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ARCHIVES DE COMBAT : Une sélection de documentaires subversifs

Comme le rappel très justement Derek Holland dans son manifeste Le Soldat Politique, « Le pouvoir passe par la connaissance, et plus vous apprenez, plus vous devenez une menace pour le système. ». Rien n’est plus vrai. Dans notre XXIe siècle encore bien jeune, à l’heure où internet a dépassé la télévision en terme de source d’informations au niveau mondial, acquérir les connaissances nécessaires à une juste compréhension de l’histoire, de la politique mondiale -passé et présente-, en sommes, du dessous des carte, n’est toujours pas chose aisée. La surabondance d’informations en a remplacée le manque, les lois liberticides et de censure s’attaquent à la toile, et la propagation de théories fumeuses brouille la boussole de celui qui voudrait structurer sa pensée afin de mener un combat éclairé.

La lecture reste le meilleur moyen pour s’armer intellectuellement ; mais d’autres médias peuvent aider ceux dont le quotidien ou le caractère rendent cette activité laborieuse. Voici une sélection de Documentaires de qualités traitant de sujets aussi capitaux que sulfureux : ingénierie sociale, manipulations des masses, travaux secrets des états profonds, mondialisme, ultra-libéralisme prédateur, commercialisation du prétendu « holocauste » et chantage organisé à la religion shoahtique…

Tous visionnables gratuitement, ils pourront aussi servir de base à des recherches plus poussées ; une sélection d’ouvrages en rapport avec le sujet est disponible à la fin de chaque présentation, à la suite du lien vers le documentaire.

Bon visionnage et Maîtres chez nous !

Marginal de Retz

 

1. The best enemies money can buy: une interview avec Anthony C . Sutton.

Antony Cyril SUTTON (1925 – 2002) est un économiste, historien et écrivain britannique. Sutton fut chercheur à Stanford au sein de la fondation Hoover de 1968 à 1973. Il enseigna l’économie à l’UCLA. Il étudia à Londres, Göttingen et UCLA et fut titulaire d’un doctorat en sciences de l’Université de Southampton, en Angleterre. En 1972, au sein de la Hoover Institution à Stanford, il subit la censure de son directeur de recherche qui tenta d’empêcher la publication de National Suicide: Military Aid To The Soviet Union dont les faits décrits attaquaient le programme Nixon-Kissinger d’aide aux Soviétiques tandis que ceux-ci aidaient les Nord-Vietnamiens dans leur effort de guerre. Le livre arrivait à la conclusion que les soldats américains étaient en train d’être tués avec l’aide de leur propre technologie. Pierre de Villemarest, spécialiste des questions mondialistes, écrit que « Sutton fut le seul auteur qui ait jamais disséqué les contrats grâce auxquels les totalitarismes nazi et soviétique ont pu vivre et survivre économiquement ». Dans cette interview – la dernière que l’économiste donnera -, il livrera le fonds de ses recherches sur l’aide financière et l’aide au réarmement apporté par les Etats-Unis au III Reich, durant l’ascension d’Hitler ainsi que pendant la préparation de l’Allemagne à l’effort de guerre. Sutton livre aussi ses découvertes sur les financements Américains occultes à l’URSS. Des révélations qui apportent un nouvel éclairage sur cette période et mettent à mal l’histoire officielle ; montrant une foi de plus que les choses ne sont jamais ce qu’elles semblent être, et particulièrement en ce qui concerne ces temps funestes pour l’Europe.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=AE0OCWehDvM&list=PLIaRHkUCEsRIyN5JuWUEarPVhuVTug45y&index=32&t=404s

Pour aller plus loin : Wall Street et l’ascension de Hitler et Wall Street et la révolution Bolchévique d’Anthony C. Sutton, aux éditions Le retour aux sources.

 

2. Das Netz (La Toile ou Voyage en cybernétique).

Theodore Kaczynski : « Je considère que l’emploi de la violence, quand il s’agit par exemple de s’opposer à la réalisation de l’utopie d’une société technologique, n’est que de l’autodéfense. Bien sûr, on peut le contester. Si vous pensez que cela est contraire à la morale, alors n’utilisez pas la violence. Mais je vous pose à mon tour une question : quel type de violence a provoqué le plus de mal dans l’histoire de l’humanité ? La violence autorisée par l’État, ou la violence non autorisée par l’État, employée par des individus ? »

Film indépendant allemand réalisé par Lutz Dammbeck  et sous-titré Unabomber, le LSD et l’Internet, sorti en 2005. Le film explore les idées et l’histoire des divers personnalités et mouvements ayant créé internet, et la société technologique actuelle.

