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Franco demande l’aide du Führer

Puisque ce Pape aux dents jaunes effrayantes s’allie aux socialistes espagnols pour profaner la tombe de Franco, qu’il se range du côté des rouges et des violeurs de nones lui l’Argentin qui moins qu’un autre peut ignorer l’histoire de la Guerre d’Espagne et de ses enjeux, et puisque finalement il ne fait en cela que prolonger l’attitude de Pie XII qui déjà à l’époque n’avait jamais pris la peine de remercier ni Franco ni encore moins Hitler d’avoir défendu par les armes, dans le sang et la souffrance des martyres, l’Eglise contre le judéo-communisme, voici une gemme d’une exceptionnelle pureté, une perle rare de Pierre Maximin qu’on trouve dans «  Une encyclique singulière sous le  IIIe Reich » : le récit d’un moment où un homme demande l’aide d’un autre, de celui où tout le poids de l’Histoire et de la Grâce repose sur les épaules d’à peine quelques-uns, un récit que jamais aucun professeur d’espagnol de Toulouse ou d’ailleurs ne nous a jamais fait, nous sommes le 22 juillet 1936.

 

Transe et soulagement d’un général inconnu

         C’était le 22 juillet 1936, à Tétouan, capitale du Maroc espagnol. Le général Franco, qui avait été relégué aux îles Canaries comme militaire peu sûr par les autorités de la République, avait réussi à se rendre au Maroc et à y rester immédiatement après que le pays fut tombé aux mains des militaires soulevés contre Madrid. Sans doute les régiments de la Légion étrangère espagnole et les Tirailleurs marocains étaient-ils disposés, voire aspiraient-il, à se joindre au soulèvement sur le continent, mais le commandement ne disposait d’aucun moyen de transport. Il ne fallait pas compter sur la flotte gouvernementale, dont les équipages révolutionnaires s’étaient mutinés contre leurs officiers et les avaient massacrés.

         Les soucis du général Franco revenant de la Ceuta, la ville voisine, ce matin-là, en auraient désespéré plus d’un, et lui-même, malgré un courage physique indomptable et des nerfs d’acier, n’avait pas le meilleur moral. Les relations téléphoniques avec le continent sont rompues et le dernier avion (civil) dont il disposait s’est envolé avec ses espérances d’un secours italien qui n’aboutiront pas. Ruminant ces sombres pensées, le petit général insurgé passe devant une chapelle dont les cloches invitent les fidèles. Wilfried von Oven, qui nous rapporte ce trait avec une alacrité quelque peu voltairienne, nous raconte comment Franco pénétra dans le lieu saint, se signa, puis assista à la messe pour invoquer le secours du Ciel. Entré avec les idées en bouillie, il en repassa le seuil la tête haute illuminée d’une claire détermination. Pour sortir de l’impasse, la condition indispensable n’avait pas varié pendant sa demi-heure d’oraison, mais le chef de guerre en prière venait de prendre la résolution qu’il allait remplir cette condition. Elle consistait en la douzaine d’avions de grosse capacité qui lui permettraient de transporter ses troupes au-delà de la Méditerranée, pour prendre part aux combats qui commençaient à répondre à la répression gouvernementale, notamment en Andalousie. Par une sorte d’inspiration, Franco était convaincu, non seulement de connaître la porte où il fallait frapper pour obtenir les engins, mais aussi d’avoir rencontré la personne qui pourrait y accéder en son nom. On lui avait présenté la veille un florissant homme d’affaires étranger au nom imprononçable – pensez-donc, ces Allemands, avec leurs sonorités impossibles à extraire d’un gosier espagnol ! – mais cela n’avait pas empêché le général d’être conquis par la personnalité de l’interlocuteur germain. Et la sympathie était réciproque.

         Franco, coincé dans la souricière marocaine, sentait venir l’instant où il pourrait, moyennant une solide dose d’optimisme quand même, élaborer son plan et se dégager, grâce à l’arrivée à Tétouan, annoncée pour le lendemain, d’un appareil de ligne de la Lufthansa que les rebelles avaient réquisitionné à Las Palmas le 20 juillet, soit l’avant-veille. Il ménagea une entrevue avec ce commerçant allemand dont il n’avait pas retenu le nom mais qui s’appelait Johannes (Franz Eberhard) Bernhardt1. Résumons : il fallait convaincre ce négociant de remplir une mission peu commune, et ce fut une réussite extraordinaire qui, on peut bien le dire, changea le cours de l’histoire, c’est-à-dire le cours des événements tels qu’ils se seraient déroulés sans cela. L’avion réquisitionné, un Junker 52, arriva comme promis, et l’entretien se passa comme prévu. Bernhardt accepta sur l’heure de quitter ses affaires et sa famille dans des circonstances dramatiques, et de partir dès le lendemain matin pour Berlin. But de la mission : rencontrer dans une entrevue personnelle le chef du IIIe Reich et solliciter son aide militaire dans un conflit dont l’heureuse issue était très loin, pour le quart d’heure, d’être assurée. L’importance de l’enjeu était telle, aux yeux des quémandeurs, qu’il fallait en prendre l’énorme risque : c’était vaincre ou laisser bolchéviser l’Espagne, avec la suite des conséquences que l’on imagine.

