ali aux soi-disant fidèles ? Qui prétend exotique ce qui  appartient en commun à l’Europe et l’Asie, l’Amérique indienne même?

De fait, le swastika ou croix gammée est répandue en Iran, multipliée partout où est affiché le nom koufique d’Ali, en gros et en petit, comme aux portes du gymnase traditionnel où nous eûmes  l’honneur d’être conduit  par un beau-frère de l’amie et reçu par deux champions olympiques et leur troupe juvénile faisant tournoyer les massues.

Est-ce cette particularité du nom d’Ali que l’on retrouve  en Suède, nom  qui fâche la famille Saoud et les terroristes équipés par les soins de qui  nous savons?

Un exemple de ce dialogue Asie-Europe, au sein de peuples proches, car il existe des distances plus ou moins grandes, comme des hauteurs variées dans la nature, des poètes qui exaltent, au sein même de la France, « la passion  sublime », comme Corneille, et « la passion sublimée », comme Racine (selon une juste  distinction d’Abel Bonnard qui fut radié de l’Académie Française pour avoir été le ministre de l’Instruction  de l’Etat Français, condamné à mort, réfugié en Espagne, tirée de son beau livre  réédité chez Dismas,1991, « Ce monde et moi »,158pp.,p.81), nous sera fourni par une anecdote.

Comme  nous répondions immédiatement, à brûle pourpoint,  au Centre Culturel Iranien de Paris, rue Jean Bart,  à une question posée par une jeune étudiante libanaise  doctorante sur Jean-Jacques Rousseau,  travaillant pour la chaîne du Hezbollah, Al Manar,  sur ce qui nous paraissait  le sens du sacrifice du petit-fils de Mahomet et descendant d’Ali, assassiné par des coreligionnaires, nous eûmes comme Européen, le réflexe de prendre ce que nous apportait l’Histoire et notre philosophie morale éclairée par les formules du philosophe Kant, que nos agités de Londres trouveraient trop blanc pour devoir les intéresser. Et comme exemple, toujours allemand, nous donnions celui si célèbre outre-Rhin du Grand Roi en Prusse Frédéric II, assailli par les Autrichien, qui ne voulut pas trouver un compromis pour sauver sa vie, mais se lança à cheval dans la mêlée d’où il sortit vainqueur. Il s’était abandonné au Destin mu par le devoir. Plus tard, celle qui m’interrogeait me rapporta que le chef du Hezbollah  M. Nazrallah – dont le fils est tombé dans le combat contre les spoliateurs sionistes – s’était étonné que l’on puisse ainsi bien comprendre en Europe  le sacrifice du  fils d’Ali mort dans cette plaine d’Irak. C’est à la fermeté de la pensée de nos philosophes classiques que d’Europe, dont l’Allemagne fut le centre, l’on doit cette capacité de communication et de compréhension, mais en  étant soi-même, sans se grimer en oriental, le contraire étant tout aussi vrai !

Florian, le fabuliste, qui sortit demi-mort des cachots des Jacobins, Français de mère espagnole, dit à peu près  ceci,  qui est passé en dicton populaire : « Chacun chez soi, les vaches seront bien gardées » ! Les Africains et les Orientaux n’ont pas à dénoncer l’Europe, mais à retenir ce qu’il y a de solide et de grand, sinon ils seront méprisés de leurs propres nations.

En spiritualité orientale, dans le noble Koran, il est prêté à Dieu cette vérité que « si Nous avions voulu, Nous aurions créé une seule communauté ou confession, mais  les avons rendues différentes pour qu’elles puissent se concurrencer dans les bonnes actions ». La raison pratique l’emporte sur la raison pure. Le génie du Mal fond, au contraire, les peuples pour mieux les abrutir et les changer en bêtes féroces et, pire, en imbéciles fort manipulables. 

Pierre Dortiguier

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