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Quand Hassan Nassrallah dénonce l’hypocrisie criminelle de la « communauté internationale »

Mardi 2 mai, Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais s’est exprimé depuis Beyrouth pour la Journée des mutilés de guerre.

Il a évidemment rendu hommage à tous les combattants qui ont souffert dans leur chair pour défendre leur patrie et lui apporter la sécurité dans ses frontières.

Et notamment la frontière avec la Syrie par laquelle les « égorgeurs modérés » et les takfiristes syriens, alliés du bloc occidental, tentaient de s’infiltrer au Liban pour en faire leur base arrière et peut-être y semer plus tard les fruits empoisonnés de la « démocratie à l’occidentale », une fois achevé leur travail de boucher sur la Syrie.

Il a annoncé la reprise prochaine des mains des islamo-teroristes sunnites du dernier réduit qu’ils contrôlent sur la frontière syro-libanaise à Jaroud Qarah côté syrien et Arsal Barrens côté libanais.

« C’est certainement grâce aux actes de dévotion des mutilés de guerre que les frontières libano-syriennes ont connu une importante évolution. Aujourd’hui, les frontières libanaises, à l’exception de Jaroud Ersal, sont en toute sécurité, après l’expulsion des individus armés syriens. Jaroud Ersal devra bientôt goûter la même sécurité. La sécurité qui règne dans les régions frontalières du Liban est due au triangle armée-nation-Résistance »

C’est à propos de la grève de la faim des prisonniers palestiniens détenus par l’Entité sioniste et des crimes de guerre de la coalition arabe sunnite au Yémen qu’Hassan Nasrallah a fustigé l’hypocrisie flagrante du double discours de la communauté internationale.

1000 prisonniers palestiniens en grève de la faim

En effet depuis lundi 17 avril plus d’un millier de Palestiniens détenus dans les prisons de l’État juif ont entamé une grève de la faim collective, un mouvement de protestation inédit depuis des années lancé par Marwan Barghouthi, le leader de la deuxième Intifada qui purge actuellement une condamnation à perpétuité. Le mouvement vise à « mettre fin aux abus » de l’administration pénitentiaire, a indiqué ce denier dans une tribune envoyée au quotidien New York Times depuis sa prison de Hadarim. En rétorsion, celui qui avait été un des animateurs les plus emblématiques du soulèvement contre l’État qui occupe illégalement la Palestine entre 2000 et 2005 a été placé à l’isolement, de même que plusieurs autres animateurs de la grève.

Dans de nombreuses villes de Cisjordanie et de la bande de Gaza, des milliers de manifestants ont défilé en solidarité avec les grévistes, tant la question des prisonniers incarcérés – actuellement 6 500 – est centrale pour les Palestiniens. Depuis 1967 et l’occupation par l’armée israélienne des Territoires palestiniens, plus de 850 000 d’entre eux ont été emprisonnés selon leurs dirigeants.

Hassan Nasrallah a donc rendu hommage à ces résistants palestiniens et il a dénoncé le silence coupable de toutes les organisations de défense des droits de l’homme et des pays arabes qui baissent piteusement la tête face aux agissements criminels du petit État, abcès purulent qui gangrène le Moyen-Orient.

« Nous soutenons la persévérance des prisonniers palestiniens en grève et nous exprimons notre ferme solidarité avec eux. Il est normal que les Israéliens craignent cette grève de la faim, mais il est, en même temps, très étrange que le monde arabe reste silencieux face à cette campagne. Le monde n’aurait pas affiché un tel silence, s’il s’agissait des prisonniers des pays alliés des États-Unis. Où sont-elles les organisations de défense des droits de l’Homme, les nations arabes, la Ligue arabe, l’Organisation de Coopération islamique ? Pourquoi observent-elles un tel mutisme face à cette campagne ? »

Crimes de guerre au Yémen

À propos de ce pays de la péninsule arabique Hassan Nasrallah a rappelé le martyre des populations soumises aux bombardements aveugles incessants d’une coalition arabo-sunnite menée par l’Arabie saoudite qui provoque une grave crise humanitaire.

En effet depuis septembre 2014, le Yémen est devenu le théâtre d’une crise entre le président Abd Rabbo Mansour Hadi et les Houthis, une force d’opposition chiite restée fidèle à l’ancien président yéménite déchu, Ali Abdallah Saleh. En mars 2015, l’Arabie saoudite s’est ingérée dans le conflit en prenant la tête d’une coalition qui bombarde indistinctement les positions des rebelles mais aussi les civils sur les marchés, les hôpitaux, les dispensaires ou les écoles pourvu qu’ils soient chiites…

Syrie, deux poids, deux mesures

Concernant la Syrie, Hassan Nasrallah a rappelé l’explosion terroriste du 15 avril dans le quartier d’al-Rachidine, regrettant que cet événement choquant n’ait pas bouleversé le monde.

Et il a évoqué l’incident chimique qui s’était produit, le 4 avril, à Khan Cheikhoun, ajoutant que Washington s’opposait à la formation d’une commission d’enquête sur cet incident…

Le droit international, plus qu’une fiction, une hypocrisie !

Hassan Nasrallah a pointé du doigt le silence assourdissant des organisations internationales, des Nations-Unies et de la communauté internationale et il a déchiré le voile hypocrite qu’on appelle « droit international » et qui n’est finalement que le paravent de la loi du plus fort !

« Nous vivons dans un monde envahi par les loups. Il n’existe aucune loi internationale. Le plus fort dévore le plus faible. Il faut être puissant pour être respecté, sinon l’on est dévoré. N’attendez aucune justice ni équité de la part de la communauté mondiale ! »

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