Une prière exaucée par une démarche et une aide inespérée

         On reste songeur devant un tel enchaînement de succès à travers autant d’embûches. Il faut rendre hommage au flair de Franco et à son talent manœuvrier. Il insista auprès de Bernhardt pour éviter à tout prix de passer par le ministère allemand des Affaires étrangères, dont il avait reconnu d’instinct l’hostilité épidermique2. L’une des raisons de son choix avait été l’appartenance de Johannes Bernhardt à la Auslandsorganisation der NSDAP3, et Bernhardt, de son côté, subodorant également l’opposition de principe des Affaires étrangères, exigea et obtint d’être accompagné dans sa mission par le chef local de l’AO, Adolf Langenheim, un vieux monsieur déjà, qui finit par se laisser convaincre. Enfin, la mission se complétait par un officier aviateur espagnol, Francisco Aranz, et le pilote de la Lufthansa, Alfred Henkel. Une équipée plutôt picaresque conduisit les émissaires depuis Tétouan, via une escale à Séville, vers la suivante, Marseille, pour arriver finalement à Berlin, aux dernières heures du 24 juillet. Des instructions prises par téléphone, à l’escale de Stuttgart, auprès de la direction berlinoise de l’AO avaient dirigé le vol sur l’aéroport secondaire de Gatow – et non pas à Tempelhof, pour des raisons de discrétion et pour échapper à la curiosité des Affaires étrangères. Berlin était déjà en fête pour l’ouverture des Jeux Olympiques prévue pour huit jours plus tard, le 1er août. Aucune des hautes personnalités gouvernementales n’était présente dans la capitale. Grâce à la diligence et à la discrétion de deux cadres de l’AO4, la mission fut convoquée, le 25 juillet dans la matinée, chez le lieutenant du Führer, Ruddolf Heß lui aussi absent de Berlin. Il mettait son avion personnel à la disposition de la délégation hispano-allemande pour le rejoindre dans sa propriété privée en Thuringe. Son patron, le Führer-Chancelier, se trouvait à Bayreuth où il assistait au festival annuel. Une fois plus amplement informé sur l’objet de la visite, Heß réussit à le joindre au téléphone en une série d’appels et de contre-appels, qui convainquirent Hitler tant de l’urgence que de l’importance de l’affaire. « Qu’ils arrivent immédiatement ! » Ce fut sa décision.

         Un avion de fonction amena les émissaires en Bavière et, à 22 heures sonnantes, les hôtes se présentaient à Bayreuth, dans la maison du Festival, au cabinet de travail où le chef du IIIe Reich, seul, les attendait. Trois personnes avaient été convoquées : Kraneck, Bernhardt et Langenheim. Kraneck fit les présentations, et l’entretien commença : il devait durer trois heures peines.

La décision d’un seul

         Le déroulement de l’entrevue fut totalement différent de ce qu’en colporte la littérature du genre, victime plus ou moins consentante, véhicule plus ou moins conscient d’une intoxication permanente et fort bien menée. A notre cas s’ajoute le caractère secret de l’événement.

         Hitler fit donner personnellement par Bernhardt sa parole d’honneur de rien révéler à qui que ce soit, non seulement sur le contenu de l’entretien, mais encore sur le fait qu’il ait simplement eu lieu. Et Bernhardt y fut fidèle jusqu’à la forclusion du délai trentenaire réservé à l’histoire. Même dans les archives secrètes alliées qui, après même le délai de trente ans, furent livrées au public, on ne trouve là-dessus la moindre chose5. Cette circonstance constitue, par la même occasion, la meilleure confirmation de ce que Canaris – à l’inverse de que prétendent presque toutes les relations publiées jusqu’ici – ne participa nullement à l’entretien du 25 juillet, tout aussi peu qu’aux conseils des jours suivants, tenus en des cercles plus étendus6.

         La relation de von Oven est celle que rédigea Bernhardt lorsqu’il fut libéré de sa promesse de silence. Son mémoire fut légué à von Oven, qui le connaissait personnellement et qu’il rencontra encore en 1976 en Amérique du Sud, peu de temps avant son décès. Bernhardt a reconstitué le texte de la lettre de Franco au Chancelier Hitler. Lors de sa mission, il l’avait apprise par cœur, pour toute éventualité. En voici le texte en langue originale suivi de sa traduction française :

Excelencia,

         Nuestros movimiento nacional y militar tiene como objecto la lucha contra la democracia corrupta en nuestro pais y contra las fuerzas destructivas del communismo, organizadas bajo el mano de Rusia.

