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Allemagne : la Cour constitutionnelle rejette l’interdiction du NPD

Allemagne : la Cour constitutionnelle rejette l’interdiction du NPD

 

La Cour constitutionnelle allemande a annoncé mardi 17 janvier le rejet de la demande d’interdiction du Parti national-démocrate allemand, le NPD, dans un contexte d’essor de la droite populiste anti-immigration.

« Les demandes du plaignant sont rejetées (…) A l’unanimité, la deuxième chambre a estimé que certes le NPD a des objectifs anticonstitutionnels, mais il n’y a actuellement pas d’éléments concrets de poids laissant penser que l’action (du parti) puisse être couronnée de succès », a indiqué le président de la cour, Andreas Vosskuhle.

Après l’échec de la première tentative d’interdiction en 2003, cette nouvelle demande avait été présentée par la chambre haute du Parlement allemand, le Bundesrat, en 2013 après la découverte deux ans plus tôt d’une série de meurtres racistes commis par trois militants d’un groupuscule baptisé « Clandestinité national-socialiste » (NSU), proches du NPD.

Le NPD « partage des caractéristiques essentielles » avec la doctrine nazie et « veut déstabiliser et mettre à bas l’ordre libéral-démocratique », avait argumenté le Bundesrat dans sa demande d’interdiction. Mais du fait de sa faible audience – moins de 6 000 membres –, le mouvement ne représente pas une menace pour les fondements de la République fédérale, selon les juges, pour qui le comportement de ces militants, certains violents, « n’en [fait] pas un problème constitutionnel, mais un problème à traiter par la police et la justice ».

Fondé en 1964, le NPD n’est plus représenté au niveau des Länder depuis les élections de septembre en Mecklembourg. Crédité dans les sondages nationaux de seulement 1 % des intentions de vote, le mouvement ne compte plus qu’un siège significatif, un député européen élu en 2014, Udo Voigt.

Cette décision met fin au harcèlement illégitime et illégal dont fait l’objet le NPD depuis de nombreuses années. Rappelons que la première tentative d’interdiction de 2003 avait échoué du fait de la révélation de la présence d’anciens indicateurs de la police parmi les témoins. Après avoir nié, le ministre de l’Intérieur Otto Schily avait reconnu à l’époque reconnaît que dix des témoins cités étaient des informateurs de police confirmant ainsi la tentative de manipulation du pouvoir à l’encontre du NPD.

Longue vie au NPD !

 

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