Ce documentaire tente de répondre à la question suivante : Qu’est-ce qui lie ensemble le théorème d’incomplétude du mathématicien Kurt Gödel, les recherches en sociologie de Théodore Adorno et l’institut de Frankfort, les recherches sur la biologie et les systèmes machiniques de Heinz von Foerster avec le mathématicien Theodore J. Kaczynski devenu le terroriste Unabomber ? Une plongé au cœur des programmes secrets d’ingénieries sociales, liés étroitement aux mouvements de la contre-culture américaine des années LSD et au boom des nouvelles technologies. En parallèle on suit l’histoire et la correspondance entre le narrateur et Theodore Kaczynski  A.K.A Unabomber ; figure pionnière de l’écologie radicale qui n’hésita pas à user de la violence et des armes contre ceux qu’il accusait de vouloir mettre en place « un totalitarisme technique et progressiste ». Terroriste fou pour les uns, résistant « éco-fasciste » pour les autres, ce documentaire passionnant vous aidera à trancher.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=rpens-LBHp8&list=PLIaRHkUCEsRIyN5JuWUEarPVhuVTug45y&index=34&t=21s

Pour aller plus loin : La Société industrielle et son avenir de Theodore Kaczynski, aux éditions de l’Encyclopédie des Nuisances.

 

3. N. Finkelstein American Radical.

Un documentaire de 2009 sur la vie de l’universitaire américain Norman Finkelstein, réalisé et produit par David Ridgen et Nicolas Rossier. Finkelstein, juif fils d’une déportée, consacre sa vie à dénoncer ce qu’il appelle « le bizness de l’holocauste » ; ou l’utilisation que fait, entre autres, l’état israélien de la « Shoah » afin de posé l’anathème sur quiconque critiquerait sa politique, notamment envers le peuple Palestinien. Très controversé, forcé de quitter son poste universitaire et -cela va de soit- traité d’antisémite ignoble par la communauté de lumière, le professeur Finkelstein n’abandonne pas son combat. Allant de conférences en conférences, révélant les fraudes et les faux de nombreux livres d’auteurs israéliens sur l’histoire de l’occupation de la Palestine, Norman Finkelstein est aussi rigoureux qu’intraitable ; ce documentaire est le portrait, non pas d’un juif honnête, mais d’un honnête homme qui a voué sa vie à la recherche de la vérité et de la justice. Un homme qui mérite sa place aux côtés d’intellectuels tel qu’Isaac Shamir ou Schlomo Sand.

Lien: https://www.youtube.com/watch?v=MSvMdrME3xc&list=PLIaRHkUCEsRIyN5JuWUEarPVhuVTug45y&index=35

Pour aller plus loin : les ouvrages de N.Finkelstein sont malheureusement introuvables en Français… Une édition d’un de ses livres figurait autrefois au catalogue de la maison d’édition La Fabrique ; il a disparu depuis… étrange étrange…

 

4.La stratégie du choc, Naomie Klein.

Adaptation sous forme vidéo de son livre du même nom, Naomi Klein dénonce la tentative de prise de contrôle de la planète par un ultralibéralisme mettant à contribution crises et désastres pour substituer la seule loi du marché aux valeurs politiques et culturelles des civilisations. Une histoire secrète du libre-échange remarquablement conduite et documentée. La première partie porte sur la torture et plus particulièrement sur les expériences de lavage de cerveau effectuées par Donald Ewen Cameron et qui auraient été financées par la CIA. D’après Naomi Klein ces recherches étaient menées pour détruire la personnalité du sujet en lui administrant des chocs divers afin d’obtenir une « page blanche » sur laquelle on pourrait écrire une nouvelle personnalité. S’appuyant sur plusieurs recherches documentaires Naomi Klein soutient que, de la même manière, des désastres (catastrophes naturelles, changements de régimes, attentats), qui conduisent à des chocs psychologiques, permettent aux chantres du capitalisme d’appliquer la doctrine de l’école de Chicago dont Milton Friedman est l’un des représentants les plus connus. Ils imposeraient à l’occasion des désastres des réformes économiques que Naomi Klein qualifie d’ultralibérales telles que la privatisation de l’énergie ou de la sécurité sociale.

Naomi Klein cite plusieurs exemples pour étayer sa thèse. En particulier elle évoque les dictatures de Pinochet au Chili et de Soeharto en Indonésie ainsi que le cas de la Bolivie où les réformes ont été conduites en déportant temporairement les responsables de gauche. L’auteur évoque de plus les libéralisations qui ont suivi la chute du bloc de l’Est en Pologne et en Russie au début des années 1990, le gouvernement de Margaret Thatcher au Royaume-Uni, la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Les politiques qui ont été pratiquées aux États-Unis depuis 1990, mais plus particulièrement sous l’administration Bush, sont particulièrement visées, notamment la privatisation progressive de la sécurité aux États-Unis. Cela l’a conduit à s’intéresser à la gestion de la guerre en Irak. D’après Naomi Klein, on assiste depuis 2001 à l’émergence d’une industrie de la sécurité intérieure, les attentats du 11 septembre ayant été utilisés comme un choc « utile ». Cet argument est le point de départ à l’origine du livre d’après l’auteur.

Lien : https://www.youtube.com/watch?v=4a5gyL7aHW8

Pour aller plus loin : La Stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre de Naomi Klein, aux éditions Actes Sud.

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