         Me permito dirigirme a S.E. Con esta carta, que le será entregada por dos señores alemanes que comparten con nosotras los trágicos acontecimientos actuales.

         Todos los buenos españoles se han decidado firmemente a empezar esta gran lucha para el bien de España y de Europa.

         Existen severas dificultades para transportar rápidamente a la Peninsula las bien comprobadas fuerzas militares de Marruecos, por falta de lealtad en la Marina de Guerra española.

         En mi calidad de Jefe Supremo de estas fuerzas ruego a S.E. me facilite las medios de transporte aéreo :

  • 10 aviones de transporte de la mayor capacidad possible.

         Además pido :

  • 20 piezas antiaéreas de 20 m/m
  • 6 aviones de caza « Heinkel »
  • la cantidad máxima de ametralladoras y de fusiles cons sus municiones en abundancia.
  • Además bombas aéreas de varios tipos, hasta 500 kgs.

         Excelencia, España a cumplido en toda su historia con sus compromisos. Con Alemania se tiene más unida que nunca en estas horas de su cruzasa en la lucha contra el communismo.  

                              Francisco Franco y Bahamonde

                              Jefe Supremo de la Fuerzas militares en  Marruecos español

 

         Excellence

         Notre mouvement national et militaire a pour objet la lutte contre la démocratie corrompue en notre pays et contre les forces destructrices du communisme, organisées sous les ordres de la Russie.

         Je me permets de m’adresser à Votre Excellence par cette lettre, qui vous sera remise par deux messieurs allemands qui vivent avec nous les événements tragiques actuels.

         Tous les bons Espagnols sont fermement résolus à commencer ce grand combat, pour le bien de l’Espagne et de l’Europe.

         Il existe de sévères difficultés à transporter rapidement sur la Péninsule, à cause du manque de loyauté de la Marine de guerre espagnole, les forces militaires du Maroc, qui ont largement fait leurs preuves.

         En ma qualité de commandant en chef de ces troupes, je demande à Votre Excellence de me procurer les moyens de transport aérien :

  • 10 avions de transport de la plus grande capacité possible

         en outre, je demande :

  • 20 canons antiaériens de 20 mm
  • 6 avions de chasse « Heinkel »
  • la plus grande quantité possible de mitrailleuses et de fusils avec leurs munitions en abondance.
  • En outre des bombes pour avion de divers types, jusqu’à 500 kilos.

         Excellence, au cours de son histoire, l’Espagne a honoré ses engagements. Elle se sent plus unie que jamais à l’Allemagne en ces heures de sa croisade dans la lutte contre le communisme.

                             Francisco Franco y Bahamonde

                             Commandant en chef des Forces armées du Maroc espagnol       

 

         Telle était cette lettre que Langenheim tournait et retournait en ses mains et sur laquelle il veillait depuis quarante-huit heures comme sur la prunelle de ses yeux. Maintenant que le moment était venu pour lui, en tant que supérieur nominal de la mission, de remettre enfin le document au destinataire présent devant lui, tel était son trouble que Bernhardt dut lui faire signe discrètement de s’exécuter. Hitler lui en demanda une traduction aussi exacte que possible, mais Langenheim s’embrouilla et passa la lettre à son subordonné, qui effectua la traduction avec calme et maîtrise. Désormais, il n’y eut plus que deux interlocuteurs : Hitler et Bernhardt.

Analyse de la situation

         A plusieurs reprises, Hitler interrompit la traduction pour s’assurer qu’il avait bien compris l’une ou l’autre expression, ou pour faire des remarques qui montraient, au témoignage de Bernhardt, qu’il avait une étonnante connaissance des affaires espagnoles. Oven raconte encore :

         Néanmoins, sitôt après, il pressa le bouton d’une sonnerie et, lorsque Brückner7 apparut, il se fit apporter par celui-ci un dossier bien préparé comprenant l’état récent des affaires espagnoles selon les sources allemandes et étrangères, suite à quoi il donna ordre à son aide de camp de lui apporter encore les dernières informations venues d’Espagne. Il avait pris connaissance du contenu de la lettre de Franco sans rien laisser paraître de son sentiment. Son visage ne manifesta ni particulier intérêt ni surprise.

         La thèse élaborée par Hugh Thomas, selon laquelle Hitler se sentit flatté dans sa vanité « d’être aussi poliment appelé à l’aide par Franco », ce qui signifiait que « pour la première fois il était traité par un pays étranger comme s’il était irremplaçable », cette thèse est pure invention. En toute sérénité, Hitler se rendait compte de ceci : Franco ne peut pas transporter ses troupes en Espagne et c’est la raison pour laquelle il a besoin de notre aide. Il ne s’agissait en fait que de cela et de rien autre chose8.

