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La politique du déni de réalité

L’une des caractéristiques de l’oligarchie dirigeante est de pratiquer le déni de réalité. Jamais, les analyses effectuées par les détenteurs du pouvoir politico-médiatique ne désignent, ne nomment le réel tel qu’il est. Or, nommer les choses, les objets, est le fondement de tout ce qui suit.

Le récit de la Genèse (2, 19-20) précise : «Dieu forma de la terre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel, et il les fit venir vers l’homme, pour voir comment il les appellerait, et afin que tout être vivant portât le nom que lui donnerait l’homme ». De même, Confucius avait répondu à son souverain, qui lui demandait comment faire pour rétablir son royaume : «commençons par faire un dictionnaire ». Travestir le sens des mots, c’est semer la confusion, susciter le chaos.

Depuis longtemps, l’oligarchie régimiste refuse d’appeler les faits, les choses par leur nom, que ce soit par bêtise, par dessein ou par lâcheté. Par exemple, il n’y a plus d’avortements mais des « interruptions volontaires de grossesse ». Des immigrants illégaux sont des « chances pour la France », l’invasion migratoire, en fait un ethnocide des Français, vulgarisé sous le nom de « grand remplacement », est faux, relève du complotsime, etc.

Le 2 novembre 2019, à Chanteloup les Vignes (Yvelines), où lors d’émeutes, un incendie criminel a détruit un cirque, Edouard Philippe s’est contenté de tancer une «petite bande d’imbéciles irresponsables ». En réalité, ce fait divers caractérise un processus belliqueux qui se développe à l’encontre de la France par des activistes issus de populations d’origine extra-européennes, vivant regroupées dans des quartiers d’où les naturels Français ont quasiment disparu. L’islam en est une composante majeure, sinon le fer de lance, en tant qu’idéologie politico-religieuse de conquête de territoires qui lui échappent jusqu’à présent.

Pour le moment, il ne s’agit pas à proprement parler de guerre, car pour cela il faut un adversaire qui réponde à l’agression. Ce n’est pas le cas puisque la classe politique régimiste se refuse à admettre cette réalité et bien au contraire la minimise, allant en quelque sorte jusqu’à acheter – pour combien de temps ? – la paix civile en distribuant des milliards de subventions aux banlieues ethniques, milliards qui font défaut dans d’autres domaines, comme l’armée, l’équipement du territoire.

Dans les villes affectées par ces guet-apens, le scénario est le même : des individus mettent le feu à des poubelles. Puis les pompiers interviennent avec la police. Ils essuient alors des jets de projectiles, voire des tirs de mortier ou de cocktails Molotov. Les agresseurs se filment, en toute impunité.

En réalité, nous sommes pour l’instant dans une phase de guérilla sécessionniste, visant à soustraire toujours un peu plus des portions du territoire national à la loi générale. Mais les faits sont là. Il suffit de citer Yassine Belattar, conseiller de Macron qui a crânement déclaré, le 27 octobre 2019 : « Nous, les musulmans, ne sommes pas dans un projet d’assimilation. La France doit s’habituer au fait que nous restons. Si vous ne nous aimez pas, nous avons préparé nos enfants ».

Quel contraste avec la répression appliquée avec une dureté sans pareille aux naturels Français ! Selon la même pratique d’inversion langagière, la juste révolte des Français est qualifiée d’être une succession de violences, de menées criminelles. Des sévices policiers aux condamnations des tribunaux, la répression régimiste vise à une criminalisation croissante des mouvements sociaux. En effet, l’une des caractéristiques du mouvement des Gilets jaunes, c’est de subir une répression totale et indistincte : policière, judiciaire, administrative. A Paris, le préfet est devenu un acteur central de la répression. Une autre est que la répression vise des personnes aux profils variés : des lycéens de Mantes-la-Jolie (Yvelines), des journalistes interdits de couvrir des manifestations.

Là, les naturels Français, qui clament légitimement leur mal être dû à la dégradation de leurs conditions d’existence, sont traités comme des criminels : en un an, plus de 3000 Français ont fait l’objet d’une condamnation judiciaire, 24 ont été éborgnés par la répression régimiste. Nous pourrions aussi rappeler comment les défilés de la « Manif pour tous », contre la dénaturation du mariage, ont été sauvagement matraqués en 2013. Il est clair qu’il s’agit d’annihiler toute contestation de la politique de dénaturation de la société et de destruction de la France menée par les gouvernements de leur République, depuis une quarantaine d’années maintenant, de neutraliser les mouvements sociaux et d’empêcher les Français de militer et de manifester, en criminalisant leurs actes. En réalité, c’est une logique antiterroriste qui est appliquée à l’encontre de la révolte des Français. Il ne leur est plus même fait l’honneur, éventuellement, de procès politiques : tout est rapporté au seul droit commun réprimant la délinquance. Là encore, hypocrisie et déni de réalité font bon ménage.

Que dire des Français non reniés, des nationalistes, en particulier ! Beaucoup sont « fichés S », ce qui signifie qu’ils sont considérés comme des terroristes, à l’égal des islamistes. Pourtant, ce sont les black-block, les « antifa », qui tiennent la rue et pas les nationalistes qui ne disposent d’aucune véritable organisation de défense et se retrouvent désarmés face à ces groupes qui sont objectivement les nervis du régime.

(…)

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Editorial de MILITANT n°720 de Novembre 2019

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