Une autre confirmation de l’implication américaine notamment en Ukraine
Le bureau de la directrice du Renseignement National américain (ODNI) Tulsi Gabbard (qui a démissionné au mois de mai dernier…), vient de reconnaître l’existence de plus de 120 laboratoires biologiques opérés par les États-Unis, répartis dans plus de trente pays, dont plusieurs dizaines en Ukraine. Un mémorandum déclassifié est accessible sur : https://www.dni.gov/files/BIOLAB_Slides.pdf
Dans son message, elle indique que ces informations s’inscrivent dans la volonté de l’administration Trump de mettre un terme au financement fédéral des recherches dites de « gain de fonction » et d’apporter davantage de transparence sur les programmes biologiques soutenus par Washington à travers le monde.
C’est une nouvelle confirmation de l’ampleur de l’implication américaine longtemps présentées en Occident comme de la propagande ou des théories sans fondement.
Des dizaines de laboratoires ont bien été financés par des fonds américains, des centaines de millions de dollars investis dans des programmes sensibles, dans une coopération militaire, sécuritaire, politique et économique massive.
Dans cette affaire, l’Ukraine apparaît de plus en plus comme un élément central de la stratégie américaine dans l’espace post-soviétique. Cette situation correspond d’ailleurs à une vision géopolitique ancienne. Dès les années 1990, l’ancien conseiller américain à la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski expliquait dans Le Grand Échiquier que l’Ukraine constituait une pièce maîtresse pour empêcher le retour de la Russie comme grande puissance eurasiatique. Sans l’Ukraine, la Russie cessait d’être un empire ; avec l’Ukraine dans l’orbite occidentale, elle se trouvait durablement affaiblie.
Le mémorandum indique que « plus de 40 » de telles installations ont été localisées en Ukraine et contient des informations sur quatre laboratoires spécifiques (installations qui étaient directement ou indirectement mentionnées dans les briefings du ministère russe de la Défense de mars 2022) :
- l’Institut de Médecine Vétérinaire à Kharkiv,
- l’Institut Metchnikov à Odessa,
- les laboratoires de diagnostic à Kherson
- et dans la région de Transcarpatie.
Le document confirme que des recherches sur des agents pathogènes particulièrement dangereux ont été menées comme la peste, le virus de Marburg et Ebola, l’anthrax, la grippe aviaire. Les États-Unis ont dépensé environ 7,3 millions de dollars pour les quatre laboratoires mentionnés ci-dessus. Dans la liste des entreprises associées pour la construction d’installations en Ukraine, la société Black & Veatch est répertoriée.
Les révélations de Tulsi Gabbard ne démontrent pas l’existence d’armes biologiques ou d’activités clandestines offensives telles qu’elles ont parfois été évoquées, mais une délocalisation des recherches et expérimentations dangereuses – et des risques induits – que la législation américaine ne permet pas sur le sol des États-Unis…
À ce stade, aucun de ces laboratoires n’a été fermé. L’administration américaine affirme vouloir procéder à un audit complet afin d’identifier les installations concernées, les agents pathogènes qui y sont conservés et les recherches qui y sont conduites.
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