         L’exposé de la situation signé par Franco éveilla puissamment l’intérêt de Hitler, pendant que Bernhardt lui donnait les explications nécessaires. Bien que Bernhardt estompât l’optimisme exagéré de Franco, afin d’éviter le risque de ne pas être pris au sérieux, et qu’il ne dissimulât pas la gravité de la situation, le Führer n’avait pas manqué de montrer par l’une ou l’autre intervention qu’il était mieux renseigné que le général espagnol cloîtré à Tétouan et pratiquement coupé du monde. Il se méfiait donc des vœux pieux du quémandeur. Une fois encore, Hitler constatait que Franco n’était maître de la situation qu’au Maroc, mais dans les villes du continent surtout, voire dans l’ensemble du territoire, la situation était franchement défavorable. Johannes Bernhardt estima opportun d’avancer des arguments qui ne pouvaient pas ressortir de la situation strictement militaire mais seulement du caractère profond de ce peuple qu’il avait appris à aimer.

         Bernhardt nous décrit alors Hitler arpentant sans interruption toute la longueur du cabinet de travail en montrant, en l’un de ses célèbres monologues, récité sur un mode ininterrompu, la connaissance approfondie qu’il avait de l’histoire de l’Espagne, ainsi que la sympathie chaleureuse qu’il éprouvait pour le peuple espagnol9.

         Bernhardt expose alors avec feu la carrière militaire de Franco dont Hitler n’avait entendu parler que fort vaguement jusque-là. Le Führer est édifié et Bernhardt en profite pour insister sur l’urgence et la gravité des conditions où se débattent les rebelles. Les derniers messages que le personnel dépose sur le bureau du Chancelier le confirment. De plus, le gouvernement de Front populaire en France vient, non seulement d’accorder, mais d’expédier réellement de l’armement et des fournitures au secours de Madrid. Bientôt, la conclusion tomba : « Le détroit de Gibraltar ne pas devenir communiste ! »

De la parole aux actes : le premier pont aérien de l’histoire

         Il faudrait pouvoir raconter toute la suite : comment Hitler accepta le principe de son aide avec les implications énormes d’énorme importance : l’urgence et le financement de l’immense entreprise par une avance allemande à Franco contre un engagement d’honneur10. On devrait raconter encore comment le Führer eut à convaincre ses hauts collaborateurs, Hermann Göring surtout, pour l’armement, les avions et les munitions, Werner Frhr von Blomberg pour la participation militaire, l’amiral Erich Raeder (représenté par le capitaine de vaisseau Coupette) pour la marine. Hitler surenchérit sur la demande de Franco et doubla notamment le nombre des avions à fournir. Les premiers ordres partirent dans la nuit du 25 au 26 juillet. L’opération Feuezauber11 était lancée.

         Dès le 28 juillet le premier pont aérien de l’histoire établi entre le Maroc et l’Andalousie transportait sur le continent les troupes de Franco qui rendirent possible, trois ans plus tard, la seule victoire par les armes contre le communisme jamais enregistrée par l’histoire12. Johannes Bernhardt, qui en fut le génial artisan (par deux fois encore, au cours de ces trois années, il sauva les nationaux du marasme mortel où ils étaient tombés), Bernhardt, donc, est resté un parfait inconnu pour le monde entier13. Son grade honorifique de colonel SS14 aurait dû lui valoir les honneurs des geôles alliées, mais Franco avait eu la prudence de lui accorder la nationalité espagnole. Quant à Hitler, inutile de dire que son rôle dans l’opération de secours à l’Espagne contre le bolchévisme lui a valu le supplément de haine habituel de la part des Alliés et des ralliés de toute farine au grand Parti Frère d’URSS. Seul Dieu pourra nous dire combien, parmi les insulteurs de Hitler, auraient achevé précocement leur carrière au fond d’une fosse commune où les aurait envoyés rouler une balle bien appliquée dans la nuque, si le Chancelier n’avait pas accepté la visite de recommandation de Rudolf et Alfred Heß15 ; s’il n’avait pas accepté, seul, en pleine conscience et sans compensation, des risques démesurés, dans le seul but d’aider un général inconnu à combattre et à vaincre le progrès du communisme en Europe et par là dans le monde.

Méconnaissance et ingratitude

         Le mot « reconnaissance » peut s’entendre en français selon deux acceptions : l’une est le fait de tenir quelque chose pour vrai après une recherche ; l’autre, celui de reconnaître un bienfait reçu, une obligation morale. En ce qui concerne l’intervention allemande dans la guerre en Espagne, de 1936 à 1939, on piétine couramment la reconnaissance dans les deux sens du terme. On parle sans rien savoir et on oublie de dire merci.

         Or, c’est bien connu, on ne refait pas l’histoire. Mais l’histoire une fois faite, il ne faut pas essayer de la défaire au gré des idéologies. Il est frappant de constater combien le mérite et le rôle unique du IIIe Reich et de son chef dans la victoire contre les communistes en Espagne ne sont pratiquement reconnus par les gens qui ont, directement ou indirectement, bénéficié de cette victoire. S’il faut absolument qu’on en parle, ce sera pour médire et même calomnier. On a récemment réédité l’Histoire de la guerre d’Espagne de Brasillach et Bardèche16. Voici en quels termes la préfacière touche à la question :

         Le général Franco était bien trop fier et trop nationaliste pour supporter une quelconque ingérence extérieure à l’Espagne, athée qui plus est. Il demanda le rappel du premier ambassadeur allemand, le général von Faupel, qui voulait modeler les jeunesses phalangistes suivant l’esprit national-socialiste et qui effrayait les catholiques.

         Première erreur, l’ambassadeur en question ne s’appelait pas von Faupel, mais bien Faupel, tout simplement. Il n’était pas aristocrate, ni d’ailleurs diplomate de métier. Le général Wilhelm Faupel fut d’abord chargé d’affaires, puis ambassadeur à Salamanque. C’est lui, en outre, qui, avant même sa nomination en Espagne, avait négocié la reconnaissance de l’Espagne nationaliste par Berlin et Rome, laquelle fut signée dès le 18 novembre 1936.

         Deuxième erreur, Faupel, comme tout le personnel allemand en Espagne, avait reçu la stricte consigne du Führer de ne s’immiscer en aucune manière et sous aucun prétexte dans les affaires intérieures de ce pays. Il n’est pas connu d’exemple où un général aussi discipliné que Faupel y aurait contrevenu17.

         Troisième erreur, Faupel, sans être membre du parti national-socialiste, avait néanmoins été nommé par Hitler en raison de ses compétences à la tête de l’institut ibéro-américain d’Allemagne. C’est en cette qualité qu’il fut choisi pour le poste espagnol. Né en 1873, donc à soixante-trois ans en 1936, il avait passé l’âge des culottes courtes et ne devait pas se sentir spécialement appelé à s’occuper de la jeunesse en général et espagnole en particulier, surtout pour lui inculquer des idées politiques qui n’étaient pas les siennes.

         Quatrième erreur, le rappel de Faupel eut lieu à la demande de Franco, mais pour des raisons d’incompatibilité à la fois personnelle et technique entre deux militaires, sans aucun rapport avec des raison idéologiques inexistantes malencontreusement puisées, sans aucune vérification, dans l’ouvrage préfacé.

         Il est d’ailleurs significatif qu’Anne Brassié soit allée épingler au plein milieu des quatre cents pages18 qu’elle présente l’erreur des deux auteurs (pour eux pardonnable à l’époque) et la resservir aujourd’hui comme caractéristique du climat de la tragédie.

Quand Franco rectifiait ses futurs historiens

         « Le général Franco était bien trop fier et trop nationaliste pour supporter une quelconque ingérence extérieure à l’Espagne, athée19 qui plus est. » Anne Brassié a l’excuse d’avoir été mal renseignée, sinon son propos serait formellement odieux. Laissons à Franco de le rectifier par la péroraison de son discours d’adieu à la Légion Condor, le 22 mai 1939 à León, où il dit précisément de quoi il s’enorgueillissait :

         Franco exprima sa fierté d’avoir eu sous ses ordres une troupe telle que la Légion Condor. Il adressa son salut fraternel à « la Grande-Allemagne » et surtout « à votre grand Führer, l’homme qui au moment du danger, a su aimer et comprendre l’Espagne ». Il termina en s’écriant : « Honneur à l’Allemagne ! Vive l’Espagne ! »20

         On pourrait dire qu’il ne faut pas prendre ce morceau d’éloquence festive au pied de la lettre ; qu’il ne traduisait pas la pensée profonde du Caudillo pour cet étranger, « athée qui plus est ».

         Un an s’était à peine écoulé que Franco, cette fois, prit la plume pour s’adresser, le 3 juin 1940, à Adolf Hitler, dans les termes suivants :

         Cher Führer, au moment où les armées allemandes, sous votre commandement, conduisent la plus grande bataille de l’histoire à une conclusion victorieuse, je voudrais vous exprimer mon admiration et mon enthousiasme, de même que ceux de mon peuple qui observe avec une émotion profonde le cours glorieux d’une lutte qu’il considère comme la sienne, et qui concrétise les espoirs flambaient déjà en Espagne lorsque vos soldats étaient à nos côtés contre des ennemis qui, bien que masqués, étaient les mêmes21.

         Le 16 juin suivant, Hitler reçoit au château d’Acoz, près de Charleroi, le général Vigon, envoyé spécial de Franco. Vigon repend à peu de chose près les termes du Caudillo dans sa lettre du 3 juin, et constate que « l’Allemagne lutte contre les mêmes ennemis qui ont été ceux de l’Espagne dans la guerre civile »22 tandis que le Führer se plaît à observer, au sujet de l’Allemagne et de l’Espagne, qu’ « effectivement on se trouvait en présence du cas exceptionnel de deux grandes puissances qui ne s’étaient jamais fait la guerre ». Cela ne ressemblait pas tellement au cliché malencontreux auquel on se croit obligé de souscrire encore aujourd’hui.

         Ecrire l’histoire c’est écrire la vérité en renonçant à la maquiller quand elle nous déplaît. L’amende honorable à l’égard du calomnié et de sa mémoire n’est pas laissé au bon cœur du calomniateur. Elle est dûe en justice par une des plus redoutables sentences du Décalogue23.

Le Vatican et la guerre d’Espagne

         Un autre sujet, presque mystérieux, fut évoqué lors de l’entrevue d’Acoz :

         Vigon en vint alors à parler de l’attitude de l’Eglise catholique romaine à l’égard de l’Espagne. Franco a eu des difficultés, non pas tant avec le Pape lui-même qu’avec le secrétaire d’Etat, le cardinal Maglione.

         Le Führer répondit que les princes de l’Eglise oublient malheureusement que si le National-Socialisme, le Fascisme ou la Phalange n’avaient pas existé, l’Eglise catholique romaine n’existerait plus dans les pays en question. Vigon répondit que Franco s’était servi des mêmes arguments dans une lettre au Pape, qui en avait été tellement impressionné qu’il avait décidé d’aller davantage au fond des choses dans sa réponse. Mais Maglione l’en avait empêché24.

         Bien énigmatique, ce passage mériterait à plus d’un titre d’être exploré par les historiens-archivistes du Vatican. Car enfin cette vérité première, qui avait frappé indépendamment comme une évidence Franco et Hitler, comment se fait-il qu’elle ne sautât pas aux yeux de Pie XII, au point qu’il fallut une lettre de Franco pour l’en convaincre ? Au point aussi qu’il en fut « tellement impressionné qu’il avait décidé d’aller au fond des choses dans sa réponse » ?

         Sans le National-Socialisme, le Fascisme ou la Phalange, plus d’Eglise catholique en Allemagne, en Italie, en Espagne, un bel enjeu, en vérité ! Comment Vigon pouvait-il connaître la réaction personnelle de Pie XII, sans une pièce qui doit bien exister et sommeiller quelque part dans les cartons, n’empêchant de dormir que les gardiens du Graal ?

         Deuxième point de l’énigme : le ferme propos du Pape « d’aller davantage au fond des choses ». Qu’est-ce à dire, sinon que la défense politique de l’acquit social-chrétien par les régimes en question n’avait été analysée par Rome que de manière superficielle ou médiocrement approfondie ?

         En troisième lieu, on se demande d’où venait à Maglione le droit de prévaloir contre le Pape régnant. Pie XII subissait une souveraineté supérieure à la sienne, et personne ne nous en parle, personne ne le trouve étrange. Les archivistes préfèrent visiblement aider l’acharnement des chasseurs de sorcières – toujours la même sorcière d’ailleurs – plutôt que de nous renseigner sur cet inquiétant contre-pouvoir.

         Le général Vigon rapporte encore, à propos de l’entrevue d’Acoz :

         Le Führer dit qu’il était tragique de constater qu’alors que la France avait réalisé la séparation de l’Eglise et de l’Etat, tandis qu’un pays comme l’Allemagne paie mille millions [de Deutschemark] d’impôts pour les deux confessions, le Vatican a néanmoins toujours été du côté de la France25.

         Les interlocuteurs de 1940 ne pouvaient pas prévoir que, pour l’Allemagne, le pire était encore à venir. Le chapitre espagnol était clos. L’aide allemande n’avait pas seulement contribué à la victoire sur le communisme, elle l’avait déterminée. Les engagements résultant de l’engagement du Führer avaient été remplis avec une fidélité dont l’histoire offre peu d’exemple. Il ne restait plus que les couleuvres à avaler.

         Le moment est venu de conclure cet épisode hispano-allemand de la guerre en Espagne, et de comprendre les bonnes raisons du cardinal-primat, archevêque de Tolède, pour surseoir à la lecture en chaire de l’encyclique Mit brennender Sorge. Le simple devoir de gratitude l’obligeait à l’égard des soldats de la Légion Condor, qui combattaient avec les troupes nationalistes espagnoles en parfaite fraternité d’armes. Mgr Isidoro Gomá Tomás n’ignorait pas non plus ce que ses ouailles devaient au Chancelier Hitler, et il ne voulait pas qu’elles eussent la moindre occasion de se scandaliser, même erronément, à la lecture d’un texte qui risquait – on l’a bien vu depuis lors jusqu’à ce jour – d’être compris de travers.

Pierre MAXIMIN

Source : « Une encyclique singulière sous le IIIe Reich »

Extrait presque complet du chapitre III (« L’autre mâchoire de la tenaille communiste ») proposé par Francis GOUMAIN

[Diffusé par AKRIBEIA et publié par V.H.O. (Vrij  Historisch Onderzoek) A.s.b.l. en 1999 (Fondation européenne pour le libre examen historique, BP 60 – B – 2600 Berchem 2 Belgique)]
  1. Bernhardt était originaire de Osterode, en Prusse Orientale, où sa naissance fut inscrite au registre de baptême de la paroisse catholique le 1er janvier 1897. Osterode est une localité à minorité catholique presque entièrement allemande de Prusse Orientale qui fut « lamentablement dévastée », comme le constatait le médecin protestant, comte von Lehndorff, qui la visita fin octobre 1944 (Hans Graf von Lehndorff, Ostpreußisches Tagebuch, Aufzeichnungen eines Artztes aus den Jahren 1945 -1947, Biederstein, München 1961, p.222).
  2. Franco ne pouvait pas savoir (pas encore) que les bureaux de la Wilhelmstraße étaient truffés des créatures que l’on retrouverait bientôt dans les rangs de la Résistance allemande au IIIe Reich, des messieurs qui faisaient bon marché des intérêts du peuple allemand et aussi de toute opposition au communisme. Sauf, bien entendu, l’opposition du portefeuille. Dans son histoire de la conjuration des officiers allemands contre Hitler, Fabian von Schlabrendorff (Offiziere gegen Hitler, Frankfurt/Main, 1946) ne craignait pas d’écrire : « Notre mission la plus pressante était d’empêcher en toute circonstance et par tous les moyens la réussite d’Hitler, même au prix d’une lourde défaite pour le Reich. » Cette monstrueuse vérité pouvait se lire dans la première édition de ce livre, datée de 1946, mais, dans celle de 1951, le passage en italique avait disparu. Simple exemple de la probité intellectuelle et politique des amis du P. Leiber, conseiller particulier de Pie XII pour les affaires allemandes.
  3. En bref : AO, Organisation pour l’étranger du parti national-socialiste. Son importance numérique au Maroc espagnol était très réduite : elle y comptait 31 membres.
  4. Le Dr Kraneck, chef de service juridico-politique, et son représentant Friedhelm Burbach.
  5. Et pourtant si : on trouve cette intéressante confirmation de la relation de Bernhardt dans les archives secrètes de la Wilhelmstraße – III – L’Allemagne et la guerre civile espagnole (1936 – 1939), Plon, Paris 1952, p 2 et 3 : « Hitler avait promis son appui [aux insurgés] dans un délai de quelques jours après le déclenchement de la révolte. Vers le 22 juillet 1936, Franco envoya un homme d’affaires allemand résidant au Maroc, Johannes Bernhardt, et le « Ostgruppenleiter » [Chef de groupe local national-socialiste], Adolf Langenheim, en Allemagne par la voie des airs, pour demander des avions et d’autres secours, et grâce à l’entremise de l’Organisation pour l’étranger (« Auslandsorganisation ») ces envoyés furent mis rapidement en présence d’Hitler et de Göring. [Note : Un compte rendu de ces événements figure dans un document de la chancellerie présidentielle du Führer et Chancelier, daté du 5 juillet 1939 et ayant pour titre « Recommandations pour des distinctions honorifiques ayant trait à la conclusion de la guerre civile espagnole ». En proposant des décorations pour deux membres de la « Auslandsorganisation », Dr Wolfgang Kraneck et Robert Fischer, le document passe en revue les événements de fin juillet 1936 : « A cette époque, M. Langenheim et M. Bernhardt, camarade du parti appartenant à la « Auslandsorganisation » de la NSDAP, arrivèrent à Berlin, venant d’Espagne, porteur d’une lettre du général Franco au Führer. Après que le Gauleiter [Chef du département] Bohle en eut été informé, une longue conférence eut lieu avec les représentants du Führer [Ruddolf Heß], à la suite de laquelle ce dernier ordonna que la lettre fût remise au Führer par quelques camarades du parti, sans délai. Sur instructions du représentant du Führer, MM. Langenheim et bernhardt furent accompagnés par MM. Burbach, Kraneck et Fischer, qui étaient alors chefs de service à l’état-major de la « Auslandsorganisation », et qui en raison de leurs fonctions, étaient à même de donner un avis sur les questions pouvant venir en discussion. La première entrevue avec le Führer, au cours de laquelle fut remise la lettre, eut lieu à Bayreuth, tard dans la soiré du même jour, alors que le Führer rentrait du théâtre. Immédiatement après, le Führer convoqua le maréchal Göring,le ministre de la guerre d’alors, le général von Blomberg, et un amiral qui se trouvait présents à Bayreuth. Cette nuit-là, le principe d’une aide au généralissime fut accepté, alors qu’au cours de la journée suivante certains détails complémentaires furent arrêtés. Cette marche des événements, et particulièrement le fait que l’aide fut accordée grâce aux efforts de la « Auslandsorganisation », sont peu connus, et il convient de les traiter confidentiellement, même aujourd’hui. »] Les historiens de cour anticommunistes aiment attribuer à Canaris, chef du contre-espionnage allemand et maître espion au service de l’Angleterre, le mérite du secours procuré à Franco. C’est un non-sens sous bien des rapports. Principalement parce que cet ami du P. Leiber souhaitait, par haine de Hitler, l’échec de la contre-révolution en Espagne. Il fut sur le point d’y réussir et obtint au moins la prolongation du conflit espagnol pendant trois inutiles années de carnage (voir von Oven, Hitler und…passim). Note de PM.
  6. Wilfred von Oven, Hitler und…. p 176. Cet auteur ajoute que le plus souvent les historiens reprennent la thèse de l’intention malveillante, selon laquelle le mobile qui fit accorder l’aide de l’Allemagne à Franco se trouvait dans l’intention d’expérimentation de nouvelles armes et de nouvelles tactiques sur le sol de l’Espagne et au prix du sang espagnol. On n’est pas plus reconnaissant (ibid, p 177).
  7. Aide de camp du Führer – Note de PM
  8. Wilfried von Oven, Hitler und… ; p 181.
  9. Wilfried von Oven, Hitler und…, p 182 et 183
  10. Le contrat non écrit fut respecté et, comme convenu, le remboursement eut lieu en nature. Il faut y voir une raison supplémentaire de la rancune alliée contre l’Allemagne national-socialiste et l’Espagne franquiste. Par une transaction basée sur le troc, elles avaient osé contrevenir aux intérêts sacro-saints de la finance internationale. Ce n’est qu’à l’intervention de Canaris et de ses amis félons de la Résistance que l’Angleterre put détourner plus tard à son profit le droit de préséance pour l’acquisition des matières premières espagnoles, droit qui appartenait contractuellement, mais surtout moralement, à l’Allemagne.
  11. « Enchantement de feu ».
  12. Cette victoire ne devait d’ailleurs pas faire le bonheur de tout le monde au Vatican ni dans le camp de la « chère Pologne ». On lit dans Jean Szembeck, ancien sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de Pologne : journal 1933 – 1939 (Plon, Paris 1952) : « Rome : 13 mars 1938. J’ai été, par hasard, témoin d’une conversation que [le R.P. Ledochowski, général (polonais) des Jésuites] a eue avec le cardinal Marmaggi au sujet de l’arrivée à Rome d’une délégation de la Phalange espagnole. Les deux interlocuteurs se sont exprimés avec beaucoup de violence sur les régimes totalitaires, sur le fascisme et sur l’hitlérisme. La Phalange est un mouvement du même genre. Le R.P. Ledochowski appelle tous ces systèmes :  opera del diavolo» (p.428). Quand on sait que le R.P. Ledochowski dirigera les émissions de Radio Vatican pendant la guerre, on peut se faire une idée de l’impartialité de l’information dispensée par cette radio (voir Blet, loc. Cit., p.117).
  13. Bernhardt eut l’occasion de rencontrer, le 21 août 1936, le président Salazar à Lisbonne, pour organiser l’acheminement de matériel vers l’Espagne nationaliste. Sauf erreur, Salazar n’a jamais eu le sentiment d’avoir rencontré le diable ou son fantôme ou l’un de ses collaborateurs.
  14. SS-Standartenführer.
  15. Alfred Heß frère de Rudolf, était intervenu activement en sa qualité de chef adjoint de l’AO, pour ménager l’entrevue de Bayreuth.
  16. Robert Brasillach et Maurice Bardèche, Histoire de la guerre d’Espagne, Godefroy de Bouillon, Paris 1996, réédition préfacée par Anne Brassié.
  17. Ceci fut confirmé par l’historien espagnol Angel Viñas (La Alemania nazi y le 18 de julio, Madrid 1974), sur la base de ses recherches dans les archives secrètes de l’ambassade d’Allemagne à Madrid. Voir Wilfred von Oven, Hitler und…, p. 281.
  18. Robert Brasillach et Maurice Bardèche, op. cit., p. 202
  19. Salazar, comme nous l’avons vu, accepta de prêter son concours à cette « ingérence », mais sans avoir l’indélicatesse de la taxer d’athéisme.
  20. Wilfred von Oven, Hitler und…, p. 510. On remarquera que la Caudillo salue la « Grande-Allemagne » qui était constituée par la réunion de l’Autriche à l’Allemagne.
  21. Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre II – Les années de guerre (11 mai – 22 juin 1940), Plon, Paris 1961, p. 219 – 220.
  22. Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre II – Les années de guerre (11 mai – 22 juin 1940), Plon, Paris 1961, p. 305.
  23. Voir catéchisme du Concile de Trente, commentaire du VIIIe commandement, 3.
  24. Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre II – Les années de guerre (11 mai – 22 juin 1940), Plon, Paris 1961, p. 306 – 307.
  25. Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre II – Les années de guerre. p.307.
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